Forza Horizon 6 : Un voyage époustouflant à travers le Japon dans le meilleur jeu de course en monde ouvert de la série

Titre original : Test du jeu Forza Horizon 6 : après 14 ans à jouer aux titres de la série, voici mon test de FH6 sur Xbox Series

En attendant les sorties de Fable, Gears of War : E-Day et Halo : Campaign Evolved, c’est Forza Horizon 6 qui ouvre le bal organisé par Microsoft pour fêter les 25 ans de la marque Xbox. Une grande fête qui prend des allures de démonstration technique. Le tonnerre mécanique retentit dans toute la vallée Todoroki au rythme des déflagrations de feux d’artifice. Départ canon, vitesse turbo… les courses du festival Horizon n’ont plus aucune limite.

Conditions du test

Nous avons joué à Forza Horizon 6 (édition premium) sur Xbox Series X grâce à un code fourni par Microsoft. Nous avons joué pendant 30 heures, de quoi atteindre l’île des légendes tout en faisant un peu de tourisme et pas mal de création. Ce test s’est déroulé sur deux saisons, printemps et été. Toutes les captures d’écran postées dans cet article ont été prises en mode performances (60fps) directement en jeu ou grâce au mode photo.

Forza Horizon et moi, c'est une longue histoire. Quand le premier jeu est sorti en 2012 sur Xbox 360, je ne m'attendais pas à ce que ce spin-off de Motorsport rencontre un tel succès au fil de ses épisodes, allant jusqu'à dépasser la série de Turn 10 en matière de popularité. Alors que certains pilotes aimeraient voir la licence repartir sur de nouvelles bases, je fais partie des joueurs qui trouvent que le concept est tellement fort qu'il n'a pas besoin d'être réinventé. Forza Horizon 6, c'est le meilleur de ce que Forza Horizon a à proposer... et c'est déjà énorme.

Forza Horizon 6 : après 14 ans à jouer aux titres de la série, voici mon test de FH6

Forza Horizon devient encore plus fou avec ce sixième festival

Le sol tremble dans la campagne d’Ohtani, région du site du festival sur laquelle le Mont Fuji semble veiller. Au volant d’une Acura NSX, je m’avance sur la grille de départ. Le tout premier Rassemblement du sixième festival Horizon m’attend ! Ayant connu toutes les éditions depuis son inauguration en 2012 au milieu des paysages rocheux du Colorado, j’en ai vu passer des courses contre des adversaires insolites. Des trains, des avions, des motos, des hovercrafts… j’ai déjà roulé sur tout ce qui roule, vole ou glisse.

Soudain, l’herbe se couche. Dans mon rétroviseur, j’aperçois un Mecha grand comme un immeuble m’enjamber. Ma voiture fait la taille de sa semelle ! Attendez, quoi ? Je vais vraiment faire la course face au clone d’un Gundam ? Le temps de reprendre mes esprits, le robot pète son meilleur sprint, déracinant au passage les arbres comme s’il s’agissait de vulgaires brindilles. À la radio, un groupe japonais hurle aussi fort que mon pot d’échappement quand j’appuie sur le champignon. Même pour un Forza Horizon, ce qui se passe est dingue… les organisateurs ont décidément tout compris.

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Forza Horizon 6 et le monde ouvert des possibles

Vous aimez les jeux de course sur piste où il faut se comporter en gentleman du volant ? Éviter de s’appuyer sur les petits camarades dans un virage ou ne pas prendre de raccourci sous prétexte que ça ne se fait pas ? Alors restez sur Gran Turismo ou Forza Motorsport ! Les Forza Horizon ont toujours instauré un grand n'importe quoi motorisés où l’idée même de route tient plus du concept que de réalité. FH6 va toujours plus loin dans le délire.

Ici, on dépasse allègrement les limites, qu’elles soient au niveau du comportement ou des pistes. Si les multiples aides ne vous suffisent pas, vous pouvez rembobiner sans vergogne et quand même décrocher l’or. Il n’y a aucune prise de tête au festival Horizon, sauf si vous le souhaitez. Dans ce cas, vous pouvez retirer les assistances à la conduite, régler finement votre voiture et dépenser vos points de maîtrise avec discernement.

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Souvent classés dans la catégorie des jeux de course, les Forza Horizon sont en fait des open worlds à l’intérieur desquels on fait plein de choses amusantes à l’aide de voitures. La course en fait partie, bien sûr, mais il y a aussi des radars à déclencher, des dérapages à contrôler, des trésors à débusquer, des mascottes à détruire… bref, une multitude d’activités divertissantes. Si la saga rencontre autant de succès, c’est tout simplement parce qu’elle est capable de transformer n'importe quel quidam qui apprécie un tant soit peu les mondes ouverts en chauffard.


Une grande quête pour devenir pilote légendaire de FH6

Dans les grandes lignes (droites), Forza Horizon 6 s’appuie sur tout ce qui a rendu la franchise célèbre, au grand dam de ceux qui auraient voulu un reboot. Le jeu injecte à l’utilisateur une dose de fun par intraveineuse comme on remplit une R5 de Diesel : sans son consentement ! Les PNJs nous parlent comme si on avait élevé les carpes Koï ensemble, les couleurs sont fluos, alors que les musiques sont tellement rythmées que l’on jurerait entendre les vitres vibrer lorsque l’on passe près des enceintes géantes du festival.

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Les récompenses pleuvent au moindre coup de volant à peu près maîtrisé, même quand on ne met pas les pieds sur le podium. Oui, seul le fait de terminer une épreuve fait gagner de l’XP, sans avoir besoin d’arriver parmi les premiers. Quand la jauge d’XP est pleine, le joueur est invité à un Rassemblement ou à un Rush (nous y reviendrons plus tard) dans le but de gagner un bracelet coloré. Chaque bracelet récupéré débloque de nouvelles missions sur la map jusqu’à ce que l’on atteigne le rang de “légende”. C’est pile-poil ce qu’il faut pour maintenir l’intérêt sur la longueur.


Un open world plein à craquer d'activités

Certes, la carte du Japon ressemble vite à un Cèdre de Noël orné de dizaines de petites boules colorées, mais il existe tout un tas de filtres améliorant la navigation. Le système de tampons est de retour et débloque diverses récompenses en fonction de ce que le joueur parvient à faire. Dans cet épisode, vous n’avez pas à remplir de conditions particulières pour débloquer le voyage rapide : chaque route “visitée” se transforme en point d’apparition potentiel si vous préférez vous téléporter plutôt que rouler. Aucune prise de tête, “Kūru”, on vous disait !

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La seule chose un rien contraignante par rapport à FH5, c’est que FH6 nous oblige à prendre une voiture adaptée à la course sélectionnée. Cela permet de tester plusieurs bolides de différentes classes et de dépenser ses crédits pour mieux progresser. C’était une demande insistante des fans, et Playground a jugé bon de la réaliser : la course devient personnalisable seulement si on la termine une première fois.

Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est le fait que les voitures se gagnent aisément. Que ce soit en les dénichant sur la map, en les achetant grâce aux crédits ou en les remportant via la roulette, les caisses se collectionnent sans efforts. Les puristes vont (encore) dire que tout est bien trop complaisant.

En ce qui concerne le challenge, celui-ci reste à la carte. En l’état, la difficulté nous a paru en dents de scie : parfois, les pilotes sont coriaces même en moyen, quand bien même on aurait une super caisse, parfois, on roule sur tout le monde même en “très doué”. Ces bizarreries disparaîtront sûrement après quelques mises à jour d’équilibrage. Par rapport aux précédents épisodes, les courses de rue sont plus difficiles, notamment à cause des routes japonaises humides sur lesquelles les supercars ont tendance à glisser.

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Tokyo by night

Scott Tyler – l’animateur de la station de radio Bass Arena – n’en revient toujours pas. Nous non plus ! Après cinq éditions du festival Horizon, la grande fête arrive au Japon. Pour le joueur, cela signifie qu’il va y avoir 671 routes à parcourir au volant de plus de 550 véhicules dans 8 grandes zones aux biomes variés. Les chiffres, c’est bien, mais manette en main, est-ce que le Japon a de quoi nous faire oublier le Mexique ? La réponse est “hai”. Ça veut dire “oui” en japonais.

Tout d’abord, la map. Ce Japon “idéal” imaginé par Playground est une version condensée de tout ce qu’un touriste veut voir au pays du soleil levant. La forêt de bambous d’Arashiyama, le château de Hirosaki, le Hakone Nanamagari, le temple du Pavillon d’or… presque tout ce qui donne envie d’aller au Japon est là, dans un espace d’une grosse centaine de km² à visiter comme bon nous semble. Une absence se fait néanmoins sentir sur la route, celle des voitures construites par le constructeur japonais Suzuki.

