La conclusion de My Hero Academia a laissé un vide que je pense difficile à combler. Reste que le hasard fait bien la chose puisqu’il me donne l’opportunité de rester à nouveau dans cet univers que j’apprécie tant grâce à la saison 2 de Vigilantes : My Hero Academia. Un angle différent de l’œuvre originale mais qui promet de faire durer le plaisir.
L’œuvre Vigilantes : My Hero Academia ne se contente pas de marcher dans les pas de son illustre grand frère, mais propose une immersion autre dans cet univers. En se concentrant sur des protagonistes dépourvus de licence officielle, ce titre offre une perspective rafraîchissante sur la justice et les responsabilités individuelles, tout en conservant l'ADN qui a fait le succès de la l'œuvre originale.
Vigilantes My Hero Academia : Le contexte d'une extension narrative nécessaire
Avant de plonger dans les nouveaux enjeux, il convient de rappeler que cette série se déroule quelques années avant l'entrée d'Izuku Midoriya à l'académie de Yuei. Le récit suit Koichi Haimawari, un jeune homme au pouvoir en apparence dérisoire, qui décide d'utiliser ses capacités pour aider son prochain malgré l'interdiction légale d'exercer sans diplôme d'État. Cette première saison avait posé les bases d'un monde où la ligne entre le bien et le mal est parfois floue, mettant en scène des "héros de l'ombre" qui luttent contre la criminalité de proximité, loin des projecteurs et des caméras de télévision qui entourent habituellement les icônes comme All Might. Loin de la lumière, Koichi et cie doivent lutter pour les limiter les conséquences liées au deal du Trigger, une drogue dangereuse permettant de démultiplier les Alters de chacun.

Sur le plan factuel, la production a su conserver une cohérence avec l'œuvre originale, tout en développant une identité visuelle et thématique qui lui est propre. Le style graphique, bien que fidèle aux traits de Kohei Horikoshi, adopte une esthétique légèrement plus "underground", soulignant la précarité de nos protagonistes qui doivent opérer clandestinement. Ce spin-off n'est pas qu'un simple complément pour les complétistes, mais une véritable exploration sociologique d'un Japon où le système des héros commence à montrer ses premières limites administratives, offrant ainsi une profondeur bienvenue à la mythologie globale de la franchise.
Une saison 2 sous le signe de l'action et du respect de l'œuvre originale
Le visionnage du premier épisode de cette seconde saison confirme une impression persistante : nous tenons là une prolongation agréable de l'univers de MHA. Dès les premières minutes, on sait l'immersion de retour grâce à l'utilisation de thèmes musicaux iconiques et de nouvelles compositions qui capturent parfaitement l'essence de la série. Le mélange entre comédie légère et séquences d'action intenses fonctionne toujours aussi bien, tiré vers le haut par la mise en scène d'Alters inédits.

L'intrigue reprend là où nous l'avions laissée, plaçant nos héros autoproclamés dans une situation délicate : leur statut de hors-la-loi les place directement dans le collimateur des autorités. L'entrée en scène du policier Tsukauchi, personnage bien connu des fans, ajoute une tension dramatique palpable, illustrant le conflit éthique entre la loi stricte et la justice morale. L'ambiance gagne en densité, et l'apparition de figures emblématiques de la série principale, à l'instar de Fatman (Fat Gum), renforce le sentiment de cohérence globale. En voyant The Crawler évoluer et gagner en assurance face à des menaces grandissantes, on comprend que cette saison 2 ne se contente pas de combler le vide (béant en ce qui me concerne) laissé par My Hero Academia mais qu'elle essaiera de faire au mieux pour exister à sa manière.