On pense souvent que les acteurs de séries phares comme Game of Thrones sont très entourés, épiés et occupés, au point de ne pas pouvoir vivre normalement ni vivre des choses particulières. Pourtant, une fois les projecteurs éteints, certains traversent des choses particulièrement graves et ce fut le cas de cette actrice bien connue.
Hannah Murray : elle raconte ses années post-Game of Thrones dans un ouvrage
Diffusée de 2011 à 2019, Game of Thrones fait partie de ces rares production à emporter un très large public, public qui attendait chaque semaine la diffusion d'un nouvel épisode pour en discuter le lendemain. A l'ère des plateforme de streaming permettant de regarder ce qu'on veut, quand on veut et au rythme voulu, voir sur des courtes vidéos des façades entières d'immeubles s'éclairer au rythme du même épisode avait quelque chose d'étonnant. Game of Thrones a créé ou relancé des stars, telles qu'Emilia Clarke, Sean Bean, Kit Harington, Peter Dinklage, Sophie Turner, Lena Headey, Maisie Williams, Nikolaj Coster-Waldauou encore John Bradley-West.
Mais il ne faudrait pas oublier Hannah Murray, révélée dans Skins, puis dans le rôle de Vère (Gilly) en VO. L’Anglaise, aujourd'hui âgée de 36 ans, a participé à 7 des 8 saisons, ce qui est rare même pour le casting principal. Cependant, à partir de 2020, ses apparitions sont devenues de plus en plus rares, aussi bien à l'écran qu'en dehors. C'est par une vidéo promotionnelle publiée par son éditeur, Penguin Random House, qu'Hannah Murray annonce la sortie de ses mémoires, The Make-Believe, dans lesquelles elle raconte la descente aux enfers qu'elle a connue.
Quand j'avais 27 ans, j'étais actrice, et je tournais dans la série fantastique Game of Thrones. Mais c'est dans ma vie personnelle, derrière les caméras, que les choses étaient vraiment fantastiques. Vraiment incroyables. Vraiment terrifiantes.
Elle raconte notamment des humiliations vécues en audition, la répétition des scènes violentes et le poids médiatique, autant d'éléments qui ont fragilisé sa santé mentale. Pour se détendre, évacuer tout ce stress et poursuivre sa carrière dans la meilleure forme possible, elle se tourne vers un homme pratiquant le reiki, une méthode, une pratique holistique originaire du Japon misant sur la répartition des énergies via les mains. Evidemment, cette méthode occasionne de vifs débats, celle-ci reposant majoritairement sur une dimension spirituelle. En France, on la considère comme non conventionnelle, ce qui signifie qu'elle est autorisée mais qu'elle ne saurait remplacer un traitement médical rigoureux.

La dérive sectaire et l'internement
Problème, l'homme « très charismatique » décrit par Hannah Murray promet des connaissances secrètes et intègre des rituels plus complexes. Elle en tombe amoureuse et s'isole de ses proches. Le contrôle exercé par le gourou est très fort et, bien évidemment, une participation financière de plus en plus importante est exigée. Sa santé mentale s'effondre rapidement et c'est paradoxalement ce qui va la sauver de cette dérive sectaire. Internée, elle est diagnostiquée d'un trouble bipolaire et se rend compte qu'elle lutte en permanence pour distinguer ce qui relève du réel de ce qui relève de l'imaginaire. Après 7 ans d'écriture, Hannah Murray dit aller beaucoup mieux et se sentir très heureuse. Le livre sera disponible à partir du 28 mai 2026.
Si vous ou l'un de vos proches semblez tomber dans une spirale sectaire, plusieurs solutions sont disponibles. Outre le maintien du lien, très important, vous pouvez intervenir. Vous pouvez ainsi procéder à un signalement sur la plateforme en ligne de la MIVILUDES (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), ou, en cas de danger immédiat, contacter les autorités via le 17 ou le 114. Il existe également de nombreuses associations soutenant et accompagnant les familles de victimes.