Après 7 années d’attente depuis Star Wars IX, le retour de la célèbre saga intergalactique sur grand écran ne convainc pas pleinement la presse spécialisée. Le nouveau long-métrage consacré au Mandalorien et Grogu peine à justifier son format et récolte des avis mitigés soulignant un cruel manque d’ambition narrative.
Sorti en mai 2026, The Mandalorian and Grogu, réalisé par Jon Favreau, transfère les aventures de la série The Mandalorian sur Disney+ vers les salles obscures. Si l'engouement définitif du public reste à mesurer, les retours initiaux des journalistes se révèlent particulièrement tièdes face à cette superproduction hollywoodienne.
The Mandalorian and Grogu, juste un épisode de série au cinéma ?
La réception globale s'avère extrêmement polarisée pour ce film censé relancer la franchise Star Wars au cinéma. Sur Rotten Tomatoes, The Mandalorian and Grogu n'affiche qu'un score de 61% à partir de 141 avis, soit un score plutôt modeste. Plusieurs chroniqueurs estiment que l'expression d'une immense déception demeure un euphémisme pour qualifier qualitativement ce projet. Le reproche central à l'encontre du film concerne son intrigue jugée creuse et répétitive, incapable d'apporter une réelle profondeur à l'univers de Star Wars.
Au lieu d'offrir l'épopée majestueuse espérée par les passionnés, le récit ressemble davantage à un épisode de série étiré artificiellement pour correspondre aux standards d'une diffusion en format IMAX. Certains professionnels de l'industrie, à l'instar de la journaliste Clarisse Loughrey, n'hésitent pas à qualifier cette aventure de production la plus ennuyeuse et insignifiante jamais conçue pour cette galaxie lointaine. L'absence d'enjeux narratifs d'envergure et le manque flagrant de développement psychologique des protagonistes empêchent le long-métrage de s'imposer comme un rendez-vous indispensable.
Une aventure Star Wars sauvée par son action, ses personnages et sa musique
Malgré ce déluge de remarques acerbes, quelques éléments parviennent néanmoins à tirer leur épingle du jeu. Les séquences d'action demeurent percutantes, sublimées par le travail remarquable du compositeur Ludwig Göransson qui insuffle une dimension épique à l'ensemble grâce à ses partitions grandioses.
La dynamique attachante entre le guerrier masqué incarné par Pedro Pascal et le petit être sensible à la Force constitue toujours le cœur émotionnel de cette partie de l'univers Star Wars. La trame scénaristique suit ce duo désormais au service de la Nouvelle République, chargé de retrouver Rotta, le descendant de l'ancien baron du crime Jabba, interprété vocalement par Jeremy Allen White.
Le casting s'enrichit également de la présence de la vétérane Sigourney Weaver sous les traits du colonel Ward, bien que ces ajouts prestigieux n'arrivent pas totalement à faire oublier la faiblesse générale du scénario. Au niveau financier, les estimations anticipent un démarrage relativement modéré sur le sol américain par rapport aux précédents standards de Disney. Reste à savoir ce qu'il en sera vraiment lorsque le film sera disponible sur le sol américain.