Nous avions qualifié l’acquisition d’Activision Blizzard par Microsoft de “rachat du siècle”, tant par la démesure des sommes engagées, plus de 70 milliard de dollars au total, que par ses conséquences sur l’industrie. Alors que le procès perdu par la FTC laissait entendre que cette histoire était définitivement derrière nous, une affaire secoue la Toile.
L’histoire mouvementée de l’acquisition d’Activision par Microsoft
Que ce soit contre PlayStation ou face au duo FTC/CMA, les régulateurs américains/britanniques, Microsoft a lutté âprement afin que son acquisition à plus de 70 milliards de dollars d’Activision Blizzard King se finalise. Cela a engendré un long feuilleton qui a duré plus de 20 mois où l’issue a longtemps été incertaine. Dans un contexte où les échanges habituellement privés ont été rendus publics, nous avons assisté à des échauffourés surprenants, mais aussi à du lobbying à peine dissimulé. Les constructeurs se sont disputés, et les organismes veillant à la libre concurrence ont analysé à la loupe les intentions de Microsoft.

Pour rappel, ce rachat a été bloqué par la FTC, puis par la CMA. Après plusieurs rebondissements, après un procès qui a révélé les petites magouilles de nos géants, après des leaks en pagaille, après un partenariat surprise avec Ubisoft, l’entreprise dirigée par Satya Nadella a pu fêter sa victoire au mois d’octobre 2023.

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Embracer n’est pas trompé
Vous pensiez que tout ceci était définitivement derrière nous ? C’est mal connaître le monde des affaires. Sur son site GameFile, Stephen Totilo révèle que le fonds de pension suédois Sjunde AP-Fonden accuse l’ancien patron d’Activision, le controversé Bobby Kotick, d’avoir précipité la vente d'Activision Blizzard afin d'éviter les conséquences des scandales qui ont secoué l'entreprise. Le fonds réclame ni plus ni moins que l’invalidation de la transaction.

Dans un document judiciaire repéré par GameFile, Bobby Kotick ne fait pas que nier ces allégations… il attaque ! Il explique que derrière ce fonds suédois se cache en fait la main d’Embracer, géant du jeu vidéo qui voudrait “renforcer sa présence sur le marché californien aux dépens d'Activision”. Interrogé par Stephen Totilo, Embracer nie ces accusations en bloc, répondant que la société “n’a pas besoin de l'aide d'un fonds de pension suédois pour concurrencer Activision”. Ambiance, ambiance…