L’histoire d’amour passionnelle entre les spectateurs et les braqueurs masqués en combinaisons rouges a débuté en 2017. À l’époque de son lancement, absolument personne n’aurait parié que La Casa de Papel s’imposerait comme l’une des productions non anglophones les plus dévorées de l’histoire, et pourtant ! Face à un tel raz-de-marée mondial, prolonger cet univers télévisuel relevait de l’évidence absolue pour Netflix. C’est dans cette logique implacable qu’a vu le jour un projet entièrement dédié à Berlin, le cambrioleur aussi cynique que charismatique incarné par l’acteur espagnol Pedro Alonso. Aujourd’hui, après avoir passionné les foules pendant des années, l’heure des adieux a définitivement sonné !
Un ultime braquage sous le soleil andalou
Pour tirer sa révérence avec panache et marquer les esprits, l'équipe de production a décidé de s'envoler vers de nouveaux horizons. Diffusée depuis le 15 mai 2026, la nouvelle mini-série sobrement intitulée Berlín et la dame à l'hermine se présente comme la suite directe des premières péripéties de notre gentleman cambrioleur. Cette ultime aventure s'articule autour de seulement huit épisodes qui promettent un joli condensé de suspense.
La tension monte d'un cran dans les rues étouffantes de Séville, où Berlin, rongé par l'envie irrépressible de frapper un grand coup, reforme sa bande emblématique. L'objectif fixé est aussi fou que prestigieux : dérober une œuvre d'art inestimable de Léonard de Vinci, jalousement gardée par un duc aux ambitions démesurées.
Cette conclusion spectaculaire offre l'occasion rêvée pour le comédien principal de dire adieu au rôle de sa vie. À ce sujet, Pedro Alonso s'est d'ailleurs livré avec beaucoup de sincérité dans les colonnes du magazine espagnol Best Movie :
J'ai le sentiment d'avoir accompli un cycle de vie monumental avec un personnage qui m'a énormément fait m'envoler, et la meilleure façon d'honorer tout ce qui m'est arrivé était de le laisser partir.

Des audiences solides mais en demi-teinte
Les fidèles abonnés de la plateforme ne se sont évidemment pas fait prier pour vivre la dernière danse de Berlìn. Selon les données relayées par le site spécialisé Flixpatrol, la mini-série s'est confortablement installée à la première place des contenus les plus regardés dans une cinquantaine de pays au cours de la semaine du 18 au 22 mai.
Pourtant, un rapide coup d'œil aux statistiques globales permet de relativiser sérieusement cet engouement initial. Les chiffres de lancement officiels témoignent d'un démarrage plutôt timide pour une franchise si populaire. Avec "seulement" 6,2 millions de visionnages recensés à travers le globe dans la catégorie des séries non anglophones (selon les métriques de la plateforme), le chemin semble encore horriblement long pour espérer rattraper les performances vertigineuses de la toute première saison. Pour rappel, cette dernière avait réussi l'exploit de cumuler près de 56,7 millions de vues sur ses 91 premiers jours d'exploitation.
| Berlín et la dame à l'hermine | Berlín (Saison 1) | La Casa de Papel (Ultime saison) | |
| Format | Mini-série (8 épisodes) | Série (8 épisodes) | Série |
| Date de sortie | 15 mai 2026 | 29 décembre 2023 | 3 décembre 2021 |
| Visionnages au lancement | 6,2 millions | 56,7 millions (sur 91 jours) | 99,2 millions |
Une formule magique qui s'essouffle ?
L'écart abyssal creusé avec la série mère devient de fait encore plus incontestable. Il paraît désormais matériellement impossible que le spin-off sévillan vienne titiller les sommets stratosphériques atteints par l'ultime chapitre de La Casa de Papel, qui affichait à l'époque un score ahurissant de 99,2 millions de visionnages. Si l'univers foisonnant des braqueurs ibériques pourrait tout à fait se développer via d'autres ramifications à l'avenir, cette baisse de régime significative soulève quelques interrogations, très légitimes, disons-le, sur la pérennité de la licence.
La critique s'est d'ailleurs montrée particulièrement divisée, voire sévère, face à cette conclusion très attendue. Les retours de la presse saluent de manière quasi unanime une production visuelle irréprochable et un soin maniaque apporté à la réalisation technique. Cependant, les professionnels du secteur pointent majoritairement du doigt un profond manque d'audace créative. L'écriture s'enliserait dans une recette narrative répétitive qui a incontestablement perdu de sa superbe au fil des années. Reste maintenant à observer si le fameux bouche-à-oreille saura convaincre les plus indécis et permettre à ce dernier grand casse de s'achever sur une note véritablement triomphale.