Un ancien directeur de Rockstar déclare ne pas avoir aimé GTA IV, jugeant son ton trop sérieux et déprimant

Titre original : GTA : "je ne l'ai pas aimé une fois terminé", confie ce directeur de Rockstar

Considéré par beaucoup comme le chef-d’œuvre de la maturité pour Rockstar, cet épisode a pourtant divisé ses propres créateurs.

Si Grand Theft Auto IV est aujourd'hui salué par la critique pour sa profondeur narrative et sa physique révolutionnaire, ce tournant réaliste n'a pas fait l'unanimité lors de sa sortie, même au sein des équipes de développement. Obbe Vermeij, ancien directeur technique chez Rockstar North et vétéran de la franchise, a récemment avoué qu'il n'avait pas apprécié le résultat final des aventures de Niko Bellic.

Un ton jugé "trop sérieux et déprimant"

Après avoir travaillé sur la trilogie culte de l'ère 3D (GTA III, Vice City et San Andreas), Vermeij a eu du mal à accepter la direction prise par le quatrième opus. Dans une interview récente, il explique que la rupture avec le ton satirique et léger des précédents jeux était trop brutale. Selon lui, le jeu était "un peu trop sérieux, trop sombre, presque déprimant" une fois terminé.

GTA :  "je ne l'ai pas aimé une fois terminé", confie ce directeur de Rockstar

Bien qu'il reconnaisse que Niko Bellic soit probablement le personnage le plus abouti de l'univers Rockstar, Vermeij a ressenti que l'aspect ludique qui définissait la série avait été délaissé. Cette inquiétude concernant l'avenir de la franchise, qu'il imaginait devenir encore plus sombre, a d'ailleurs été l'une des raisons de son départ du studio après la sortie du jeu, en plus du désir de sa femme de retourner au Canada.

Le sacrifice du gameplay au profit du réalisme

Le principal regret de l'ancien directeur technique concerne l'impact du réalisme sur le plaisir de jeu. Il confie que l'équipe a dû "sacrifier énormément en termes de gameplay" pour servir l'atmosphère et la narration. Vermeij critique particulièrement le manque de variété des missions, qu'il résume à seulement quatre types basiques : suivre une voiture, nettoyer une zone, une filature chronométrée ou un assassinat. Il déplore la disparition des missions "folles" des opus précédents, comme celles impliquant des avions télécommandés ou des courses-poursuites sur des trains. Heureusement, Vermeij admet avec plaisir s'être trompé sur la trajectoire future de la série. Il se réjouit que GTA V ait su corriger le tir en proposant une expérience "beaucoup plus légère" et des personnages "plus caricaturaux", prouvant que Rockstar avait également conscience qu'un équilibre avait été rompu avec GTA IV.