ARC Raiders a profondément bousculé l’extraction shooter. Plus centré sur les interactions que les affrontements, le jeu intrigue désormais jusqu’aux chercheurs.
À première vue, ARC Raiders est un extraction shooter comme un autre : exploration, loot, PvE, PvP. Pourtant, le titre d’Embark est le théâtre d’un tas d’interactions sociales. Comme nous l’apprend aujourd’hui un article du Guardian, seulement 30 % des joueurs se concentrent sur le PvP. Dans les 70 % restants, 30 préfèrent la coopération et le reste varie les plaisirs.
Tout ça fait d’ARC Raiders une expérience assez unique. Là où d’autres jeux encouragent une méfiance systématique, l’extraction shooter d’Embark laisse émerger des dynamiques sociales plus nuancées. D’ailleurs, on sait désormais que 95 % des joueurs utilisent le chat de proximité, un chiffre encore une fois stupéfiant.
Science infuse
Et ça ne passe pas inaperçu. Comme le rapporte encore une fois le Guardian, des chercheurs se sont intéressés à ARC Raiders. Dans le lot, il y a notamment un spécialiste en sciences criminelles, intrigué par la manière dont les joueurs interagissent entre eux. Patrick Söderlund, PDG d'Embark, évoque aussi un professeur en neurologie, intéressé par les enseignements d'ARC Raiders sur le comportement humain. Mais le boss du studio a sa propre théorie :
Je pense que les gens recherchent des liens avec d'autres joueurs, et ce n'est peut-être plus aussi facile dans le monde réel, car les gens sont rivés sur leur téléphone. Nous avons peut-être, un peu par inadvertance, créé un espace de connexion (avec ARC Raiders, ndlr) - Patrick Söderlund, PDG d'Embark

Un terreau fertile
Si ARC Raiders peut être décrit comme un “espace de connexion”, c'est grâce à ses choix de design. Le chat de proximité, d’abord, joue un rôle central. Lancer un “don’t shoot” (ne tirez pas) dès que quelqu’un s’approche est devenu un réflexe pour de nombreux joueurs. La caméra à la troisième personne participe aussi à une certaine lisibilité des intentions, rendant les rencontres moins abruptes. Enfin, on peut également parler de la forte composante PvE, dont les menaces encouragent naturellement la collaboration, même entre inconnus.