Dans Dragon Ball Z, l’antagoniste Majin Buu fait d’abord son apparition sous les traits d’un monstre rose plutôt corpulent et enfantin. L’allure rondelette de celui que les ados des années 1990 / 2000 appelaient Buu Buu ne serait pas la véritable forme du personnage. On vous explique.
Un petit point de rappel sur Buu dans Dragon Ball Z
Lorsque le sorcier maléfique Babidi parvient enfin à briser le sceau et à libérer le redoutable démon Buu dans la dernière grande saga de Dragon Ball Z, l'attente des fans est à son comble. Après les combats intenses contre les terrifiants Freezer et Cell, l'arrivée de l'entité la plus dangereuse de l'univers, âgée de plusieurs millions d'années, promet l'apocalypse. Pourtant, à la surprise générale, ce n'est pas une abomination cruelle aux traits acérés qui s'extrait de sa prison, mais un petit bonhomme rose aux allures de chewing-gum géant et un brin pataud
Avant de prendre cette apparence bien connue, la créature originelle (surnommée Kid Buu) parcourait l'espace avec une unique obsession : tout réduire à néant. Une question se pose alors : comment une machine de guerre implacable s'est-elle changée en un grand gamin capricieux amateur de bonbons ?
Un héritage divin inattendu
Pour saisir l'origine de cette métamorphose, il faut remonter bien avant les événements du manga, à une ère où l'univers est activement sous la protection des divinités suprêmes. Lors de sa folle croisade meurtrière, Kid Buu croise alors la route du Dai-Kaioshin, également appelé Grand Kaio Shin. Ce dieu n'est pas n'importe qui : il représente la plus haute instance des figures créatrices au sein de l'univers imaginé par Akira Toriyama.
Contrairement à l'idée qu'on se fait habituellement d'un guerrier ultime, cette puissante divinité se distingue par un gabarit généreux et un tempérament profondément bonhomme. C'est lors d'un affrontement désespéré que le démon originel va purement et simplement assimiler le grand dieu créateur. C'est un des pouvoirs les plus célèbres du personnage : il gobe ses adversaires pour s'emparer de leur puissance et, au passage, le démon leur vole aussi quelques traits de caractère et physiques. Le Dai-Kaioshin a donc l'air plutôt enrobé et arbore les traits caractéristiques que les fans associent aujourd'hui à l'introduction de Buu.

Quand l'absorption forge le caractère
L'assimilation du divin créateur a bouleversé la physiologie du monstre, mais les répercussions ne s'arrêtent pas à une simple transformation physique. On l'a dit, ce processus singulier a aussi modifié de fond en comble la psychologie du démon. En absorbant l'entité suprême, le fléau cosmique, jusque-là indomptable et purement chaotique, a été paradoxalement dompté. La bonté inhérente et la nature pacifique du Grand Kaio Shin ont déteint sur la créature maléfique de façon irréversible.
Cette étrange fusion des âmes explique pourquoi le Majin Buu de base se montre si naïf et facile à manipuler. Bien que toujours extrêmement dangereux lorsqu'il cède à la colère, il passe le plus clair de son temps à s'amuser, à réclamer des sucreries et à agir de manière infantile. Cette innocence corrompue en fait le pantin idéal pour des figures d'autorité mesquines, mais elle posera également les bases de son évolution future vers une version bienveillante, désormais inséparable de son ami Mr. Satan. Il faut noter que le Grand Kaio Shin n'est pas la seule victime de cette terrifiante faculté : le Kaio Shin du Sud ou encore le jeune Gohan apporteront eux aussi leur lot de changements physiques et comportementaux à travers l'arc
. Cependant, aucune assimilation n'est aussi décisive que celle de cette divinité bedonnante, qui aura finalement masqué la véritable nature de la bête jusqu'aux tout derniers épisodes de l'œuvre culte. Reste à savoir : parmi toutes les déclinaisons proposées par la série, quelle est la version de Majin Buu qui a le plus marqué votre enfance ?