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Ensuite, Tokyo. Hormis Surfers Paradise de FH3, il n’y a jamais eu de grandes métropoles modernes dans les Forza Horizon. Nice, Edimbourg et Guanajuato étaient sympas, mais elles manquaient de grattes-ciels, de densité, de panneaux lumineux extravagants, de voies express. Que ce soit avec Akihabara et ses immeubles illuminés ou avec l’énorme carrefour de Shibuya, la capitale japonaise régale. Aucune ville des précédents opus n’arrive à sa cheville, tant par la taille que par la variété de ce qui est jouable. Le seul problème, c’est que Tokyo est la seule métropole de la map. Nous aurions aimé conduire dans d’autres villes… Kyoto, au hasard.


Forza Horizon 6 : des sensations pures

Comme nous l’avions remarqué dans notre aperçu, cet énorme terrain joue sur la verticalité, en ville comme en campagne. Le level design des courses use et abuse de dénivelés sinueux, des plongées vertigineuses ou encore des routes sur plusieurs niveaux, pour nous donner des sensations fortes. Les panneaux dangers sont les plus impressionnants jamais vus dans un FH, tandis que les zones de drifts – à parcourir grâce à des véhicules spécialement pensés pour – s’autorisent des virages dignes de montagnes russes.

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Le monde ouvert imaginé par Playground encourage l’exploration, que ce soit via les panneaux d’XP placés à des endroits farfelus ou grâce aux voitures bonus à dénicher par l’intermédiaire d’indices récoltés. Les trésors de grange sont toujours là, à trouver au volant de votre auto ou en utilisant le drone. Si vous voulez prendre une petite pause, le pilotage automatique est disponible, de quoi vous rendre un point “A” à un point “B” en posant la manette pour siroter tranquillement un ChuHai devant les superbes graphismes du jeu.


Sans performance, la puissance graphique n’est rien !

Les Forza Horizon ont toujours été des jeux superbes, agréables aussi bien à regarder qu’à écouter. FH6 respecte sa promesse : le joueur s’en prend une fois de plus plein les yeux et les oreilles. Sur Xbox Series X, le soft de Playground propose toujours deux modes graphiques, qualité et performances. Nous vous conseillons d’opter pour le second tant le développeur britannique a réussi un impressionnant tour de magie.

Forza Horizon 6 : après 14 ans à jouer aux titres de la série, voici mon test de FH6

En 60fps au volant d’une Ferrari FXX-K WP propulsée à 300 km/h, on a presque l’impression d’être dans un Wipeout. Ça va vite, très vite, tout en restant beau, net et fluide. Par rapport au mode performances de FH5, tout est plus détaillé, surtout les sols. Bien sûr, FH6 reste assez proche techniquement de son magnifique grand frère, mais il propose plus de densité, plus de détails dans les shaders, tout en améliorant l’impression de vitesse. Il y a des pilotes qui vont refuser de cligner des yeux lors des dépassements, c’est moi qui vous le dis !


Coup de cœur instantané

Ce Forza Horizon passe le contrôle qualité – visuelle – haut la main : la poussière qui se dépose sur les caisses, les effets climatiques variés, les intérieurs des maisons qui semblent modélisés, les petites gouttes qui se déposent, l’éblouissement quand on sort des tunnels avant de révéler un panorama grandiose… vous voulez voir de vos propres yeux ce que le monde du jeu de course orienté arcade a de meilleur à offrir en 2026 ? Jouez à FH6.

Comme d’habitude, la beauté des paysages et des ambiances vous donneront envie de sortir votre instantané. Le mode photo intègre toutes les dernières nouveautés de celui de FH5, c’est-à-dire que l’on peut changer à la volée le moment de la journée ainsi que la météo. Il y a toujours les “photos rapides” servant à remplir le pokédex (promo Horizon) sans avoir à attendre le traitement d’image. Les joueurs complétistes seront ravis.

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Certes, les PNJs manquent de polygones et de réactions par rapport à ce qui se passe, les étendues d’eau ont des reflets pas toujours incroyables, l’arrière des voitures n’est pas reproduit quand on se retourne en vue habitacle et quelques détails dénotent… mais Forza Horizon 6 reste superbe sur Xbox Series X, même en 60fps.


Une ambiance sonore digne des meilleurs festivals

Qui dit festival dit musiques. Ce sixième Horizon offre un choix inédit de 9 stations de radio. Au programme ? De la pop, de l’électro/techno, de la drum & bass, du rock, de l’alternatif, du hip-hop, de la synthwave, de l’orchestral, de la J-pop. La radio japonaise, animée par une animatrice locale, est un gros plus pour l’immersion. Personnellement, je la mets systématiquement quand je passe par Tokyo ! Si rien ne vous va, vous pouvez évidemment lancer votre playlist Spotify sur Xbox et couper les musiques du jeu.

