Les Carnets de l'Apothicaire : Une Plongée dans un Univers Énigmatique et Politique de l'Animation Japonaise

Titre original : Cet anime m’a complètement bluffée : il est devenu un incontournable qui m’a fait redécouvrir la magie de l’animation japonaise !

Si les grandes références comme Naruto et One Piece n’ont plus rien à prouver, d’autres tentent de s’imposer parmi les incontournables de l’animation japonaise. Cet anime à succès a réussi à se démarquer, non pas grâce à des combats épiques et des personnages aux pouvoirs démesurés, mais par son univers bien écrit et l’intellect de sa protagoniste.

Parmi les grands succès parus ces trois dernières années, Les Carnets de l’Apothicaire est sans aucun doute celui qui s’est le plus démarqué. Depuis sa sortie en octobre 2023, il se classe parmi les mangas et animés les plus populaires, après avoir franchi le cap du million d’exemplaires vendus en France en début d’année 2024 chez les éditions Ki-oon. Si des œuvres comme Naruto sont porteuses de valeurs morales honorables, d’autres sont principalement divertissantes. Cela n’est pas négatif, mais peut se révéler lassant sur le long terme quand on est à la recherche d'un peu plus de profondeur.

Entre influences historiques et intrigues politiques, les aventures de la jeune apothicaire rompent totalement ce sentiment de lassitude, tout en proposant un univers qui, selon moi, mérite le détour, car elle regroupe tout ce que j’apprécie dans une œuvre.

Précisons tout de même que, contrairement à ce que laissent entendre certains retours, Les Carnets de l’Apothicaire n’est pas une œuvre axée sur la romance, mais bien un manga classé dans la catégorie “seinen” dédiée à un public adulte. Certains sujets abordés peuvent heurter les âmes sensibles.

Une œuvre énigmatique où règne la hiérarchie

Cet anime m’a complètement bluffée : il est devenu un incontournable qui m’a fait redécouvrir la magie de l’animation japonaise !

Dans Les Carnets de l’Apothicaire, l’histoire se déroule au cœur de la cité interdite, réputée pour son harem de concubines entièrement dévouées à l'empereur. La figure féminine est donc un élément central, qui à mon sens, est révélateur des conditions de vie.

Les femmes qui se promènent dans ce lieu coupé du reste du monde par deux grandes portes blindées, n’ont été choisies que pour un seul critère : leur beauté. Si le prestige et la naissance d’un héritier viennent s’ajouter au critère principal, alors elles peuvent espérer compter parmi les grandes concubines, voire devenir impératrice. Un système hiérarchique propice aux conflits politiques, où il faut garder les yeux ouverts pour observer chaque détail, mais qui ne se limite pas au palais impérial. Le quartier des plaisirs est aussi présente le même schéma : plus les courtisanes sont belles, plus leur valeur augmente.

L’univers des Carnets de l’Apothicaire n’est donc pas marqué par des combats avec la force physique, mais psychologique, où le vainqueur sera celui qui aura su faire preuve de stratégie et de finesse. C’est sur ce point précis que Maomao se montre particulièrement habile et dangereuse au sein de la cour impériale.

Une héroïne avertie au caractère réfléchi

Cet anime m’a complètement bluffée : il est devenu un incontournable qui m’a fait redécouvrir la magie de l’animation japonaise !

En tant qu'héroïne pragmatique au milieu de ce scénario bien ficelé, Maomao est la clé qui permet de résoudre tous les mystères. Originaire du quartier des plaisirs où elle est apothicaire au Palais Vert-De-Gris, puis vendue comme servante au palais, elle est introduite comme une jeune femme très mature dôté de connaissances poucées de la pharmacopée. Des capacités qu’elle essaye de cacher pour ne pas se faire remarquer, bien qu’elle soit impliquée dans toutes les intrigues de la cour. Un atout qui fait autant d’elle un élément précieux, qu’une potentielle ennemie.

Toutefois, son implication n’est pas sans risque, bien au contraire. Après avoir sauvé la princesse Linlin, Maomao est promue goûteuse et fait usage de ses connaissances au service de dame Gyokuyo, la favorite de l'Empereur, et de Jinshi, présenté comme l’attendant. L’histoire étant racontée à travers son point de vue, ses réflexions nous révèlent une lucidité remarquable, mais que la moindre erreur peut valoir une élimination.

C’est donc un personnage symboliquement très fort, mais pour qui chaque action mérite réflexion avant d’être exécutée. Maomao dénote par sa simplicité, par sa discrétion et par son détachement émotionnel, qui lui confèrent une certaine indépendance, sans pour autant la rendre moins humaine. Ainsi, l’héroïne et les thématiques abordées sont ce qui, selon moi, font des Carnets de l’Apothicaire une œuvre exceptionnelle qui a toutes les qualités pour devenir un incontournable.