Avant de venir gonfler les rangs des jeux vidéo injustement oubliés malgré un reboot sorti en 2008, le FPS d’Acclaim a fait les beaux jours de la Nintendo 64 à la fin des années 1990. Son remaster est à moins de 4 euros et à ce prix-là, il serait dommage de passer à côté.
Turok ? C’est quoi ? Ça se mange ?
Surfant sur la dino-mania lancée par Jurassic Park, Turok : Dinosaur Hunter est un FPS sorti en 1997 qui mélange dinosaures, gros flingues et hémoglobine à foison. Beaucoup de (vieux) joueurs se souviennent avec une certaine nostalgie de ce titre fait par Acclaim car il a prouvé avant GoldenEye 007 qu’il était possible de jouer – dans de bonnes conditions – à un Doom-like 3D sur une console de jeux, ici la Nintendo 64.
Les bons retours de la presse et des joueurs en ont fait un succès : il a représenté à lui seul 45 % des revenus de son éditeur au cours du trimestre fiscal de sa commercialisation. Au total, il aurait généré 200 millions de dollars de recettes dans le monde entier en 1998, ce qui est énorme pour un jeu de cette époque.
De quoi parle Turok ? De dinosaures… mais pas que !
Tal’Set, connu sous le nom de Turok, est un guerrier capable de voyager dans le temps qui se retrouve plongé dans une terre sauvage. Ici, un seigneur maléfique cherche à détruire la trame du temps et à régner sur l'univers à l'aide d'un artefact ancien, le Chronoscepter. Cependant, cette arme a été brisée en huit morceaux il y a des milliers d’années et Turok se doit de les retrouver. Ce scénario est évidemment un prétexte pour nous faire voyager dans des mondes assez variés peuplés de créatures en tout genre : il y a des humains, des dinosaures, mais aussi… des aliens !

Turok était une sorte de rêve pour les gamins de mon époque
En matière de FPS, Turok a des qualités indémodables qui résident dans l’arsenal puissant avec lequel s’amuser, le côté gore des affrontements, l’ambiance générale et l’intelligence artificielle vraiment intéressante. Ce qui a fait son succès auprès des joueurs de ma génération qui ont adoré Jurassic Park, c’est qu’il nous met face à des dinosaures tels que des raptors, des dimétrodons et même des tricératops.
La séquence qui, je pense, a le plus marqué les joueurs, est celle de l’affrontement contre le t-rex (nommé Thunder). Il s’agit de l’avant-dernier boss du jeu et il est mi-dino, mi-robot : il a un œil bionique capable de tirer des rayons laser et il crache du feu. Ne rigolez pas, à cette époque, sur console, des boss aussi grands n’étaient pas légion dans les FPS. Il y a aussi Mantis, un insecte géant qui nous donne cette fois-ci l’impression de nous retrouver dans Starship Troopers. Un rêve de gosse, je vous disais !

Que vaut le remaster de Turok ?
Conçu par les spécialistes de la rénovation des vieux jeux, à savoir Nightdive, Turok Remastered est une réédition efficace. Ceux qui veulent découvrir le titre avec cette version boostée doivent juste s’assurer de leur capacité à accepter un bon vieux délire régressif aux sensations immédiates. On peut évidemment douter de l’intérêt de rejouer aujourd’hui à Turok, tant ses mécaniques sont ancrées dans un passé révolu (labyrinthes, clés à trouver, ennemis qui reviennent tout le temps), mais il a tout de même de quoi faire rugir de plaisir les fans… et les paléontologues de l’histoire du jeu vidéo.
Au moment où nous écrivons ces lignes, Turok Remastered est à 3,99 euros au lieu de 19,99 euros sur le Xbox Store. Autant vous dire que c’est le bon moment pour en profiter si vous avez envie de tenter l’aventure. Attention cependant, la promo se termine le 5 février 2026.