Katsuhiro Harada quitte Bandai Namco pour fonder un studio sous SNK, propulsé par le soutien financier de l'Arabie Saoudite

Titre original : Le mercato du siècle : après avoir investi dans un éditeur de jeu vidéo, l'Arabie Saoudite débauche cette star

C’est un séisme qui a secoué la planète gaming. Le producteur de cette série légendaire claque la porte de Bandai Namco pour rejoindre SNK. Un transfert lunaire qui redessine les cartes du versus fighting mondial.

Depuis trente ans, Katsuhiro Harada est indissociable de Tekken. C’est lui qui a porté la licence sur ses épaules, transformant un simple jeu d’arcade en un mastodonte culturel pesant des millions de ventes. Pendant des décennies, il a été le visage de Bandai Namco, le garant d'une certaine rigueur technique et d'un spectacle sans cesse renouvelé. Son départ laisse un vide immense chez son ancien employeur, mais surtout, il marque la fin d'une ère pour la licence Tekken.

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L’onde de choc : un studio sur-mesure pour le maître

La nouvelle est tombée : Harada ne vient pas chez SNK (King of Fighters, Fatal Fury, Samurai Showdown, Metal Slug...) pour superviser un projet, mais pour fonder son propre studio sous l'égide de la firme d'Osaka. C'est une liberté totale qui lui est offerte afin qu'Harada puisse innver pour le futur des jeux de baston. On murmure déjà que ce nouveau studio aura les moyens de ses ambitions, avec un recrutement massif de talents internationaux. L'idée est claire : revitaliser les franchises cultes de SNK avec la "Harada Touch".

Le mercato du siècle : après avoir investi dans un éditeur de jeu vidéo, l'Arabie Saoudite débauche cette star

Harada a expliqué qu'il avait besoin d'un terrain de jeu où les limites budgétaires ne seraient plus un frein à l'innovation. En allant chez SNK, il montre qu'il souhaite travailler dans un environnement loin de la structure parfois rigide des grands éditeurs historiques. Une chose est sûre, le monde du versus fighting vient de basculer dans une nouvelle dimension, et SNK est désormais l'épicentre de ce "tremblement de terre".


Le nouvel empire SNK : l'ombre de l'Arabie Saoudite

Mais ne nous trompons pas : si SNK peut se payer une telle légende, c'est grâce à la puissance de frappe financière de l'Arabie Saoudite. Depuis que le pays, via la fondation MiSK, a pris le contrôle quasi total de l'éditeur, SNK n'est plus la "petite" boîte qui survit grâce à sa gloire passée. C'est devenu une pièce maîtresse d'une stratégie géopolitique et économique bien plus vaste : la Vision 2030. L'Arabie Saoudite ne se contente plus d'acheter des actions, elle achète le savoir-faire et le prestige et le recrutement d'Harada en est le symbole.

Le mercato du siècle : après avoir investi dans un éditeur de jeu vidéo, l'Arabie Saoudite débauche cette star

Avec des fonds qui semblent inépuisables, SNK attire aujourd'hui les meilleurs développeurs du globe, là où ils auraient autrefois hésité. L'Arabie Saoudite veut faire de SNK le fer de lance de son industrie vidéoludique, créant un pont entre le Japon et le Moyen-Orient. Pour les joueurs, cela signifie surtout des jeux avec des budgets "triple A" qu'on n'aurait jamais cru possibles pour des licences comme Fatal Fury ou Art of Fighting. SNK est en train de devenir un prédateur, ayant comme ambition de débaucher n'importe quelle star du milieu pour asseoir sa domination. L'année dernière sortait Fatal Fury : City of The Wolves, le 1er jeu de cette collaboration entre SNK et l'Arabie Saoudite, qui n'a pas trouvé son public. Reste à savoir donc si les prochaines sorties de l'entreprise sauront être à la hauteur...