Avatar se distingue des autres franchises de science-fiction par sa volonté farouche de bâtir un monde crédible et cohérent peuplé de créatures en tout genre. De feu et de cendres poursuit cette logique et introduit plusieurs espèces dont une céleste. Cette dernière rappelle fortement une autre créature tirée d’une saga littéraire digne du Seigneur des Anneaux.
La nouvelle créature imposante d'Avatar : de feu et de cendres
James Cameron n’a plus grand-chose à prouver en matière de construction d’univers, et Avatar : De feu et de cendres s’inscrit logiquement dans cette continuité. Avec les Windrays, le cinéaste enrichit le ciel de Pandora sans chercher à en faire trop. Ces créatures aériennes, dont la silhouette rappelle celle des raies manta, se déplacent avec une lenteur contemplative qui contraste fortement avec la vélocité des autres êtres composant la faune de l'astre.

Leur lien avec le clan des Marchands du Vent s’impose de lui même. Les Windrays ne sont pas réduites au rang de simples montures spectaculaires : elles structurent le quotidien et l’organisation de ce peuple nomade, servant à la fois de moyen de transport, de commerce et de point d’ancrage culturel. Cette approche renforce la crédibilité de l’écosystème, l’un des piliers de la saga. Sans révolutionner l’univers d’Avatar, les Windrays participent à son développement, fidèle à une vision où chaque élément s’intègre sans heurter l'existant.
Des windrays inspirés d'une saga littéraire d'Heroic-Fantasy ?
La réputation de Glen Cook n’est plus à faire dans le domaine de la dark fantasy, et Les Annales de la Compagnie noire en constituent le travail le plus emblématique. Publiée à partir des années 1980, la saga adopte le point de vue d’une compagnie de mercenaires se mettant au service des puissants. G. Cook y met de côté l’héroïsme traditionnel pour privilégier le quotidien, la survie et la camaraderie, dans un monde où la morale fluctue au gré des événements. Le récit avance par fragments, à travers les chroniques de narrateurs successifs, renforçant son ton "réaliste". Loin de la fantasy épique classique, Les Annales de la Compagnie noire s’impose par son atmosphère, sa vision désenchantée de la fantaisie et son univers digne du Seigneur des Anneaux.

Dans plusieurs des romans, des membres de la compagnie, notamment Chérie, montent des "windwhales" (littéralement des "baleines des vents") pour déplacer elle et ses troupes. Décrite par l'auteur comme le croisement entre une méduse et un requin, ces créatures dominent les cieux par leur imposante présence. Elles partagent d'ailleurs de grandes similarités avec les "windrays" d'Avatar 3. Il serait surprenant, bien que concevable, que la création de ces êtres pandoriens n'est pas pour origine, même partielle, Les Annales de la Compagnie noire, que ce soit via James Cameron en personne ou encore les créatifs derrière son design.
Vu d'en bas, cela ressemblait à un croisement entre une méduse et le plus grand requin du monde. Vu d'en haut... son dos large et plat ressemblait à quelque chose sorti tout droit d'un rêve éveillé d'un fumeur d'opium. - Les annales de la compagnie noire (Glen Cook)