Redécouverte de Prince of Persia (2008) : un joyau méconnu à moins de 10€ sur Steam

Titre original : J'adore ce jeu qui s'est fait défoncer par la critique, et pour moins de 10€ sur Steam, je vous le conseille vraiment

Boudé lors de sa parution initiale, j’adore le reboot de cette franchise légendaire du jeu vidéo, malgré ce qu’on a pu en dire. Cette réinvention m’a toujours plus par ses choix visuels et ses mécaniques atypiques qui n’ont pas été comprises au moment de sa sortie. Pour moi, il aurait cartonné s’il était sorti aujourd’hui !

Dans Prince of Persia (2008), le joueur incarne un vagabond pris au piège dans une tempête de sable, propulsé au centre d'un conflit divin. L'univers s'inspire des mythes perses, offrant un cadre teinté de poésie. La progression s'articule autour de l'exploration de zones corrompues et de séquences de voltige aérienne, le tout assisté par Elika, une alliée dotée de pouvoirs magiques. Un incroyable mélange que j'ai adoré étant plus jeune, mais qui s'est fait défoncé par les joueurs et la critique... de façon complètement injustice !

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Un reboot ingénieux d'une légendaire saga du jeu vidéo

Prince of Persia (2008) se présente comme un jeu d'action-aventure mêlant des phases de plateformes acrobatiques et des affrontements en 1 contre 1. Le "Prince" navigue dans des décors vertigineux grâce à des capacités de déplacement fluides, courant sur les murs et franchissant des gouffres avec agilité. Le système de combat adopte une structure de duel, évoquant les jeux de baston, avec des enchaînements de frappes élaborés. La particularité mécanique réside dans l'absence d'écran de fin de partie. Elika intervient à chaque erreur pour repêcher le héros des chutes et des coups fatals.

J'adore ce jeu qui s'est fait défoncer par la critique, et pour moins de 10€ sur Steam, je vous le conseille vraiment

Un duo de héros charismatiques au coeur de l'histoire

L'intrigue de Prince of Persia (2008) délaisse les arches narratives des épisodes passés pour installer une histoire autonome. Le héros rencontre Elika, princesse d'un royaume en ruine, chargée d'empêcher la libération d'Ahriman, l'entité des ténèbres. Le duo parcourt des terres ravagées par la Corruption, une matière poisseuse, dans le but de purifier des zones sacrées. La narration repose sur l'évolution de la relation entre les deux personnages, par le biais d'échanges constants. Le récit aborde des thématiques comme le sacrifice et le libre arbitre au sein d'une atmosphère onirique inspirée de la mythologie perse.


Pourquoi j'adore Prince of Persia (2008) et que je le défendrai toujours

La première grande force de ce Prince of Persia à mes yeux, c'est d'abord sa direction artistique. Les développeurs ont utilisé une technique de rendu en cel-shading évoquant des illustrations à l'aquarelle ce qui confère aux environnements un aspect pictural intemporel qui conserve son charme avec les années. Visuellement, les zones traversées se transforment au contact des pouvoirs d'Elika, passant de paysages désolés à des vallées luxuriantes éclatantes de couleurs. Ensuite, les animations du "Prince" brillent par leur souplesse, rendant les acrobaties organiques. