Il y a quelques jours, Blizzard a surpris tout le monde en sortant une nouvelle extension pour Diablo 2, un jeu dont la date de sortie originelle date tout de même d’il y a 25 ans. Mais pour le créateur de Path of Exile, cette bonne idée a été gâchée par une erreur stratégique…
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Quand Blizzard ajoute une extension à un jeu vieux de 25 ans
Si votre vie de joueur remonte à plusieurs décennies, vous vous souvenez peut-être des dizaines d’heures que vous avez pu passer sur Diablo II dans les années 2000. Il faut dire que, alors que la licence de Blizzard en est à son 4ème opus, ce titre est encore aujourd’hui considéré comme une référence en termes de hack’n’slash. Une chose que les développeurs ont bien compris, puisqu’ils lui ont rendu un très bel hommage en 2021 grâce au remaster Diablo II : Resurrected de grande qualité. Mais il y a quelques jours, Blizzard est allé encore plus loin.

En effet, à l’occasion des 30 ans de la licence Diablo, Blizzard a choisi de sortir une toute nouvelle extension pour Diablo II : Resurrected. Baptisée Reign of the Warlock, elle introduit notamment une nouvelle classe de personnage jamais utilisée jusqu’à présent dans la licence : le Démoniste. Seul petit problème, la fameuse extension coûte tout de même pas moins de 25€, ce qui peut faire un peu cher pour un jeu vieux de plus de deux décennies. Mais pour le créateur de Path of Exile, l’erreur n’est pas vraiment là.
Pour le créateur de Path of Exile, Diablo 2 a fait une erreur stratégique
Nous le disions un peu plus haut, Diablo II est clairement un pilier fondateur du genre hack’n’slash. A ce titre, il a forcément inspiré beaucoup de développeurs dont Chris Wilson, l’un des co-créateurs de Path of Exile, qui n’a jamais caché sa volonté de suivre les pas de Blizzard. Mais alors que le premier Path of Exile est bien lancé et que Path of Exile II est surtout dirigé par Jonathan Rogers, Chris Wilson peut prendre le temps de faire un pas de côté pour analyser la concurrence. Alors quand le jeu qui l’a inspiré le plus a sorti une nouvelle extension, autant dire qu’il ne s’est pas gêné pour donner son avis sur la chose. Dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, il explique :
Reign of the Warlock contient une nouvelle classe, mais pas de nouveau contenu explorable comme un nouvel acte par exemple. Je pense que c’est une erreur stratégique. (...) Je sais très bien l’effort que demande la production d’un acte supplémentaire pour un jeu de ce genre. Ça prendrait au moins un an de développement et des millions de dollars. Mais je pense que ça aurait été plus que rentable. (...) Sans un nouvel acte, l’extension se résume à un nouveau personnage, quelques améliorations de confort et du nouveau contenu de fin de jeu. Mais les deux derniers éléments ne sont intéressants que pour des joueurs chevronnés qui ont déjà beaucoup joué. La plupart des joueurs ne reviennent pas sur un jeu juste parce qu’il y a un nouvel onglet de coffre ou une version améliorée d’un combat de boss. Ils veulent de nouvelles expériences. Un nouvel acte aurait garanti que tous ceux qui pourraient envisager de revenir sur Diablo II le fassent, et achètent l’extension. Sans nouveau contenu à explorer, seul le Démoniste peut faire vendre l’extension.
En bref, pour Chris Wilson, Blizzard aurait dû prendre le temps et investir dans le développement d’un nouvel acte en plus de la nouvelle classe pour que l’extension Reign of the Warlock ait vraiment une chance de faire revenir les joueurs. Dans la même vidéo, il admet que Blizzard a sûrement fait ce choix pour miser sur le timing des 30 ans de la saga, mais pense que ce n’était pas une bonne stratégie. Pour rappel, la proposition qu’il met en avant est précisément ce qui se passera avec Diablo IV puisque son extension Lord of Hatred prévue pour le mois d’avril intégrera le Démoniste, le Paladin (déjà jouable si l’extension est précommandée), ainsi qu’un nouvel acte dans une toute nouvelle zone.