L’épisode fatidique de la saison 2 de The Last of Us a bouleversé les spectateurs, mais le choc a d’abord eu lieu sur les plateaux, en 2024. L’acteur phare raconte comment son maquillage terrifiant a figé toute l’équipe de production, instaurant un malaise palpable et inoubliable.
La saison 2 de l'adaptation signée HBO n'y est pas allée de main morte pour raviver les traumatismes. Si les fans s'attendaient à revivre des séquences rudes, les acteurs n'étaient pas mieux préparés. Le visage défiguré par les prothèses, l'interprète de Joel, Pedro Pascal, a traversé une journée de tournage pas comme les autres, marquant durablement les esprits.
Un malaise palpable sur le plateau
Arriver au travail et lire l'horreur dans les yeux de ses collaborateurs n'est pas vraiment la routine habituelle d'un acteur hollywoodien. En 2024, pour filmer l'une des séquences les plus intenses et tragiques de la nouvelle salve d'épisodes de The Last of Us, les équipes techniques n'ont pas lésiné sur les effets pratiques pour coller au réalisme brut de l'œuvre d'origine. Transformé en véritable charpie sanglante par le talentueux département maquillage, l'acteur chilo-américain a provoqué un silence de mort dès qu'il a posé le pied sur le plateau de tournage.
Je n’ai jamais expérimenté quelque chose comme ce qu’il s’est passé ce jour-là, où je suis arrivé sur le plateau entièrement maquillé, en détruisant complètement l’ambiance dès lors que les gens ont posé leur regard sur moi. - Pedro Pascal, dans une interview pour Entertainment Weekly (EW).
Joel dans The Last of Us saison 2 (Pedro Pascal)

Il a lui-même reconnu que cette vision cauchemardesque avait instantanément détruit la bonne humeur ambiante qui régnait jusque-là. Selon ses souvenirs partagés après la diffusion, la situation était si troublante qu'elle ressemblait à une version poussée à l'extrême du moment gênant où l'on se demande si l'on a un morceau de salade sur le visage, tant les regards braqués sur lui transpiraient la tristesse et l'effroi. La douleur peinte sur les visages de l'équipe de tournage témoignait de l'attachement profond généré par son personnage tout au long de la création de la série.
Le déni d'un départ douloureux
Tourner la page n'est jamais une mince affaire, même pour un habitué des trépas télévisuels spectaculaires. Bien qu'il se soit déjà illustré par des fins brutales dans d'autres superproductions à succès de la chaîne HBO (notamment dans Game of Thrones, après son combat contre La Montagne), le comédien a volontiers avoué dans une interview à Entertainment Weekly que cette expérience précise l'a profondément secoué sur le plan personnel. Conscient de l'impact de ce tournant narratif sur la relation quasi filiale qu'il entretient avec sa jeune partenaire d'écran, il a admis se réfugier dans une forme de déni actif pour ne pas affronter la dure réalité de son départ définitif du programme.
Cette séparation professionnelle s'est avérée d'autant plus rude que la complicité développée sur les plateaux canadiens constituait le cœur battant du projet. Il n'est d'ailleurs pas le seul à avoir accusé le coup de cette transition brutale, puisque d'autres membres majeurs du casting ont fait part de leur grande difficulté à encaisser une telle charge émotionnelle le jour J. L'onde de choc de ce drame fictionnel a finalement réussi à brouiller la frontière entre le douloureux scénario et la réalité pour l'ensemble des personnes impliquées dans la production, prouvant l'impact viscéral de la licence.