Classique parmi les classiques, Rambo II : La Mission voit le légendaire vétéran éponyme affronter ses démons et retourner au Vietnam en territoire ennemi. Pourtant, peu de spectateurs s’en aperçoivent, mais le tournage a eu lieu dans un tout autre pays.
Au Vietnam, sans le Vietnam
Quand Rambo premier du nom sort en salles en 1982, c'est une vrai déflagration que les spectateurs se prennent en pleine face. Après avoir érigé le vétéran de la guerre du Vietnam en vrai héros de film d'action, l'étape logique est donc de passer à la vitesse supérieure en lançant la production d'une suite. Et parce qu'il fallait frapper encore plus fort avec ce second volet, il était temps de ramener Rambo là où tout a commencé, derrière les lignes ennemis. Mais si l'intrigue de ce deuxième long-métrage se déroule bien au Vietnam, il faut savoir que l'équipe du film n'a jamais mis les pieds dans le pays.
En fait, c'est plutôt logique, car à l'époque, la Guerre Froide bat son plein et il aurait été plutôt difficile de tourner un film pareil dans un pays communiste. On pense aussi que le budget était une raison de relocaliser le tournage dans un pays plus proche. Car oui, pour mettre en scène le Vietnam, la production a opté... pour le Mexique.

Rambo et la géo, ça fait deux
Quand on regarde Rambo II : La Mission, on n'y voit (presque) que du feu, surtout parce que la production a effectué un très bon travail de repérages. Mais si jamais vous visitez un jour le Mexique, vous pourrez tomber sans trop de mal sur des lieux iconiques du film, comme les chutes d'El Salto, situées dans la ville de Coyuca de Benitez, La lagune de Coyuca ou encore Pie de la Cuesta qui servait de décor pour la jungle. C'est évidemment grâce à la magie du cinéma que l'illusion tient la route. Néanmoins, il reste intéressant de noter que Stallone n'est jamais retourné au Mexique pour Rambo, alors que c'est précisément l'endroit où se déroule Last Blood. Cette fois, ce film a été tourné en Espagne, sur les îles Canaries et en Bulgarie. Quoi qu'il en soit, quand on regarde Rambo, on s'attarde davantage sur l'action et l'hémoglobine que sur les décors.