Alors que la Nintendo Switch 2 s’apprête à accueillir de nouveaux accessoires, une vague de mécontentement s’empare de la communauté. Le géant japonais a récemment dévoilé de nouveaux coloris pour ses manettes, mais ce choix esthétique ainsi que la tarification pratiquée provoquent une frustration croissante chez les utilisateurs, éclipsant presque l’actualité logicielle de la console.
Le 12 février prochain, Nintendo lancera officiellement le titre Mario Tennis Fever, un événement qui sera accompagné par la sortie de deux nouveaux modèles de Joy-Con 2 aux teintes Light Purple et Light Green. Si l'arrivée d'un nouveau jeu de sport est généralement une fête, le design minimaliste de ces périphériques, vendus au prix fort, cristallise aujourd'hui les critiques.

Pourquoi les nouveaux Joy-Con 2 de la Nintendo Switch 2 déçoivent-ils ?
Le principal grief des joueurs réside dans le manque d'audace visuelle de ces nouveaux contrôleurs, jugés "ennuyeux" par certains. Contrairement à la première génération de la console qui proposait des manettes intégralement colorées, ces versions pour la Switch 2 conservent une coque majoritairement gris foncé ou noir mat. La couleur ne se manifeste que par de discrets accents sur les anneaux des joysticks et les points de connexion latéraux, ce qui rend les manettes presque impossibles à distinguer des modèles originaux une fois attachées à l'écran. Cette approche, perçue comme un recul de la fantaisie habituelle de la marque, semble motivée par une volonté de donner à la machine un aspect plus premium ou adulte, mais aussi pour éviter que les parents ne confondent ces accessoires avec ceux de la première Switch.
En plus de ce design austère, le tarif de 99,99 € par paire suscite une vive polémique, d'autant que cette augmentation par rapport à la génération précédente serait liée à des coûts de fabrication et des tarifs douaniers accrus. Un autre point de discorde concerne la cohérence visuelle de l'ensemble : les rails magnétiques internes de la tablette sont définitivement colorés en bleu et orange, créant un choc esthétique jugé hideux avec les nouveaux coloris de manettes. Face à cette situation, des entreprises tierces comme dbrand ont déjà réagi en proposant des coloris adhésifs permettant de recouvrir entièrement le gris de la manette pour retrouver l'aspect coloré tant apprécié sur la version originale. Malgré ces alternatives, le sentiment général reste celui d'une opportunité manquée par Nintendo pour célébrer la diversité chromatique de son matériel.
L'offensive de dbrand : une solution qui divise la communauté
Leur campagne marketing, fidèle à leur style provocateur, affirme "faire ce que Nintendo ne fait pas" en proposant de retrouver l'aspect coloré total de la première Switch. Cette initiative a séduit une partie des joueurs qui souhaitent redonner du peps à leur console sans attendre d'éventuelles éditions limitées officielles. Certains membres de la communauté Reddit saluent cette réactivité, estimant que ces autocollants permettent enfin d'obtenir le look qu'une console de jeux devrait arborer, loin du minimalisme sobre imposé par la firme de Kyoto.
Cependant, l'initiative de dbrand ne fait pas l'unanimité et soulève des débats houleux sur la qualité et le prix. De nombreux internautes critiquent les tarifs pratiqués par l'entreprise, les jugeant prohibitifs pour ce qui reste, selon eux, de simples "autocollants 3M". De plus, le passé de dbrand, notamment les déboires rencontrés avec la première version de leur coque Killswitch jugée défectueuse par certains, entache leur crédibilité auprès d'une frange de consommateurs méfiants. Les critiques fusent également concernant leur communication agressive et parfois jugée insultante envers les clients.
Si l'initiative offre une alternative visuelle bienvenue pour masquer le gris austère des Joy-Con 2, elle place les joueurs devant un dilemme : accepter le design terne de Nintendo ou investir à nouveau chez un tiers dont les méthodes et les produits continuent de diviser l'opinion publique.