L'avenir prometteur des jeux vidéo de la Switch 2 : Shuntaro Furukawa annonce une montée en puissance à partir de 2026

Titre original : Même le président de Nintendo le dit : 2025 n'était qu'une année de chauffe pour les jeux vidéo de la Switch 2 ! Et heureusement

Alors que la Nintendo Switch 2 entame sa première année pleine après un lancement réussi, le président Shuntaro Furukawa confirme à demi-mot ce que beaucoup pressentaient : le véritable potentiel du catalogue de jeux vidéo de la console hybride ne se dévoilera qu’à partir de 2026. Si la machine a su nous séduire depuis sa sortie, il semble évident que nous n’avons encore rien vu de ses véritables capacités, une impression corroborée par les plus hautes instances de Kyoto.

Les aveux de Shuntaro Furukawa sur l'avenir logiciel de Nintendo

Il est rare que la communication millimétrée de Nintendo laisse transparaître des indices aussi clairs sur sa feuille de route, mais l'interview accordée par Shuntaro Furukawa au Kyoto Shimbun en ce début de mois de janvier change la donne. Dans ce cadre institutionnel, où le président revenait principalement sur la stabilisation des stocks de la console et la stratégie financière de l'entreprise face à la hausse du coût des mémoires, il a glissé une phrase lourde de sens pour nous, joueurs. Au détour d'une question sur le planning, Furukawa a déclaré :

• When asked about price increases, Furukawa gave a PR savvy reply: “I cannot comment on hypotheticals.”

• Nintendo will further enhance their software offerings from 2026 onwards. “We are developing popular series titles that many fans are waiting for, but also completely new software.” 4/

Nintendo Patents Watch (@ninpatentswatch.bsky.social) 2026-01-11T15:48:55.701Z

Nintendo continuera d'améliorer son offre logicielle à partir de 2026. Nous développons des titres populaires très attendus par de nombreux fans, mais aussi des logiciels entièrement nouveaux.

Cette sortie médiatique, contextualisée par une volonté de rassurer les investisseurs sur le long terme, résonne comme une promesse vibrante. En affirmant que Nintendo "améliorera encore son offre logicielle à partir de 2026" avec des séries populaires et de nouvelles licences, le président admet implicitement que les premiers mois de la machine n'étaient qu'une mise en bouche. J'y vois une confirmation que les équipes de développement interne ont gardé leurs cartouches les plus ambitieuses pour cette "seconde phase". C'est un message fort : la période de lancement est passée, et la véritable offensive ludique, celle qui justifiera pleinement l'achat de ce nouveau matériel "accueillant et généreux", commence maintenant.

Mario Kart et Donkey Kong : des jeux Switch 1 dans l'âme

Si l'on revient sur la ludothèque proposée depuis le lancement du 5 juin 2025, un constat technique s'impose : nous naviguons encore en pleine transition. Il est avéré que le trio de tête de Nintendo — Mario Kart World, Donkey Kong Bananza et [https://www.jeuxvideo.com/jeux/jeu-671879/ Metroid Prime 4 — partage une genèse commune : tous ont été initialement développés pour le premier modèle de la Switch. C'est une réalité fascinante qui explique pourquoi, malgré le plaisir de jeu indéniable, aucun de ces titres ne constitue la révolution technique "native" que l'on est en droit d'attendre. Même Donkey Kong Bananza, qui sollicite le processeur pour sa physique destructible, conserve une direction artistique très "cartoon" qui, bien que charmante, semble pensée pour masquer les limitations d'une architecture vieillissante plutôt que pour sublimer la nouvelle.

Le cas de Metroid Prime 4 est d'ailleurs le plus symptomatique de cette période charnière. Bien qu'il soit le seul des trois à bénéficier d'une sortie simultanée sur Switch 1, il est paradoxalement celui qui cache le mieux ses origines grâce à une gestion de la lumière supérieure et des modes performance et qualité distinctifs. Pourtant, ne nous y trompons pas : lui aussi reste un projet "cross-gen" dans l'âme, limité par un game design pensé pour l'ancien matériel. En somme, j'ai la conviction que nous n'avons joué jusqu'ici qu'à des versions améliorées de projets Switch 1. Cette stratégie de transition, bien que confortable pour remplir le calendrier, confirme qu'aucun jeu interne n'a encore été bâti from scratch pour la Switch 2, laissant le champ totalement libre pour les véritables claques à venir.

Un début 2026 sous le signe de la transition douce

L'examen du calendrier pour ce premier semestre 2026 renforce cette impression de montée en puissance très progressive. Les sorties prévues dans les prochains mois s'orientent vers des expériences plus modestes ou des mises à jour de confort. Nous allons voir débarquer des titres comme Mario Tennis Fever ou Yoshi & The Mysterious Book, des jeux charmants mais qui historiquement ne sont pas là pour pousser la console dans ses derniers retranchements. De même, la réédition Switch 2 Edition de Super Mario Bros. Wonder confirme cette tendance au recyclage amélioré plutôt qu'à la révolution immédiate.

Même du côté des partenaires très proches, le constat est similaire. Pokémon Pokopia, bien que très attendu et frappant à la porte du top des ventes, n'est pas développé par Nintendo en interne et la franchise n'est pas réputée pour être une vitrine technologique infaillible, surtout après les déboires techniques de la neuvième génération. Nous sommes face à un catalogue de "petits jeux", parfaits pour garnir la ludothèque, mais qui ne justifient pas encore le saut générationnel matériel. Cela nous laisse avec une console fantastique, capable de faire tourner des titres tiers gourmands comme Cyberpunk 2077, mais dont les créateurs originaux semblent encore en retenue, gardant leurs effets les plus spectaculaires pour la suite de l'année.

Pokémon, Zelda, Monolith Soft : les véritables exclusivités techniques arrivent... ?

Heureusement, l'avenir proche s'annonce radieux et les propos de Furukawa prennent tout leur sens quand on regarde ce qui se profile à l'horizon. Février 2026 marquera le 30ème anniversaire de Pokémon, et tout porte à croire que la dixième génération, exclusivement développée pour la Switch 2, sera enfin dévoilée. Mais c'est surtout du côté de Nintendo que l'attente est insoutenable : Zelda fête ses 40 ans et la console n'a pas encore eu son Zelda exclusif, ni son grand Mario en 3D, dont l'absence est d'autant plus marquante que le film Super Mario Galaxy est prévu pour une diffusion en salles début avril.

C'est surtout aux studios satellites capables de prouesses qu'il faut penser. Si Fire Emblem: Fortune's Weave d'Intelligent Systems est déjà sur les rangs, mon regard se tourne vers des artisans de la technique comme Next Level Games. Après la performance visuelle de Luigi's Mansion 3, un quatrième opus exclusif pourrait être une démonstration d'effets de lumière et de physique. Mais le véritable messie technique sera sans doute le prochain projet de Monolith Soft. Les créateurs de Xenoblade, passés maîtres dans les mondes ouverts gigantesques, sont les mieux placés pour nous offrir la première véritable gifle graphique "made in Nintendo". Si leur prochain titre est une exclusivité Switch 2, nous aurons enfin la mesure de ce que la bête a dans le ventre.

En définitive, si je devais résumer mon sentiment actuel, je dirais que la patience est notre meilleure alliée. Cette première année, bien que remplie d'expériences variées et agréables, n'était visiblement qu'une année de chauffe stratégique. En lisant entre les lignes du président Furukawa et en regardant mieux le calendrier, je suis convaincu que le rideau n'est pas encore levé sur le véritable spectacle. Et c'est tant mieux : cela signifie que le meilleur de la Switch 2 est encore devant nous.