Même pas 5 mois après l’arrivée de Final Fantasy VII Remake, c’est au tour de Rebirth de débarquer sur Nintendo Switch 2. Une fenêtre de sortie courte pour permettre à tous les joueurs d’être à jour dans les aventures de Cloud avant qu’elles n’atteignent leur conclusion dans un troisième jeu dont la sortie semble imminente. Mais est-ce que le passage au monde ouvert de ce second épisode fonctionne-t-il vraiment sur Nintendo Switch 2 ?
5 mois entre deux sorties de Final Fantasy majeurs, autant dire que c'est du jamais-vu ! Et pourtant, c'est le traitement (de faveur) auquel ont droit les possesseurs de Nintendo Switch 2. Après Final Fantasy VII Remake Intergrade en janvier, c'est au tour de Final Fantasy VII Rebirth de débarquer sur la console hybride de Nintendo en ce mois de juin. Cette fois, les questionnements sont bien plus importants que sur Remake. Après un jeu narratif en couloir, ce second épisode embrasse la formule en monde ouvert, ce qui rend son portage sur Nintendo Switch 2 d'autant plus intriguant. Après l'arrivée réussie de Remake sur Nintendo Switch 2, Rebirth réussit-il le même exploit ?


Évidemment, Final Fantasy VII Rebirth sur Nintendo Switch 2 est moins beau que sur PS5, et surtout que sur PS5 Pro et PC. Le jeu est en 30 images par seconde, les visuels sont moins fins et les cheveux sont particulièrement pixelisés. Le plus grand défaut technique, c'est sûrement le popping, c'est-à-dire l'apparition subite d'éléments du décor à courte portée. Si c'était déjà le défaut du jeu de base, peu importe la plateforme, il est encore plus fort ici. Mais à la défense du jeu, il s'agit d'un défaut du moteur, l'Unreal Engine 4, plutôt que du titre en lui-même.
Une fois qu'on avait cette liste et qu'on les a acceptés, le résultat est quand même là : Final Fantasy VII Rebirth tourne en 30 i/s de façon fixe sur Nintendo Switch 2 ! Évidemment, cela se fait après des concessions techniques, mais il est possible de profiter des aventures de Cloud et de ses amis en monde ouvert en portable dans de bonnes conditions. J'avoue que c'est surtout les cinématiques avec le moteur dans le moteur du jeu qui m'ont le plus bluffé, c'est là que les faiblesses techniques sont le moins visibles. En revanche, dans les simples dialogues mis en scène, impossible de passer à côté des cheveux qui manquent clairement de finesse.



Mais le plus important, c'est surtout que le jeu reste lisible et surtout fluide en 30 i/s lors des combats, sans aucune chute. Même chose pour ce qui est de l'exploration en monde ouverte qui ne souffre qu'aucune baisse de ce que j'ai pu observer, au prix d'un popping important encore une fois. Finalement, les seules chutes que j'ai pu observer, c'est lors de certains plans de cinématiques parfois trop chargées en éléments, mais sincèrement, c'est très rare. Conclusion, si vous voulez faire ou refaire Rebirth avant la sortie de la Partie 3, la version Nintendo Switch 2 est la meilleure option pour jouer en nomade, sans les contraintes du PS Portal et les limites techniques du Steam Deck.
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Test original de Final Fantasy VII Rebirth sur PS5 par Jinxeb le 22/04
Lors des premières retrouvailles, en septembre, il s'agissait surtout de renouer avec l'un des projets majeurs de Square Enix, puis d'appréhender une petite poignée de nouvelles mécaniques, notamment les actions et compétences synchronisées, et de prendre nos marques avec son nouveau format, bénéficiant désormais de zones semi-ouvertes. Le second rendez-vous, en janvier dernier, est venu consolider nos lointaines impressions et lever le voile sur des mécaniques encore jamais vues jusque-là. Rien qu'avec ces quelques heures au compteur, on comprenait mieux que les cadres du projet, notamment son producteur Yoshinori Kitase et son réalisateur Naoki Hamaguchi, rencontrés sur place, étaient si confiants dans cette suite. Néanmoins, nous étions tout de même ressorti de cette prise en main avec quelques réserves.

