Scandale à l'e-sport : La joueuse thaïlandaise Tokyogurl disqualifiée pour tricherie lors des SEA Games

Titre original : "Je suis désolée" Cette joueuse triche en plein tournoi de jeu vidéo et elle a été prise la main dans le sac

C’est un séisme qui a transformé la fête des 33e SEA Games en humiliation nationale. Naphat « Tokyogurl » Warasin, icône thaïlandaise du jeu Arena of Valor, a vu sa carrière anéantie après avoir été prise en flagrant délit de ghost coaching lors d’un match décisif.

Vous avez honte, comme moi, d'avoir déjà "triché" sur Portal 2 en lisant la soluce un peu trop vite pour résoudre un puzzle pas facile ? Voici une actualité qui vous aidera à relativiser. C’est un scandale majeur qui secoue actuellement le monde de l’e-sport en Asie du Sud-Est. Naphat Warasin, connue sous le pseudonyme « Tokyogurl », star thaïlandaise du jeu mobile Arena of Valor, a vu sa carrière s'effondrer instantanément lors des 33e SEA Games à Bangkok. Alors qu'elle représentait son pays à domicile, la joueuse a été disqualifiée pour avoir utilisé un logiciel tiers interdit lors d'un match crucial contre le Vietnam.

Le stratagème du « Ghost Coaching »

Les soupçons ont émergé le 15 décembre 2025, lorsque des arbitres ont remarqué que les mouvements de doigts de Tokyogurl sur son écran tactile ne correspondaient pas aux actions de son personnage dans le jeu. L'enquête a finalement révélé l'utilisation d'un logiciel de partage d'écran et de contrôle à distance, tel que TeamViewer, permettant une forme de triche sophistiquée que l'on appelle dans le milieu « ghost coaching ». Le subterfuge impliquait un complice extérieur : un joueur semi-professionnel nommé Cheerio. Ce dernier a avoué sur TikTok avoir joué à distance à la place de Tokyogurl via le logiciel installé sur le téléphone de la compétitrice. En plus de cette infraction technique majeure, la joueuse a manqué de discrétion et s’est fait remarquer par un comportement antisportif, adressant un doigt d’honneur à la caméra en plein direct, un geste qu’elle a ensuite qualifié de plaisanterie interne mal interprétée.

Disgrâce nationale et fin de carrière

Les conséquences ont été immédiates et dévastatrices. Garena, l'éditeur du jeu, a prononcé une interdiction à vie de toute compétition pour Tokyogurl, et son club professionnel, Talon Esports, a résilié son contrat sur-le-champ. Pour préserver l'intégrité nationale, la Fédération thaïlandaise d'e-sport a pris la décision radicale de retirer l'ensemble de l'équipe féminine du tournoi, bien que les coéquipières de Tokyogurl aient été mises hors de cause. Si elles en cherchaient une, voilà une bonne raison de se tirer la tronche sur le chemin du retour... D'abord dans le déni, prétextant une crise de panique et une hospitalisation pour justifier son comportement la joueuse a finalement publié un message laconique sur Facebook : « Je suis désolée ».