La chasse aux trophées est arrivée avec la septième génération de consoles. Une activité qui a trouvé son public et permet parfois de proposer un challenge encore plus exigeant que l’histoire de base. Et c’est parfois tellement dur qu’il faut y passer des centaines d’heures, à l’instar de ce qu’a fait ce joueur.
Cet exploit retentissant concerne Ninja Gaiden Sigma 2+ sur PS Vita, un titre tristement célèbre pour son exigence. Le joueur japonais connu sous le pseudonyme Tqvry est officiellement devenu la toute première personne à obtenir légitimement le très convoité trophée Platine de cette version.
Un exploit historique diffusé et validé en direct
Afin d'inscrire son nom au panthéon des complétionnistes, Tqvry a dû investir un temps d'investissement colossal, estimé à environ six cents heures de pratique réparties sur une période vertigineuse de vingt mois.
Conscient de la méfiance légitime qui entoure l'obtention du trophée ultime, l'intéressé a pris le soin de diffuser l'intégralité de sa tentative finale. Il a ainsi enregistré une session frôlant les dix heures de direct ininterrompu, fournissant la seule preuve irréfutable de réussite au monde, là où d'autres profils affichaient des pourcentages de déblocage considérés comme frauduleux par la communauté.
Bien que la virtuosité manette en main de Tqvry soit indiscutable, cette victoire a également bénéficié d'un incroyable coup de pouce du destin : lors de l'affrontement fatidique de la dernière mission, l'un des trois boss redoutables s'est malencontreusement coincé dans le décor de l'arène à cause d'un bug fortuit, facilitant la bataille finale.
Une difficulté démesurée due à un portage imparfait
Si l'aventure originale comportait déjà son lot d'obstacles, c'est la nature même du portage sur la PlayStation Vita qui a transformé un défi ardu en un véritable cauchemar. Contrairement aux itérations sorties sur PlayStation 3, ou plus tardivement au sein de la Master Collection, cette mouture ampute l'expérience d'une fonctionnalité cruciale : la possibilité de coopérer en ligne avec un autre joueur. L'utilisateur se retrouve par conséquent affublé d'un acolyte contrôlé par une IA notoirement défaillante, incapable de survivre plus de quelques secondes face à l'assaut ennemi.
Cette faille technique majeure implique que les affrontements pensés pour être gérés en binôme se transforment systématiquement en rencontres déséquilibrées, obligeant le joueur, seul, à terrasser simultanément trois adversaires titanesques. L'exigence de réussir ces missions spécifiques en mode "Turbo", accélérant drastiquement la vitesse de l'action, s'oppose brutalement aux limitations matérielles de la console portable. La machine peine effectivement à maintenir la fluidité nécessaire, imposant un affichage saccadé bloqué à trente images par seconde avec de fréquents ralentissements, ruinant ainsi toute tentative de précision millimétrée.