Avant sa sortie, ce jeu Pokémon s’annonçait très prometteur. Même s’il a marqué un tournant pour la licence, au moment de sa parution, je m’attendais à un quelque chose de concret. Mais j’ai malheureusement été déçue.
Au bout de trois décennies et bientôt dix générations de jeux, Pokémon n’est plus à présenter. Personne n’est passé à côté de son impact générationnel. C'est le 26 février 2016 que les versions Pokémon Soleil et Lune ont été annoncées. Cependant, bien qu’il s’agisse d’une licence encore très appréciée du grand public, elle comporte son lot de défauts. Après leur sortie en novembre de la même année, les jeux m’ont plu, avant que je ne me rende compte qu’il y avait peu de matière à exploiter.
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Un projet prometteur, mais pas assez abouti
Pokémon Soleil et Lune s’annonçaient comme une nouvelle ère pour Pokémon. On mettait enfin les paysages urbains de côté pour découvrir la nouvelle région d’Alola, composée de plusieurs îles tropicales. À première vue, cela semblait extraordinaire. La région était jolie et plutôt bien réalisée. Elle donnait vraiment cette sensation de découverte tout au long du jeu, devenant l’un des points forts de Soleil et Lune.

Dans Soleil et Lune beaucoup, de décors étaient là juste pour... décorer. Beaucoup de bâtiments et de grottes étaient bloqués par des "murs invisibles" qui nous empêchaient de les découvrir. Ce qui était dommage, car même si certains lieux secrets existaient, l’exploration restait fortement réduite malgré les visuels en 3D. À titre de comparaison, les remakes Pokémon Saphir Alpha et Rubis Oméga parus en 2014 présentaient des possibilités d'exploration plus larges. Grâce aux Poké Montures, on pouvait naviguer sur les étendues d'eaux d'Hoenn et découvrir des bases secrètes, ou sillonner le ciel sur le dos de Latios ou de Latias pour visiter les îles mirages.
Une fois la ligue terminée, le contenu secondaire de Soleil et Lune était en plus très limité. Mis à part compléter le traditionnel Pokédex, ou se lancer à la poursuite des Pokémon chromatiques et capturer quelques Pokémon légendaires. Les Ultra-Chimères ont fait leur entrée, mais elles n'ont, à mon sens, pas suffisamment marqué les esprits.
Des ajustements trop tardifs
Il aura fallu attendre la sortie des versions Pokémon Ultra-Soleil / Ultra-Lune en 2017, pour obtenir quatre nouvelles Ultra-Chimères, ainsi que de nouveaux Pokémon légendaires, comme Zeraora et Necrozma. D’autres Pokémon légendaires des anciennes générations ont été ajoutés, comme Lugia et Ho-Oh, Kyogre et Groudon, ou encore le trio des oiseaux légendaires.

Néanmoins, Soleil et Lune possèdent tout de même des éléments intéressants. La grande nouveauté était le remplacement des traditionnels combats d’arène par des épreuves sur chaques île, où l'on affrontait un Pokémon Dominant avant le Doyen ou la Doyenne de l'île. Par ailleurs, la mécanique des cristaux Z permettait à tous les Pokémon d’en profiter et d’avoir une attaque spéciale lorsque le cristal Z associé à leur type leur était attribué. D’autant plus que de nouveaux Pokémon, ainsi que des formes régionales ont été ajoutés.
Le plus appréciable restait la difficulté rencontrée dans le jeu, car il était plus compliqué de remporter l’une des épreuves de l’île qu’un combat d’arène. La ligue n’était également pas facile à vaincre, d’autant plus que le maître était le professeur Euphorbe. Enfin, le cycle de la journée changeait en fonction de la version choisie.''' Il restait identique dans Pokémon Soleil, tandis qu'il s'inversait dans Pokémon Lune. Ainsi, il faisait nuit lorsque nous jouions pendant la journée.
Ainsi, j’étais assez déçue après avoir terminé le jeu, mais il suscite à nouveau mon intérêt aujourd'hui. Pourtant, il aurait sans doute été préférable que la version principale contienne, dès le départ, les ajouts de Pokémon Ultra Soleil et Ultra Lune. À part les quelques nouveaux éléments, le scénario reste le même et donne l’impression d’avoir effacé son ancienne partie pour recommencer le jeu.