Considéré par ses propres créateurs comme le « pire lancement de l’histoire », le très décrié MindsEye cacherait un scandale d’une ampleur inédite.
Sorti en 2025, le jeu en monde ouvert MindsEye est rapidement devenu l'un des pires échecs critiques et commerciaux de l'année. Son développeur, Build a Rocket Boy, admet sans détour qu'il s'agit du « pire lancement de l'histoire ». Cependant, la direction refuse de porter l'entière responsabilité de ce fiasco technique, pointant du doigt un vaste complot criminel.
Un complot à plus d'un million d'euros
Selon Mark Gerhard, co-PDG du studio fondé par l'ancien producteur de Grand Theft Auto Leslie Benzies, MindsEye aurait été la cible d'une campagne de sabotage orchestrée par une « très grande entreprise américaine ». Lors d'une réunion interne ayant fuité, Gerhard a affirmé que plus d'un million d'euros auraient été dépensés pour ruiner la réputation du jeu. L'agence britannique Ritual Network aurait été engagée pour payer des journalistes, des créateurs de contenu et même des employés du studio afin de diffuser des critiques négatives et fomenter des fuites.
Bien que Ritual Network nie fermement ces allégations, Build a Rocket Boy assure collaborer avec les autorités américaines et britanniques en vue de poursuites pénales pour espionnage et interférence criminelle. En interne, la paranoïa s'est installée : la direction a déployé secrètement le logiciel de cybersurveillance Teramind sur les ordinateurs de ses employés pour traquer d'éventuelles taupes.

Une vengeance virtuelle et le scepticisme du public
Plutôt que d'attendre les conclusions de la justice, le studio a décidé de régler ses comptes directement dans le jeu. Une prochaine mise à jour de MindsEye inclura une mission d'espionnage inédite baptisée « Blacklist », dans laquelle les développeurs prévoient d'utiliser les véritables noms des saboteurs présumés. « Nous allons utiliser ces personnes, ces noms et ces faits pour notre propre amusement », a justifié Gerhard pour expliquer cette démarche de dénonciation publique.
Sur les forums de discussion comme Reddit, beaucoup voient dans cette théorie du complot une excuse délirante pour justifier un jeu au gameplay médiocre et truffé de bugs, affichant une note Metacritic catastrophique de 28 sur PlayStation 5. La colère gronde d'autant plus que, pendant que la direction se focalise sur cette affaire d'espionnage industriel, Build a Rocket Boy a procédé à plusieurs vagues de licenciements massifs, fragilisant l'avenir même de l'entreprise.