Forcément, le temps de jeu dont nous disposions ne permettait pas de développer un avis définitif sur la structure du jeu et sur les changements apportés, notamment via l’introduction de zones semi-ouvertes dans lesquelles s’effectuent une multitude d’activités annexes. Avec désormais plus de 75 heures de jeu au compteur sur Final Fantasy VII Rebirth (à l'heure où ces lignes sont bouclées), ce n’est plus la même chose ! Alors, les développeurs avaient-ils vraiment raison d’être si confiant vis-à-vis de cette suite ? Corrige-t-elle les défauts de Final Fantasy 7 Remake sans en accumuler d’autres en raison de ses changements structurels ? Fait-il honneur au jeu original et parvient-il à exister pour ce qu’il est, même face à un tel héritage ? C’est l’heure de vous partager notre verdict et de vous expliquer, sur la base de notre expérience, si Final Fantasy VII Rebirth est bel et bien l’épisode central de cette trilogie remake, voire même... de la saga !
Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est de bon ton de vous offrir quelques précisions sur les conditions de notre test. Tout d’abord, l’éditeur nous a fait parvenir un code suffisamment en amont, nous permettant d’explorer le jeu au maximum. Dans le cadre de ce test, nous avons joué plus de 75h, soit le temps qu’il nous a fallu pour boucler l’aventure principale, terminer les deux premières zones ouvertes à 100% et appréhender suffisamment les autres régions à explorer. La quasi-totalité de l’aventure s’est faite via le mode Performance afin de privilégier la fluidité de l’expérience. De ce fait, et compte tenu des indications sur l’élaboration d’un patch Day One, notre avis définitif ne prend pas en compte les légers soucis graphiques que nous avons pu rencontrer. Maintenant, place au test !
Un gameplay si étoffé qu’on a l’impression de le (re)découvrir


En guise d’exemple, on peut mentionner le fait que la palette de coups de Tifa s’étoffe et propose un peu plus de verticalité pour acculer les ennemis dans les airs, que Barret devient un allié encore plus redoutable lorsqu’il faut mettre les ennemis en état de Choc, que la faible mobilité d’Aerith est compensée par la possibilité de se téléporter vers un sceau, que le mode Vengeance de Red XIII repose avant tout sur le système de garde et de riposte et peut-être utilisé tant d’un point de vue offensif que défensif, que les techniques de ninja de Yuffie lui assurent deux postures complémentaires (au corps-à-corps ou à distance) et que le côté imprévisible de Cait Sith démontre qu’il peut provoquer des retournements de situation salvateurs, en plus d’être un excellent soutien. Dans ce domaine donc, Rebirth monte d’un cran par rapport à Remake, tout en introduisant de nouvelles compétences liées aux armes… ainsi qu’au Codex pour chacun des héros !


Ici, ce ne sont plus seulement les « sphériers » des armes que l’on développe puisque chaque membre du groupe à son propre Codex. En montant d’un niveau, cinq points d’aptitude sont attribués et doivent être dépensés dans cet arbre d’aptitudes où les embranchements se décuplent en fonction du niveau d’équipe (une fonctionnalité qu’on a pris le soin de détailler dans notre preview). Les armes, elles, ne se renforcent plus de la même façon : les PA récoltés pour les armes les font progresser de niveau, déverrouillant ainsi de nouvelles aptitudes à greffer sur celles-ci, des emplacements supplémentaires ainsi que des augmentations des attributs de base. Ainsi, en plus de varier les approches de votre personnage, via le codex, vous pouvez également orienter le gameplay de chacun en paramétrant les armes. Le socle du système de combat reste le même, mais il se dévoile sous une nouvelle facette, preuve que Rebirth ne se contente pas de transposer une formule qui a déjà fait l’unanimité. Et puis, comme si ce n’était pas suffisant, il y l’ajout de compétences élémentaires (très utiles, à acquérir via le codex), de nouvelles matérias (inédites, combinées, remaniées par rapport à Remake) et, surtout, les affinités.
Une suite spectaculaire à FF7 Remake… et plus si affinités




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Un monde ouvert qui va vous faire aimer perdre votre temps