La sélection musicale est de grande qualité, même si c’est totalement subjectif (les goûts, les couleurs). Depuis que j’ai passé 30 heures à sillonner les routes japonaises, j’écoute en boucle au moins une dizaine de morceaux venant du jeu quand je ne suis pas devant mon écran. Je vous conseille d’écouter Technopolis, musique de 1979 faite par Yellow Magic Orchestra, un groupe de synthpop japonais délirant aux faux airs de Kraftwerk.

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En outre, pour la première fois depuis que la série est arrivée, je me suis mis à laisser la station dédiée à la musique classique. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle a la bonne idée d’aller dans l’épique/l’orchestral. Les sons des moteurs sont également plus crédibles, mais vous savez, je fais partie de ceux qui baissent le volume des bruits ambiants pour mieux entendre la bande-son. Que voulez-vous, je préfère le bruit des instruments à ceux des pompes d'injection.

Malheureusement, FH6 est quelque peu gâché par l’absence de voix françaises. Oui, je sais que beaucoup de joueurs disent que ce n’est “pas grave”, et que “GTA 6 n’aura que des voix anglaises, lui aussi”. Néanmoins, les Horizon ont toujours eu des doublages en français, ce qui est pratique quand on fonce à 250 km/h et qu’on nous lâche de nouvelles informations. Le titre perd de son accessibilité puisque les joueurs qui ne sont pas bilingues auront les yeux rivés sur les sous-titres – lorsqu’ils sont là puisque les animateurs radio ne sont pas sous-titrés – plutôt que sur l’action. Dommage.

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Une histoire de (bon) goût

S’il y a une activité où l’absence de voix française se fait douloureusement sentir, c’est avec les “Virées”. Inspirées des Expéditions de FH5, elles nous demandent de suivre un convoi sur l’archipel puis de réussir un défi. La visite se fait sous une pluie d’explications sur les coutumes japonaises ainsi que sur l’histoire de la région explorée. C’est moins palpitant que les Expéditions hyper rythmées avec Ramiro, mais ça reste bienvenu, surtout si le Japon vous intéresse un minimum.

De manière générale, les épreuves “Histoires” sont un petit peu moins convaincantes que celles des deux précédents volets. Les courses de Tōge sont de simples duels, le Club de drift demande… de drifter, les missions du magazine Moto Auto s’articulent autour de la photographie, tandis que l’unique petit boulot, celui de livreur de nourriture à Tokyo, est assez classique. Par rapport aux Histoires “Stunt Drive” de FH5 (faire des cascades pour un long-métrage) ou “LaRacer” de FH4 (rouler au volant de voitures mythiques du monde du jeu vidéo), c’est moins original.

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Forza Horizon 6, ou le monde dans lequel vous ne serez jamais seul

Et les événements communautaires, me demanderez-vous ? Ils sont nombreux ! Horizon Arcade s’appelle désormais “Fun en cascade Horizon”. Le grand dirigeable indique un endroit où tous les joueurs de la carte ont l’opportunité de se retrouver afin de participer à une épreuve coop en trois manches dont le défi s’adapte au nombre de participants. Durant notre période de test, tout fonctionnait bien, alors nous espérons que nous ne connaîtrons pas les déconvenues du post-launch de FH5 avec ses Horizon Arcade.

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Les épreuves de drag et de time trial sont intégrées dans l’open world et sont accessibles à la volée. Les panneaux montrent les meilleurs temps en temps réel dans l’univers, affichant votre joli pseudo en cas de podium remporté, et ça, c’est la classe. Playground a ajouté des “rassemblements auto” qui sont en fait des parkings sur lesquels se garer pour faire le kéké et quémander un groupe de potes.

Chaque course est jouable en solo ou en multi, tandis que tout le monde peut créer ses propres tracés/épreuves ou tester les propositions des autres : à l’instar d’une Toyota Sequoia, Forza Horizon 6 a déjà une durée de vie infinie.

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Un crush pour Horizon Rush

Les fans de Forza Horizon le savent, les vraies récompenses réservées aux joueurs sont les Rassemblements. Il s’agit d’étapes très attendues durant la progression qui prennent la forme de courses déjantées 100 % arcade contre des véhicules sortant de l’ordinaire. Ici, les développeurs ont pris un gros risque dans FH6, celui de réduire leur nombre – on en compte que deux – pour introduire trois événements Horizon Rush, des parcours d’obstacles comme la communauté aime en créer grâce à l’EventLab.

