Avatar : de Feu et de Cendres est un véritable succès en salles. Le nouveau film de James Cameron a dépassé le cap symbolique du milliard de dollars au box office en moins de trois semaines. Pourtant, les critiques sont divisées à son sujet, certaines étant assez vindicatives à l’égard du troisième opus de la franchise. Pour ma part, j’ai été totalement subjugué par cette nouvelle épopée à la surface de Pandora. Avatar 3, c’est “de la confiture donnée aux cochons”
Avatar 3 : un accueil critique mitigé
Avatar : de Feu et de Cendres, le troisième film de la saga imaginée par James Cameron, poursuit l’histoire de Pandora juste après La Voie de l’eau. Jake Sully et Neytiri, marqués par la récente perte de leur fils, font face à une nouvelle menace, le peuple des cendres dirigés par la redoutable Varang, allié aux forces humaines. Le film explore à la fois la lutte pour protéger leur foyer et les dilemmes émotionnels des personnages, tout en offrant des scènes spectaculaires qui mettent en valeur les technologies avancées de capture de mouvement et les effets visuels, sans oublier la 3D qui rend Pandora toujours plus riche et tangible.
Depuis sa sortie mi-décembre 2025, le film a dépassé le milliard de dollars au box office à l'international, confirmant la popularité de la franchise. Le grand public est particulièrement réceptif à l’expérience visuelle et à l’ampleur des scènes d’action. Côté critiques, Avatar 3 obtient un score de 66% sur Rotten Tomatoes, tandis que l’audience affiche un réel enthousiasme avec 90% d'avis positifs. Certains journalistes notent que le film "répète les mêmes schémas narratifs que ses prédécesseurs", alors que d’autres saluent "le spectacle grandiose et l’expérience immersive". Cette divergence d’opinions illustre le contraste entre l’originalité attendue par les critiques et la satisfaction du public, captivé par l’univers visuel de Pandora et les émotions suscitées lors du visionnage.

"De la confiture donnée aux cochons"
Avatar : de Feu et de Cendres se démarque de la concurrence et principalement des blockbusters des dernières années par sa maîtrise technique sans égale et sa capacité à immerger le spectateur dans un univers créé de toutes pièces par un cinéaste investi (coucou Marvel). Ce troisième volet des aventures de Jake Sully et de sa famille est une ode à l’aventure avec un grand A avec ses scènes d’action sans pareil, ses visuels époustouflants et ses environnements toujours aussi dépaysants. Avatar 3 te gifle encore et encore et tu en redemandes.
La création de James Cameron est d’une ambition visuelle inégalée dans l’Histoire du 7e Art, mais n’est pas une simple prouesse technique. L’histoire contée se veut émouvante à maintes reprises et brasse des thématiques fortes qui font écho avec l’actualité passée, présente et probablement future de la civilisation occidentale. James Cameron revisite la conquête de l’Ouest sauvage pour mieux en souligner la violence tandis que le sens de la famille constitue le ciment d’un récit qui me scotche depuis la sortie du premier opus en 2009.

Certains critiques osent évoquer la sois-disante redondance des films (notamment entre La Voie de l’eau et De Feu et de Cendres). Autant dire que je suis en total désaccord sur ce point. Il existe une différence majeure entre une répétition volontaire et une redondance. D’autres se plaignent du rythme et de la durée du film (il fait plus de 3 heures). Ce temps permet à James Cameron de nous offrir des plans jamais vus sur grand écran auparavant, de poser le récit quelques minutes et de s’attarder sur les personnages. Il serait inconvenant de rusher l'histoire sans prendre un moment pour contempler la faune et la flore de Pandora.
D’ailleurs, beaucoup aiment à penser que les personnages d'Avatar 3 sont pour la majorité sous-exploités. Il est vrai que plusieurs d’entre eux manquent de temps à l’écran, mais cela se fait au profit d’autres qui gagnent en profondeur. Je pense notamment au Colonnel Miles Quaritch, enfin libéré de l'unidimensionnalité qui le caractérisait, à la leader du peuple des cendres Varang et aux "enfants" de Jake et Neytiri, à savoir Lo’ak, Kiri et Spider. Enfin, pour ce qui est du sentiment de déjà-vu qui parcourt le film, je ne l’ai aucunement ressenti durant ma séance. Avec Avatar 3, la saga évolue sans avoir besoin de se réinventer en permanence. Et c’est cette cohérence d’ensemble, cette unité entre les oeuvres, qui fait de cette saga de science-fiction un modèle à suivre.
Si tu n'aimes pas Avatar 3, tu n'aimes pas le cinéma.