Fin 2025, un jeu vidéo de rôle en monde ouvert a tenté de marcher dans les pas de Geralt de Riv et de se faire un nom aux côtés de The Witcher 3. Et si vous n’en avez pas du tout entendu parler, c’est bien normal. Ce RPG est passé relativement inaperçu, même auprès des initiés à l’Heroic-Fantasy et/ou au genre vidéoludique dans lequel il s’inscrit.
Un RPG fantastique en monde ouvert
La proposition de Fire & Frost ne sort pas de nulle part. Le jeune studio revendique un attachement clair aux RPG occidentaux du début des années 2000, une filiation que Of Ash and Steel assume pleinement. Développé sous Unreal Engine et édité par tinyBuild, le titre entend renouer avec une approche plus exigeante du jeu de rôle en monde ouvert, loin des standards ultra-balisés du genre.
L’aventure prend place dans le Royaume des Sept, une île marquée par le déclin et les conflits larvés. Le joueur y incarne Tristan, un cartographe ordinaire entraîné dans une suite d’événements qui le dépassent. Le récit se dévoile sans en faire des tonnes, au fil des rencontres et des situations, laissant une large place à l’interprétation et à l’observation. Ici, pas de flèches ni de marqueurs envahissants : Of Ash and Steel fait le choix de la découverte organique.

Le gameplay mêle combats à l’arme blanche, à distance et magie, tout en intégrant des activités annexes comme l’artisanat et l’alchimie. La progression repose sur les compétences et sur les choix du joueur, qui influencent le monde alentour et ses habitants. Souvent comparé à The Witcher 3, le jeu s’en distingue pourtant par son rythme plus posé, son refus du guidage permanent et son ADN résolument old-school. Là où le titre de CD Projekt Red brille par sa narration cinématographique, Of Ash and Steel mise sur l’autonomie, l’immersion et la patience, quitte à exiger davantage aux joueurs.
Une défaite critique pour le challenger
La sortie de Of Ash and Steel n’a pas provoqué de vague majeure dans le paysage du RPG, et sa réception critique peut en témoigner. Le titre de Fire & Frost affiche un score Metacritic de 57/100, reflet d’un accueil très mitigé et d’une presse spécialisée manifestement peu convaincue. Une note qui, sans être infamante, suffit à expliquer pourquoi le jeu est resté en marge de l’actualité vidéoludique. Les critiques favorables soulignent une ambition sincère et une filiation assumée avec les RPG old-school. Certains médias évoquent une expérience qui "récompense la patience", louant la liberté laissée aux joueurs et un gameplay exigeant qui ne cherche pas à les prendre par la main.

Toutefois, ette ambition se heurte rapidement à une dure réalité. Plusieurs confrères évoquent un jeu "manifestement peu abouti et difficile à apprécier manette en main", évoquant bugs, rigidité des animations et choix ergonomiques datés. Ces faiblesses techniques, régulièrement citées, parasitent l’immersion et ternissent la proposition. Il en ressort un constat clair : Of Ash and Steel n’est pas passé inaperçu par manque d’idées, mais parce que sa réalisation inégale a freiné son adoption par les fans du genre. Ce RPG s’adresse avant tout à une niche, au prix d’une visibilité réduite auprès du grand public.