Si vous comptez regarder la saison 2 de One Piece, préparez-vous ! Certains passages n’ont rien à envier à un film d’horreur. Attention, spoiler droit devant…
Difficile d’imaginer One Piece comme une oeuvre horrifique. Le style d’Eiichiro Oda est léger et plein d’humour, loin de l’univers cauchemardesque de Junji Ito. Et pourtant, la saison 2 du live-action de Netflix m’a glacé le sang : certains visuels étaient si terrifiants qu’ils continueront de me hanter longtemps.
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Des visions de l’Uncanny Valley ?
Avant de parler des vraies visions d’horreur, il y a les visuels un peu dérangeants. Le premier selon moi vient assez rapidement dans la saison 2, avec la présentation du pouvoir de Miss All Sundays. Pour rappel, celle-ci possède le Hana Hana no Mi, qui lui permet de faire pousser des parties de son corps depuis n’importe quelle surface. Dans l’une des premières scènes de l’épisode 1, on la voit faire pousser des bras sur le corps des Marines, afin que ceux-ci s’entretuent. Le réalisme de la série rend ce moment beaucoup plus troublant que dans le manga : si ce n’était pour les pétales de fleurs qui les accompagnent, cette scène n’aurait rien à envier aux films de body horror.

Ce n’est pas le seul visuel perturbant : les dinosaures de Little Garden apparaissent également très étranges. La série semble avoir voulu respecter le style de One Piece pour leur modélisation, mais les brontosaures se retrouvent avec d’énormes yeux bleus globuleux, peu crédibles pour des dinosaures (surtout pour les fans des bestioles préhistoriques). Cela les place dans la fameuse Uncanny Valley (littéralement vallée de l’étrange), où leur apparence est presque réaliste, mais un détail majeur cloche et les rend angoissants.
One Piece a ranimé ma phobie !
Au-delà des visuels perturbants, cette saison 2 propose des éléments franchement inquiétants, qui semblent tout droit sortis d’un film d’horreur. C’est le cas de Miss Goldenweek elle-même. Dans le manga, c’est clairement une petite fille, mais dans le live-action, l’actrice Sophia Anne Caruso est une adulte, ce qui crée un décalage dérangeant. La série accentue même cette dimension horrifique : lorsqu’elle traque les membres de l’équipage dans la jungle, la caméra filme ses victimes impuissantes sans jamais la montrer, tandis que son rire moqueur résonne. Les poupées qu’elle utilise durant son goûter, avec peinture écaillée et cicatrices aux yeux et à la bouche, n’ont rien à envier à Annabelle.

Je vous ai gardé le meilleur (ou le pire) pour la fin : les escargophones. Dans le manga, ils sont presque mignons, avec de grands yeux ronds et une peau lisse. Dans le live-action, en revanche, ils sont très réalistes : yeux immenses, peau visqueuse et ridée. En tant qu'héliciophobe (peur des limaces), c’était extrêmement difficile à voir, mais même les spectateurs qui n’ont pas peur des mollusques risquent d’être mal à l’aise. Je n’oublierai pas de si tôt l’image d’un escargophone à moitié écrasé, avec un liquide blanc s'échappant de son corps et dégoulinant le long de sa peau. J’espère que vous ne serez pas aussi traumatisés que moi…