Certaines rumeurs sur la PS6 parlent d’un modèle portable, en complément d’une console de salon. Si ces rumeurs sont vraies, alors on espère que Sony a retenu la leçon…
Vous ne le savez peut-être pas, mais dans les rumeurs entourant la PS6, on parle parfois de deux consoles : la première resterait bien confortablement dans votre salon, et la deuxième serait une machine portable (potentiellement hybride, comme la Switch 2) qui pourrait même faire tourner des jeux PS5 nativement. Si Sony n’a encore rien confirmé à ce jour, ce plan d’action rappelle quelque chose que la firme japonaise a plus ou moins fait par le passé… et qui ne lui a pas vraiment réussi.
Attention, la PS Vita est là
Effectivement, en 2012 pour l’Europe, soit environ un an et demi avant la sortie de la PS4, la famille PlayStation accueillait la PS Vita, digne successeur de la PSP. Pour l’époque, c’était une console portable ultra-moderne : écran OLED de 5 pouces, résolution 960 x 544 pixels, tactile à l’avant et à l’arrière, prise en charge du Wi-Fi (en même de la 3G selon le modèle). Bref, c’était assez fou, et graphiquement, ça envoyait… Bend Studio a même réussi à faire tenir un préquel d’Uncharted (Uncharted Golden Abyss) sur la machine. C’était d’ailleurs un titre de lancement.
Malheureusement, malgré toutes ses qualités, la PS Vita s’écoulera entre 10 et 15 millions d’unités, soit 5 à 8 fois moins que la PSP, dont les ventes sont estimées à plus de 80 millions d’exemplaires au total. Un échec commercial qui fâchera longtemps Sony avec les consoles portables, avant que le PS Portal vienne, plus de 10 ans plus tard, corriger ça (et encore, il ne s’agit pas d’une “véritable” console portable).
(PS Vita)

Des leçons à retenir
Si la PS6 portable est une réalité, Sony ferait mieux de ne pas répéter les erreurs de la PS Vita. Et si les raisons de l’échec de la console sont multiples (concurrence avec les smartphones, prix de vente au lancement proche des consoles de salon, etc), il y en a une qui revient souvent : le manque de gros jeux post-launch, et plus globalement, le désengagement progressif de l’entreprise japonaise envers sa propre console portable, au profit de la PS4.
En janvier 2025, Shuhei Yoshida, président des studios PlayStation de 2008 à 2019 (qui était donc en poste pendant toute la durée de vie de la PS Vita) expliquait que c’est effectivement la répartition des ressources entre la PS4 et la PS Vita qui est en cause. “Je pense que la principale raison pour laquelle la Vita n’a pas rencontré le succès escompté est que nous avons dû répartir tous nos efforts / ressources sur deux plateformes différentes. Et nous n’avions pas les ressources nécessaires. Nous avons donc privilégié la PlayStation 4”, a-t-il avoué au micro du podcast Kinda Funny Games.