Licenciements controversés chez Rockstar : le syndicat accuse le studio d'avoir enfreint la loi en réprimant des tentatives de syndicalisation

Titre original : “Rockstar a enfreint la loi” : la polémique grandit à propos de la vague de licenciements au sein du studio à l'origine de GTA 6

Suite aux licenciements d’une trentaine d’employés de Rockstar, la polémique ne désemplit pas. Alors qu’un procès va bientôt démarrer pour écouter les versions des deux parties, le syndicat prenant la défense des ex-salariés monte au créneau et critique franchement les créateurs de GTA 6.

Décidément, les dernières nouvelles autour de Grand Theft Auto VI ne sont pas bonnes. Entre le nouveau report du jeu passant de mai à novembre et les craintes de Jason Schreier, journaliste le mieux renseigné du milieu, sur l'avancement du jeu, le prochain jeu de Rockstar ne rassure pas les joueurs. Et encore, c'est sans compter le récent licenciement d'une trentaine d'employés au Royaume-Uni qui a fait polémique et qui continue de faire parler de lui. Alors que l'affaire doit bientôt passer devant un juge, le syndicat qui défend l'intérêt des ex-salariés n'y va pas de main morte contre les créateurs de GTA 6.

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"Nous réaffirmons notre conviction que Rockstar a enfreint la loi"

Récemment, le syndicat Independent Workers' Union of Great Britain (IWGB) et Rockstar Games se sont retrouvés au tribunal pour une audience préliminaire. Lors de cette dernière, l'IWGB a demandé au juge d'accorder une "mesure provisoire" pour les développeurs licenciés. Concrètement, il s'agit d'une forme d'aide financière accordée aux personnes en attente d'une audience complète et si elle est acceptée, alors les salariés seront réintégrés aux effectifs de Rockstar en attendant une décision finale de justice. Le dossier est donc loin d'être terminé, mais en attendant, le syndicat ne lésine pas sur les déclarations fortes contre le studio :

Nous espérons que le tribunal rendra cette semaine une décision qui apportera une aide urgente aux travailleurs dont la vie a été bouleversée par les mesures brutales prises par Rockstar pour démanteler leur syndicat, les privant ainsi que leurs familles de revenus, d'un avenir sûr et, dans certains cas, même du droit de rester dans le pays où ils ont élu domicile.

Cependant, quelle que soit l'issue de cette audience préliminaire, nous restons confiants dans la solidité de l'affaire que nous avons intentée contre Rockstar Games. Nous réaffirmons notre conviction que Rockstar a enfreint la loi en licenciant sommairement 31 de nos membres, et nous attendons avec impatience le jour où nous les affronterons devant les tribunaux pour une audience complète et approfondie.

Cette affaire ne concerne pas seulement la souffrance des 31 personnes qui ont perdu leur moyen de subsistance en un clin d'œil (...) Il s'agit de l'arrogance d'une entreprise comme Rockstar qui pense que sa taille et sa rentabilité lui donnent carte blanche pour maltraiter ses employés en toute impunité.

Faute professionnelle ou tentative de répression antisyndicale ?

Pour rappel, Rockstar a licencié 34 salariés en novembre dernier, dont 31 au Royaume-Uni ce qui explique l'intervention de l'IWGB. Pour l'organisation syndicale, ces employés auraient été visés parce qu'ils tentaient de syndiquer. Du côté de Rocktar, on rétorque que ce n'était pas la raison pour laquelle ils avaient été licenciés. À la place, le studio les accuse d'une faute grave présumée, à savoir qu'ils auraient partagé des informations confidentielles avec des personnes extérieures à l'entreprise sur Discord. Désormais, il ne reste plus qu'à attendre la décision d'un tribunal du Royaume-Uni pour démêler le vrai du faux. Affaire à suivre.