Il n’y a absolument pas besoin de se ruiner pour jouer à un excellent survival horror ! Sur Steam et ce jusqu’au 5 janvier, il est possible de se procurer ce jeu d’horreur noté à 80/100 sur Metacritic.
Si il y a bien un genre que j’adore, c’est l’horreur, voire le gore ! Au premier abord, certaines personnes pourraient trouver cette phrase… étrange, d’autres la comprennent parfaitement. Que ce soit dans la littérature, avec le maître de l’horreur Junji Ito - qui est incontestablement mon mangaka préféré -, ou au cinéma, avec des films comme Sinister, Pearl, les Conjuring, The Human Centipede (la liste est longue), j’aime me faire peur, voir jusqu’où je peux repousser mes limites.
Avec les jeux d’horreur, j’apprécie encore plus le genre. J’ai adoré certains jeux, comme Little Nightmares ou bien Dark Deception, mais si il y’en a un qui m’a marqué, c’est bien Outlast 1, que j’ai carrément refait pour ma soirée d’Halloween avec mes proches (mon petit cousin de 12 ans a fini traumatisé). Ce jeu est en promo sur Steam et l'Epic Games Store à moins de 4€ (jusqu’au 5 janvier sur la plateforme de Valve et jusqu'au 8 janvier sur celle d'Epic).
Un survival horror à l’état pur
Pour le contexte : dans Outlast, on joue le rôle de Miles Upshur, un journaliste qui souhaite faire un reportage après avoir reçu un mail anonyme révélant que la Murkoff Corporation fait des expériences inhumaines sur des patients d’un asile psychiatrique. On y développe le Walrider, une entité nanotechnologique invisible, une sorte de "nuage" de nanoparticules mortelles. Le journaliste s’y rend donc, équipé seulement d’une caméra, et sans armes (parce que sinon c’est trop facile). Bien sûr, cette caméra, il faudra (beaucoup) la recharger au cours de cette expédition, car elle est notre seule source de lumière dans un environnement où il fait nuit noir ! La moindre petite pile trouvée crée une satisfaction immense, un espoir de survie. Le point de vue à la première personne amplifie la sensation d’immersion : on a vraiment l’impression de déambuler dans une prison saccagée ou dans des égouts sombres.

En parlant de survie, il va falloir être robuste car nos ennemis sont féroces, et ils sont tout simplement horribles ! Il y a d'abord ceux que l’on rencontre le plus : les pauvres variants, qui sont dans un état de folie agressive (à cause des expériences nanotechnologiques de Murkoff). Puis il y a les “boss”, du genre un “géant” humain totalement déformé, des jumeaux cannibales, un docteur sadique à l’allure de momie ou bien un prêtre fervent défenseur de Walrider. Et pour échapper à ses monstres, il n’a qu’une seule solution : se cacher, sous des lits, dans des casiers ou des armoires, mais les cachettes sont peu nombreuses. Les thèmes sont particulièrement sombres, âmes sensibles s’abstenir !
Des thèmes…plutôt dérangeants !
Outlast 1 aborde des thèmes particulièrement dérangeants centrés sur la violence extrême, la torture et les expériences médicales inhumaines menées par la corporation Murkoff. Comme on l’a vu, les patients de l'asile de Mount Massive, initialement vulnérables et marginalisés, subissent la nanotechnologie de Murkoff, les métamorphosant en "variants" difformes et incontrôlables. Ces mutants s'auto-mutilent en arrachant leur propre peau ou organes, pratiquent le cannibalisme rituel sur des cadavres.

Le jeu tourne beaucoup autour de la mort et est particulièrement choquant, surtout lorsqu’on y voit des scènes nécrophiles. Je me souviens du choc que j’ai eu la première fois lorsque j’ai aperçu un mutant en plein acte alors que j’essayais de sortir de la partie asile des Hommes. Les patients sont dégradés, traités tels des objets pour les autres variants. En plus de ces tortures sexuelles, il y a des tortures physiques. Richard Trager, docteur complètement dégénéré, incarne le sadisme en personne : ses "thérapies" aux ciseaux rouillés, entrecoupées de monologues philosophiques sur la "rééducation", instaurent un malaise profond que je n’oublierais jamais (j’ai réellement eu l’impression d’être amputée).
Outlast 1 n'est pas un simple survival horror : chaque pas dans l'asile de Mount Massive teste nos limites psychologiques et nous fait plonger un peu plus dans la terreur ! Il y a un DLC nommé Whistleblower si vous souhaitez continuer cette folle aventure. Outlast 2 (sorti en 2017) est aussi en promotion sur Steam et l'Epic Games Store, et c'est tout autant excellent !