Animal Crossing : New Horizons sur Switch 2 - Une expérience incontournable ou une simple mise à jour ?

Titre original : Animal Crossing New Horizons doit-il vous faire acheter la Switch 2 ?

Quatre ans après le phénomène mondial, Animal Crossing : New Horizons s’offre une seconde jeunesse pour accompagner la sortie de la Nintendo Switch 2. Au programme : une résolution 4K, une mise à jour 3.0 massive incluant l’Hôtel Amiral et un mode créatif inédit. Mais ce ravalement de façade justifie-t-il l’achat de la nouvelle console ?

SCRIPT DE LA VIDEO

INTRO

Animal Crossing : New Horizons sur Switch 2 : est-ce que c’est vraiment la version indispensable ? Et surtout : est-ce que vous devez acheter la console de Nintendo exprès pour ce jeu ? Je vais répondre à toutes ces questions dans ce test. Mais pour en avoir le cœur net, il a fallu que je retourne sur les lieux du crime. Retour sur île : Je pensais pourtant la page tournée. Je pensais l'addiction guérie et les mauvaises herbes victorieuses. Mais avec l'arrivée de la 4K et d’une mise à jour 3.0 sur la nouvelle machine, Animal Crossing tente un retour de flamme inattendu avec quelques nouveautés...

Après quatre ans d’absence, j’ai donc honteusement fait mon retour, comme un ex qui tente un come-back désespéré. J’ai marché jusqu’au bureau des résidents sous le regard médusé des habitants. « J’ai cru que tu nous avais oubliés… », « J’ai failli ne pas te reconnaître ! »… C’est les mots que je me suis prise en pleine face. Ici, la vie a continué sans moi. L'ardoise, elle, n'a rien oublié : 200 000 clochettes de créances laissées en suspens. Ah, Tom Nook…

PARTIE 1 : LA CLAQUE VISUELLE ?

Pour ceux qui sortent d'une cryogénisation de vingt ans ou qui ont miraculeusement échappé à la folie du confinement, Animal Crossing, c'est quoi, très rapidement ? Une simulation de vie où votre objectif principal est de rembourser un prêt immobilier à un tanuki capitaliste nommé Tom Nook.

Le principe est diabolique de simplicité : vous arrivez sur une île déserte, vous plantez votre tente, et vous vivez. Littéralement. Le jeu suit l'horloge interne de la console. S'il est 20h chez vous, il fait nuit dans le jeu. Si nous sommes en hiver, il neige sur votre île. Votre quotidien ? Pêcher, chasser des insectes, déterrer des fossiles et vendre tout ça pour gagner des Clochettes. Tout ça pour quoi ? Pour acheter des meubles, agrandir votre maison, et transformer ce bout de terre sauvage en un paradis 5 étoiles entièrement terraformé à votre image. Le cosy game absolu !

Animal Crossing New Horizons doit-il vous faire acheter la Switch 2 ?

Animal Crossing était déjà bien charmant sur la première Switch. Avais-je vraiment besoin de cette nouvelle version payante ? On se retrousse les manches, on se place à 180 degrés. Mode portable activé. Première observation : le temps de chargement est plus rapide... mais il reste assez lent sur ma console.

Mais déjà, quelque chose se produit. Mon île est plus belle que jamais. Les ombres sont plus profondes, les traits plus fins, la 4K est bien visible. C’est toujours en 30fps, mais honnêtement, ça n’a jamais été un défaut ici. Certains trouveront le changement subtil, mais le gain visuel couplé à la nouvelle dalle propulse le confort de jeu dans une autre dimension.

PARTIE 2 : LES SPÉCIFICITÉS SWITCH 2

Après avoir erré, hagarde, il était temps de voir ce que la bête avait d’autre dans le ventre. Nintendo tente de peaufiner ses systèmes avec un « Mode Souris » qui tire parti des nouveaux Joy-Cons. La promesse ? Pointer l'écran pour réorganiser ses meubles avec la précision "toute théorique" d'un PC. Concrètement ? Pour moi, c’est plus pénible qu'à l'accoutumée. Fausse bonne idée. Côté multijoueur, en revanche, c’est bien plus intéressant. La Switch 2 fait sauter les verrous : on passe de 8 à 12 joueurs simultanés. Une fonctionnalité très chouette permet même d'incruster votre visage via la caméra lors du chat vocal. On l'a déjà vu sur les derniers jeux Mario et franchement, c’est très fun comme idée. Ah, et il y a le Mégaphone ! Cet objet exclusif qui utilise le micro pour interpeller les habitants. En d’autres termes : un truc qui ne vous servira pas plus de deux fois par mois.

