Quelques mois après avoir écumé les décors de Final Fantasy VII Remake sur Nintendo Switch 2, voilà que la suite se rapproche du catalogue de la dernière machine du constructeur japonais à vitesse grand V. De notre côté, on a déjà pu appréhender cette nouvelle étape du voyage de Cloud et sa bande durant une session à durée limitée. Juste ce qu’il faut pour revivre les premières étapes de cette suite et constater si, oui ou non, Square Enix a réussi à surmonter le défi imposé par cet épisode. Pour ma part, je n’ai plus aucune inquiétude après cet essai.
Final Fantasy 7 Remake et Rebirth sur Nintendo Switch 2 en l’espace d’une année, ça ne rigole pas !
Après des années à faire l’impasse sur les consoles de Nintendo (pour les jeux numérotés de la saga principale, du moins), Final Fantasy renoue enfin avec le constructeur japonais. Il y a quelques mois de cela, on avait pu profiter de cette réorientation stratégique avec le lancement de Final Fantasy VII Remake Intergrade, version améliorée de Final Fantasy VII Remake pour les consoles de nouvelle génération (PS5 et Xbox Series), sur la Nintendo Switch 2.

En début d’année, on avait enfin eu l’opportunité de constater si, oui ou non, les promesses de Naoki Hamaguchi et ses équipes quant à la qualité de ce portage était honorées. De ces heures passées sur cette mouture, il en résultait un constat sans appel, à savoir que Final Fantasy VII Remake Intergrade était bel et bien le jeu vidéo le plus fabuleux de la dernière née de chez Nintendo !
Il est vrai que Square Enix marque de très beaux points avec la qualité de ce portage, même si le sujet de l’espace de stockage nécessaire à son installation a pu faire grincer des dents… Quoi qu’il en soit, on espère qu’il vous reste de la place sur la console (ou que vous avez investi dans une bonne carte microSD express), parce que l’arrivée de Final Fantasy VII Rebirth approche à grands pas.

Vous étiez très certainement au courant, mais Square Enix ne compte pas lâcher la console de Nintendo aussi rapidement, car c’est bien l’entièreté de la saga Remake (y compris le troisième opus, encore trop mystérieux à mon goût) qui est amenée à faire les beaux jours du catalogue de la Nintendo Switch 2. Et forcément, le prochain candidat n’est autre que Final Fantasy VII Rebirth, attendu le 3 juin prochain.
Si l’on revient à la charge aujourd’hui avec cette immense saga qu’est Final Fantasy, c’est pour une excellente raison : il y a quelques jours de cela, on a pu mettre les mains sur la version Nintendo Switch 2 de Final Fantasy VII Rebirth pendant une quarantaine de minutes ! Et le mieux dans tout cela, c’est qu’on a pu mettre à l’épreuve la machine et le jeu en mode docké… mais également en mode portable ! Après l’arrivée de Remake, j’attendais Rebirth au tournant sur un point bien précis, et j’ai été grandement rassuré.

Final Fantasy 7 Rebirth sur Nintendo Switch 2, est-ce que ça vaut le coup ? Pour moi, le plus gros challenge est largement remporté !
Évidemment, l’essai fut court et ne nous a offert qu’un avant-goût très balisé par rapport à ce que ce deuxième opus a à offrir dans sa globalité. Pour l’heure, on a eu le droit de plonger dans une toute nouvelle partie pour en revivre l’introduction avec Zack, suivi du flashback de Nibelheim avec Cloud et Séphiroth, accompagnés de Tifa.
L’autre portion du jeu qu’on a pu découvrir se situait quelques minutes plus dans la trame principale, à savoir le retour au présent avec Cloud et sa bande, quelques instants avant que la Shinra lance l’assaut sur la ville de Kalm et que le groupe s’enfuit dans la première zone ouverte du jeu, les prairies. Mine de rien, cet enchaînement permettait d’offrir un joli coup d’œil sur certains des éléments les plus scrutés de cette version Nintendo Switch 2.

Déjà, l’un des points que l’on peut souligner, c’est que les équipes à l’œuvre sur ce portage ont conservé la recette qui faisait honneur à celui de Remake. En dépit de quelques concessions visuelles, notamment pour préserver la mise en scène, les cinématiques brillent toujours autant.
Évidemment, il faut faire l’impasse sur des textures parfois disgracieuses (mais judicieusement choisies) pour tenir ce discours, mais le plaisir de suivre le récit est bien présent, et c’est typiquement ce que l’on vient chercher sur une version mi-salon mi-portable. Toujours est-il qu’on est embarqué dans la course effrénée de Zack pour retrouver Aerith et les réminiscences de Cloud quant aux événements de Nibelheim tels qu’il s’en souvient.

Si on attend cette nouvelle mouture Final Fantasy VII Rebirth sur sa capacité à nous maintenir dans son récit sans que les performances de la console ne fassent des siennes, le sujet du gameplay est également un sujet de la plus haute importance.
Et pour cause, les équipes originales ont accouché de l’un des meilleurs systèmes de combat de la saga, et il serait dommage qu’il perde de sa saveur. Mais, une fois de plus, la qualité et le soin accordés pour le retranscrire presque comme sur les consoles de salon de dernière génération est époustouflante.

Peut-être encore plus frénétique que celui de Remake, notamment en raison de la verticalité plus exacerbée, le gameplay de Rebirth sur Nintendo Switch 2 tient bien la route. L’action reste lisible, les enchaînements se font sans accroc et le changement entre les personnages ne vient pas non plus ternir ce magnifique tableau.
La seule question qui reste en suspens est la gestion des attaques et compétences synchronisées, grandes nouveautés de cet opus. Si cette version honore également ce point, Final Fantasy VII Rebirth sera, comme son aîné, à considérer parmi les titres les plus solides du catalogue de la Nintendo Switch 2 en termes de sensation pure et de plaisir de jeu (en 30fps, stable). Aussi bien en version dockée qu’en version portable, soit dit en passant !

Il est évident que cette version ne se hisse pas à la hauteur des précédentes, mais, de ce que l’on a vu jusqu’à présent, l’expérience est presque répliquée à l’identique. De toute évidence, celles et ceux qui en feront l’acquisition sur la dernière machine de Nintendo savent déjà que cette mouture joue la carte de la fidélité envers l'ADN du jeu (le scénario, le gameplay, les portions en monde ouvert) et qu’ils ne lui jetteront pas la pierre pour des environnements moins chatoyants qu’à l’accoutumée.
En voyant les performances de Remake sur Nintendo Switch 2 en début d’année, je me doutais bien que le rendu de Rebirth serait du même acabit, et je n’en attendais, sans inquiétude, que la confirmation. Toutefois, là où je voulais vraiment obtenir des preuves concrètes du savoir-faire des équipes de Square Enix, c’était à propos de la gestion des différentes zones ouvertes du jeu. Alors, oui, ce n’était que la découverte des prairies avoisinant Kalm, mais c’est un indicateur solide, et je suis sorti de cet essai en sentant que Square Enix avait réussi son défi.

Sur cette portion, majoritairement testée en portable pour évaluer la qualité du portage, Rebirth répond à toutes les attentes que l’on pourrait avoir, se rapprochant de ce que Monolith Soft peut accomplir avec la saga Xenoblade, mais avec un gameplay plus rapide. C’est parce qu’on était limité dans le temps, sinon je repartais, comme il y a deux ans, pour en explorer tous les recoins. Quoi qu’il en soit, pour celles et ceux qui veulent le découvrir ou redécouvrir Final Fantasy VII Rebirth, cette version Nintendo Switch 2 paraît totalement appropriée et solide techniquement.