Je faisais partie des réticents à l’idée de voir les Rassemblements géniaux fondre comme neige au soleil au profit de défis “try hard” à la Trackmania. C’était sans compter sur l’intelligence de Playground. Avec les Horizon Rush, le développeur a, au final, gardé l’esprit WTF de ses Showcases en proposant une expérience plus orientée chrono sans pour autant verser dans le pur time attack sans âme.

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Certes, il faut foncer vers la ligne d’arrivée dans des décors plus tortueux que la moyenne, mais cela se fait avec des véhicules fous (hélicoptère, avion, etc.) qui viennent égayer la partie. Est-ce que l’on aurait aimé que ce soit encore plus débridé ? Oui ! J’espère que d’autres seront ajoutés au fil des mises à jour.

L’autre grosse carotte qui encourage le pilote à avancer dans la campagne, c’est la promesse de rejoindre l’île des légendes une fois que le bracelet en or est sur le poignet. Cet endroit réservé à ceux qui ont passé beaucoup de temps au Japon donne accès à de nouveaux défis (ainsi que des récompenses dédiées), et surtout au Goliath, la plus longue course de l’aventure. Il m’a fallu une vingtaine de minutes pour la boucler au volant d’un bolide classé R lors d’une virée d’anthologie.

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Vous en avez assez de rouler ? Créez !

Au fil des épisodes, les Forza Horizon ont placé le joueur au centre de leurs univers. Création de livrées, de courses, d’épreuves, arrivée d’un monde partagé en ligne avec des défis communautaires à réussir ensemble, multiples options d’accessibilité… c’est le monde ouvert qui s’adapte aux joueurs, et non l’inverse. FH6 continue cette tradition et va – vous commencez à comprendre le pattern – encore plus loin.

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Si l’avatar se personnalise comme avant, les voitures, elles, disposent d’un outil d’édition plus intuitif qui permet de décorer jusqu’aux vitres de nos automobiles chéries. La nouveauté de ce Forza, c’est que les garages des maisons à acheter sont eux aussi à concevoir. Vous voulez ajouter des néons dans tous les sens afin de créer une ambiance cyberpunk à votre antre ? Faites-le via l’EventLab !

Il y a également tout un domaine entièrement personnalisable, à modifier seul ou avec ses amis, sur lequel les créateurs peuvent concevoir ce qu’ils veulent en utilisant les librairies graphiques du jeu. Pour ma part, j’ai déraciné tous les arbres, mis du béton partout et j’ai recréé un quartier de Kyoto histoire d'avoir une seconde ville dans FH6. Le gros point positif de tout ça, c’est que l’éditeur est simple à comprendre. N'importe qui arrivera à coller des objets, produire des préfabs et manipuler la map en 15 minutes chrono. Bien sûr, on s’attend à voir des choses incroyables quand la communauté mettra ses mains dessus.

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Conclusion

Points forts

  • Graphiquement phénoménal, même en 60fps
  • Le Japon, meilleur terrain de jeu de tous les FH
  • Les tracés des courses offrent une tonne de sensations fortes
  • Excellente impression de vitesse (surtout en vue capot)
  • Les épreuves Horizon Rush et les Rassemblements sont incroyables
  • Musiques et ambiance sonore au top
  • Une tonne d’options bienvenues
  • Les plus créatifs ne le lâcheront jamais

Points faibles

  • Les “Histoires d’Horizon” auraient pu être plus inspirées avec une telle destination
  • Absence gênante de voix françaises et animateurs radio non sous-titrés

Note de la rédaction

19

Le roi du monde ouvert motorisé passe la sixième au pays du soleil levant ! L’édition japonaise du festival Horizon respecte les traditions tout en laissant de la place à la modernité. Forza Horizon 6 revoit légèrement son système de progression et ajoute à son moteur des épreuves “Rush” très funs. Avec la personnalisation toujours plus poussée, les joueurs ont de quoi concrétiser toutes les folies qu'ils auraient en tête. Énorme dans son contenu, superbe graphiquement, fluide, riche dans son monde ouvert, le titre de Playground Games place la barre au sommet du Mont Fuji. Ce n’est pas seulement un Forza Horizon exceptionnel : il s'agit du meilleur, tout simplement.

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