Assassination Classroom : Un manga controversé banni aux États-Unis, mais de retour sur Netflix

Titre original : Banni des bibliothèques mais de retour sur Netflix : découvrez le manga que les autorités américaines ne veulent plus voir !

Ce 1er mai, Netflix a frappé un grand coup en intégrant à son catalogue mondial l’un des animes de comédie les plus populaires de tous les temps. Une arrivée qui fait grand bruit, tant l’œuvre a été au cœur de polémiques, particulièrement de l’autre côté de l’Atlantique.

Assassination Classroom raconte l'histoire d'une classe de cancres, la 3-E, chargée de tuer leur nouveau professeur, une créature tentaculaire jaune nommée Koro-sensei qui menace de détruire la Terre s’ils échouent. Derrière ce pitch loufoque se cache une œuvre explorant le système éducatif et le dépassement de soi et la relation élève-professeur. Ce qui n’a pas empêché le manga de se faire bannir des Etats-Unis.

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Un titre et une image jugés "instigateurs de la violence"

Le principal point de friction aux USA réside dans la thématique même de l’assassinat au sein d’un établissement scolaire. Dans un pays marqué par les tentatives de fusillades en milieu scolaire, l'association des mots "assassinat" et "classe" est devenue un tabou pour de nombreuses associations de parents et conseils scolaires. Bien que l'anime ne présente aucune violence gratuite, le simple fait de voir des adolescents pointer des pistolets factices sur leur enseignant a suffi à interdire le manga en Floride ou dans le Wisconsin.

Banni des bibliothèques mais de retour sur Netflix : découvrez le manga que les autorités américaines ne veulent plus voir !

Les détracteurs craignent que l'anime ne banalise la violence armée à l'école ou n'agisse comme un "déclencheur" pour la population. Les fans défendent malgré tout le message pacifique de Koro-sensei, qui utilise ces exercices d'assassinat pour booster la confiance et les compétences de ses élèves. Sauf qu'aux États-Unis, le débat dépasse le cadre artistique pour devenir un enjeu de sécurité publique, transformant cette comédie dramatique en objet de discorde nationale.


Quand la culture japonaise se heurte à la vision américaine

Assassination Classroom n'est pas un cas isolé aux Etats-Unis. D'autres œuvres majeures ont subi la censure pour des raisons morales ou sécuritaires. On pense notamment à Death Note, banni des écoles car des élèves s'amusaient à créer leurs propres "carnets de la mort" avec les noms de leurs camarades ou professeurs. Ici, c'est l'aspect psychologique et la soi-disant “incitation au harcèlement” du manga qui ont poussé les autorités à classer l'œuvre comme dangereuse pour les mineurs.

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Un autre exemple frappant est celui de Highschool of the Dead, quasi banni des sites de streaming non pas pour sa violence, mais pour son contenu "ecchi" (érotique) jugé trop explicite. La vision d'outre-Atlantique a souvent du mal avec l'ambivalence des animes japonais, qui mélangent action, drame et humour suggestif. Le catalogue d'animation japonaise aux USA ressemble souvent à “un champ de mines”, où seules les plateformes comme Netflix permettent aujourd'hui de contourner ces barrières culturelles.