En tentant d’extorquer 200 000 dollars à Rockstar Games, les hackers de ShinyHunters ont accidentellement fait gagner un milliard de dollars à sa maison-mère.
L'arroseur arrosé n'aura jamais aussi bien porté son nom. C'est l'histoire d'un braquage numérique qui a pris une tournure totalement inattendue. Alors qu'un groupe de pirates informatiques pensait tenir Rockstar Games à la gorge, leur tentative d'extorsion a fini par rassurer Wall Street.
Le chantage raté de ShinyHunters
En avril 2026, le célèbre groupe de hackers ShinyHunters a réussi à s'infiltrer dans les serveurs cloud de Rockstar Games. Leur objectif était simple : extorquer une rançon de 200 000 dollars sous peine de publier des données financières internes confidentielles. Face au refus catégorique du studio, les pirates ont mis leur menace à exécution en diffusant ces informations sur la toile.

Mais au lieu de dévoiler des failles embarrassantes ou de compromettre le développement du très attendu Grand Theft Auto VI, la fuite s'est concentrée sur les revenus réels de GTA Online. Les chiffres dévoilés donnent le vertige : près de treize ans après sa sortie, le titre génère environ 1,3 million de dollars par jour, soit environ 500 millions de dollars annuellement. Le document souligne d'ailleurs que ces revenus faramineux proviennent à 97 % des joueurs sur consoles, massivement portés par l'achat de devises virtuelles (les fameuses Shark Cards) et le service d'abonnement GTA+.
Une aubaine inespérée pour les investisseurs
Loin de semer la panique, cette publication a eu un effet euphorique sur les marchés financiers. Jusqu'ici, les investisseurs devaient se contenter d'estimations concernant la rentabilité du jeu ; ShinyHunters leur a offert des preuves tangibles de sa longévité exceptionnelle. Dès l'ouverture de la bourse le 14 avril, l'action de Take-Two Interactive (la maison-mère de Rockstar) a connu un pic spectaculaire, grimpant de 201 dollars à près de 208 dollars.
Cette envolée a généré une augmentation d'un milliard de dollars de la capitalisation boursière de l'entreprise en l'espace d'une seule séance. L'ironie de la situation est intéressante : en refusant de céder 200 000 dollars à des maîtres chanteurs, Rockstar a vu la valeur de son empire bondir d'un milliard.