Bon alors, j’en avais besoin de cette version Switch 2 ? Résultat de l’enquête : non, pas nécessairement. Mais... j'étais tellement excitée par ce léger upgrade visuel que j’ai eu l'obsession étrange de repaver l’intégralité de mon île pendant deux heures, en regardant Netflix à côté. Rien que pour ce moment de quiétude absolue, ça valait le coup. On va la revivre, cette belle histoire.

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PARTIE 3 : L'HOTEL AMIRAL

Ce qui est intéressant aussi, c’est que l’édition Switch 2 débarque avec la mise à jour 3.0 et le fameux "Resort Hotel". L'établissement est tenu par la famille d'Amiral – visiblement pleine aux as – pendant que ce pauvre bougre s’épuise toujours sur sa barque miteuse. Votre mission ? Être la bonne à tout faire, pendant que vos résidents sirotent des cocktails sur la plage. Vous décorez des chambres à thèmes. C’est concrètement une version remaniée du DLC Happy Home Paradise, mais intégrée à votre île. C’est peut-être dommage pour les connaisseurs qui aimeraient mieux une activité plus inédite, mais la boucle de gameplay reste plaisante et permet de gagner une monnaie spéciale à échanger contre des articles plutôt chouettes.

On peut désormais acquérir des souvenirs incroyables : des bornes d'arcade rétro, des tapis de sol motif "Game Boy", et surtout... des consoles virtuelles fonctionnelles. Oui, vous m'avez bien entendue. Lancer un petit Excitebike ou un Balloon Fight sur une télé cathodique virtuelle posée dans votre salon virtuel, ça a un côté "mise en abyme" absolument délicieux sur l'écran de la Switch 2. C'est le genre de détail inutile, donc totalement indispensable, qui vous happe pendant vingt minutes alors que vous étiez juste passée arroser vos fleurs. Mais le véritable atout, c’est l’effervescence. Votre île n’a jamais été aussi vivante avec ce flux de touristes. Et c’est là que le bât blesse : ce casting cinq étoiles vient vous narguer, juste le temps de vous rappeler la médiocrité de votre propre voisinage. Voir passer les persos les plus mignons pour finalement rentrer chez soi et se coltiner Marvin et Arnold qui viennent prendre le côté... Quelle injustice. Ne vous attachez pas. Cette foule, elle met aussi en lumière les lacunes sociales du jeu : impossible de tisser des liens évolutifs et durables avec ces personnages qui préfèrent les conversations stériles. Mais ça, c’est un peu l’histoire de la vie.

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PARTIE 4 : LE GOD MODE & LES PETITS PLAISIRS

C’est ensuite en vous glissant sous la couette qu’une autre nouveauté émerge. Dans votre rêve, Serena, un tapir marron, vous accueille sur son nuage.Non, vous n'êtes pas dans un épisode perdu de Twin Peaks. Bienvenue dans le sas des Rêver'îles. Ici, c'est le God Mode. Accès illimité au catalogue, flore instantanée, météo contrôlable, et surtout : terraforming sans contrainte. C'est collaboratif, et c'est là que ça devient génial : inviter douze amis pour construire un joli chaos en temps réel, c'est franchement réjouissant. À côté de ça, en vrac, Nintendo a enfin rouvert les vannes des collaborations. Les Amiibos Zelda et Splatoon ne servent plus de presse-papiers : ils invoquent à nouveau des villageois thématiques cosplayés. On note aussi l'arrivée massive de la collab LEGO, qui permet de transformer vos intérieurs en briques plastiques aux couleurs primaires assez agressives, il faut bien le dire. C'est du fan-service pur et dur, calibré pour nous faire dépenser nos clochettes et nous occuper des heures à refaire une déco "Salle de Jeu" que personne d'autre que nous ne verra. Mais après tout, c'est ça l'essence d'Animal Crossing, non ? Ah, et Resetti est de retour, toujours aussi souriant et propose de "reset" des zones entières. Radical, efficace. Par contre... Par pitié, permettez-moi de disposer mes meubles en diagonale ! On verra ensuite pour le reste, non ? Une fois la magie dissipée, on redécouvre vite les vilains défauts de l’autre…

CONCLUSION

Pour conclure... Retrouver Animal Crossing sur Switch 2, c’est raviver une flamme que l'on croyait vacillante. L'archipel est resplendissant, sublimé par une 4K qui rend chaque recoin irrésistible, malgré une ergonomie qui s'obstine dans ses vieilles habitudes. Mais qu'importe : entre l’effervescence de l’Hôtel et la liberté du mode Rêver'îles, cette mouture offre le souffle de nouveauté nécessaire pour briser la routine. On est simplement heureux d'avoir trouvé une si belle raison de revenir. Si cette version n'est pas "indispensable", une fois essayée... il devient très difficile de revenir en arrière. Et c’est pour toutes ces raisons que nous lui avons attribué la note de 18/20.