C’est la douche froide pour les créateurs de Splitgate. Alors que leur nouveau titre peine à rassembler les foules, le studio 1047 Games tente une communication de crise pour le moins audacieuse, affirmant que les chiffres catastrophiques ne reflètent pas la qualité de l’expérience.
C’est une déclaration qui risque de faire grincer des dents. Confronté à une chute vertigineuse de la fréquentation de Splitgate: Arena Reloaded (le nouveau nom de la refonte de Splitgate 2), le studio a publié un communiqué pour défendre son bébé. Avec un pic de joueurs simultanés tombé aux alentours de 720 utilisateurs sur Steam, la situation est critique. Pourtant, les développeurs l'assurent : "Les classements Steam ne mesurent pas le plaisir". Une tentative de damage control qui passe mal auprès d'une communauté déjà échaudée par une année chaotique...
Un déni de réalité face aux chiffres ?
Dans son message, 1047 Games insiste sur le fait que les statistiques de la plateforme de Valve ne montrent qu'un "seul chiffre, sur une seule plateforme, à un moment donné". Ils affirment que ces données ne capturent ni "l'image complète", ni le ressenti manette en main, ni l'investissement de la communauté qui aide à façonner le jeu.

Si l'argument peut s'entendre pour des jeux de niche, il est difficilement recevable pour un free-to-play multijoueur dont la survie dépend du volume de joueurs. Pour rappel, lors de sa première sortie en juin 2025 sous le nom de Splitgate 2, le titre avait attiré plus de 25 000 joueurs simultanés. Aujourd'hui, avec moins de 1000 personnes en ligne, les temps d'attente pour trouver une partie risquent de décourager les derniers fidèles, créant un cercle vicieux mortel pour un jeu service.
Une année cauchemardesque pour 1047 Games
Cette sortie médiatique maladroite n'est que le dernier épisode d'une longue série de déconvenues. L'année a été marquée par le lancement raté de Splitgate 2, jugé "sorti trop tôt" par le studio lui-même, ce qui a forcé un retour en bêta et un changement de nom en Arena Reloaded pour tenter de sauver les meubles. L'image du studio a également été ternie par son PDG, Ian Proulx. Son apparition au Summer Game Fest avec une casquette "Make FPS Great Again" (clin d'œil maladroit au slogan de Donald Trump) avait provoqué un tollé, obligeant le dirigeant à s'excuser pour ce qu'il a qualifié de "coup de pub stupide". Ajoutez à cela deux vagues de licenciements et l'annonce de la fermeture prochaine des serveurs du premier Splitgate pour réduire les coûts, et vous obtenez un cocktail explosif. Dire que le jeu est "fun" ne suffira peut-être pas à le sauver du naufrage.