Inside : Une Analyse d'un Chef-d'Œuvre du Jeu Vidéo Noté 19/20

Titre original : Je n'ai jamais vu de jeu plus abouti que ce titre noté 19/20

La bibliothèque du Xbox Game Pass Ultimate regorge de pépites en tout genre. C’est pourquoi, étant fan de jeux indés, je suis prêt à perdre plus de 20€ par mois pour pouvoir m’extasier devant tous les titres disponibles. Et à mon sens, l’un d’entre eux se démarque clairement des autres.

Quand je tombe sur Inside il y a quelques années, je pense d’abord avoir affaire à un titre lambda, qui ne semble pas faire le poids face au reste de la bibliothèque du Game Pass. Je veux dire, les images utilisées pour promouvoir le jeu ne sont pas très aguicheuses et paraissent surtout… vides. Sa description, elle aussi, ne vend pas du rêve. Et pourtant, lancer ce qui s'est finalement avéré un chef-d’œuvre a certainement été l’une de mes meilleures décisions de ma vie de gamer.

Je n'ai jamais vu de jeu plus abouti que ce titre noté 19/20

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Un monument du jeu indé, ni plus ni moins

Un jeune garçon paumé au milieu d’une forêt. C’est le personnage qu’il m’est demandé de contrôler. Je ne connais ni son nom, ni son âge, mais je n’ai pas vraiment besoin de ces informations de toute façon. Le jeu me met directement dans l’ambiance. Le manque de couleur, les bruits oppressants, l’absence de vie autour du personnage, tout est fait pour mettre le joueur sous tension.

Je comprends rapidement que Inside est un plateformer dans lequel je dois aller de gauche à droite, à la manière d’un titre en 2D mais dans un environnement en 3D. Les graphismes sont certes minimalistes mais loin d’être moches, et les animations sont extrêmement travaillées. Suffisant pour que je me retrouve absorbé dans ce monde dystopique.

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Au bout d’une dizaine de minutes de jeu et après quelques morts bêtes, j’arrive enfin à échapper aux policiers et à quitter cette forêt angoissante pour me retrouver dans un bâtiment agricole. Mais la transition entre les deux zones est si fluide que je m’en aperçois à peine, tant je suis plongé dans mon périple.

Et c’est là l’une des qualités principales d’Inside. Passer d’un environnement à un autre ne paraît jamais brusque, malgré la linéarité de l’aventure. Je traverse plein d’endroits tous plus étranges les uns que les autres, remplis de personnages ou de créatures tout aussi tordus, mais rien ne me semble en décalage : tout s'enchaîne parfaitement.

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Les casse-têtes et les phases d’action se suivent également à merveille, ce qui rend l’ensemble agréable à jouer de bout en bout. Ajoutez à cela une tension et une difficulté bien gérées pour rendre l'expérience horrifique et exigeante, sans être épouvantable pour autant, et vous obtenez un titre qui se rapproche à mes yeux de la perfection. Donc, malgré la durée du jeu (il est plié en 4h), on est là possiblement face au meilleur “cinematic plateformer” que l’industrie vidéoludique ait eu à proposer. Et je ne pense pas être le seul à exprimer cet avis.


Une oeuvre à la fois inspirée et inspirante

87% sur Metacritic, 96% (!) sur Steam, le ressenti global est dithyrambique. Playdead, le studio indé danois derrière Inside, a réussi son coup en développant une œuvre presque intemporelle. Moi qui en ait entendu parler des années après, j’ai pu prendre autant de plaisir à y jouer que ceux qui l’ont lancé dès sa sortie en 2016. Mais, aussi réussi qu’il puisse être, le jeu peut être considéré comme une simple “version affinée” de Limbo, premier titre créé par Playdead et paru 6 ans avant. Un qualificatif que je trouve réducteur vis-à-vis d’Inside.

Je n'ai jamais vu de jeu plus abouti que ce titre noté 19/20

Certes, le minimalisme artistique et l’univers dystopique sont deux points-clés d’Inside qui faisaient déjà partie intégrante de Limbo. Certes, un autre élément majeur est aussi présent dans les deux jeux : la manière de raconter l’histoire, sans dialogue, simplement par le gameplay. Mais là où l’héritier fait mieux que le précurseur, c’est en ce qui concerne l’immersion du joueur. Grâce à ses environnements en 3D, Inside propose plus de diversité dans les décors, de complexité dans la narration visuelle et de profondeur dans le périple du joueur. Et ça fait toute la différence.

Je n'ai jamais vu de jeu plus abouti que ce titre noté 19/20

Planet of Lana, Little Nightmares ou Somerville, toutes ces excellents œuvres se sont directement inspirées d’Inside. Le second titre (et le dernier à ce jour) de Playdead peut donc être considéré comme une référence du jeu indé moderne. Si vous souhaitez plonger dans cette expérience pas comme les autres, vous le pouvez sur PC, Switch, PS et Xbox au prix de 23€. Et pour les abonnés au Game Pass Ultimate comme moi, ne vous inquiétez pas, il n’a pas quitté la bibliothèque de jeux !