Comme on l’a vu dans la présentation du State of Play de début février, Rebirth propose ainsi six régions différentes (Prairie, Junon, Corel, Gongaga, Canyon Cosmo et Nibelheim) que l’on arpente au fil de l’intrigue et dans lesquelles on peut revenir plus tard pour finir d’y accomplir les tâches laissées de côté. Pour avoir arpenté les contrées pendant plus de 75 heures dans le cadre de ce test, Rebirth nous a donné le sentiment de mieux maîtriser le rythme, non sans se prendre parfois les pieds dans le tapis. Globalement, le titre gère mieux la manière d’alterner entre les chapitres qui nous font traverser une sorte de donjon et ceux qui diluent la narration à travers une approche plus libre. Très souvent, on souligne que la marque des grands open-world, à une échelle plus ou moins large, sont ceux qui n’ont pas forcément besoin d’agiter une récompense à nos yeux de joueurs pour que l’on ait envie d’y plonger et d’y consacrer de nombreuses heures. En l’occurrence, Final Fantasy VII Rebirth est de cette trempe tant les décors, l’ambiance et les activités à accomplir nous donnent envie d’explorer afin de compléter les différentes tâches, ou d’errer sans but précis jusqu'à se précipiter vers les éléments qui attirent notre regard.

Quoi qu’il en soit, malgré la redondance du contenu qui reste le même d’une zone à l’autre (hormis la forme des quêtes liées aux Protoreliques, cachant de multiples sous-récits) et de quelques quêtes annexes pas forcément transcendante, on prend plaisir à arpenter chaque zone pour compléter les Terrains de chasse, analyser les Puits de Vie, fouiller les lieux d’excavation, entreprendre les histoires et quêtes annexes, dénicher les maisons de Mogs ou activer les Cristaux d’Esper. D’ailleurs, à ce sujet, Rebirth gomme l’un des reproches du jeu original en apportant bien plus de contexte et en soignant davantage la manière dont les invocations (les Espers) sont introduites dans un décor cyberpunk et moins fantastique que ce que pouvait proposer la série dans les épisodes antérieurs au septième volet.


Ici, chaque invocation a une histoire liée à l’une des régions, et cela contribue à renforcer le lore de Final Fantasy VII. Qui plus est, Rebirth pioche aussi énormément dans les nombreux formats qui gravitent autour du jeu (romans, film, jeux dérivés). Pour venir sceller la réussite d’une forme plus ouverte et plus variée en termes de contenu, Rebirth propose aussi d’affronter tout un tas de joueurs dans des parties de Queen’s Blood, le fameux mini-jeu inédit de ce titre. En lui-même, le principe est très simple et le tout se complexifie avec des cartes aux aptitudes spéciales, ce qui le rend d’autant plus grisant à jouer. De notre côté, on a été agréablement surpris par ce contenu annexe, encore plus quand on a découvert qu’il cachait une sous-intrigue qui pousse à s’y investir pleinement.
La renaissance d’une intrigue qu’on avait pas vu venir





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Conclusion
Points forts
- L’impression de jouer au même jeu, mais en portable (Nintendo Switch 2)
- Une expérience en 30 i/s certes, mais stable (Nintendo Switch 2)
- Des options d’accessibilité pour s’adapter à nos envies (Nintendo Switch 2)
- Une formule dirigiste et semi-ouverte qui marche du tonnerre
- Une aventure riche en émotions qui tient toutes ses promesses
- Une bande-son qui prend aux tripes avec des morceaux inédits
- Un univers somptueux et des visuels d’une beauté folle
- Un gameplay plus profond et survolté qui surpasse FF7 Remake
- Un scénario marquant, entre hommage et ajouts à couper le souffle
- La pièce de théâtre du Gold Saucer : spectaculaire !
- Deux derniers chapitres tout simplement grandioses
Points faibles
- Stockage et autonomie contraignants (Nintendo Switch 2)
- Quelques petits soucis techniques, concessions (un peu trop) visibles (Nintendo Switch 2)
- Une structure un peu désuète en matière d’exploration
- Toujours certaines longueurs scénaristiques par moments
- Quelques soucis qui altèrent un peu l’immersion (textures, parkour rigide, ressources de craft peu mises en valeur)
Note de la rédaction
5 mois après la sortie de Final Fantasy VII Remake, Final Fantasy VII Rebirth reproduit le miracle de son prédécesseur sur Nintendo Switch 2. L'exploit est d'autant plus impressionnant qu'on parle là d'une aventure en monde ouvert à la proposition bien plus ambitieuse que son prédécesseur plus linéaire. Au-delà de concessions graphiques visibles et d'une fréquence en 30 images par seconde, le constat est là : Final Fantasy VII Rebirth tourne dans de bonnes conditions sur Nintendo Switch 2 de façon stable et c'est sûrement le meilleur moyen d'y jouer en nomade. C'est donc l'occasion parfaite de découvrir ou de redécouvrir ce second épisode du remake de Final Fantasy VII avant sa conclusion qui semble imminente.
L'avis des lecteurs
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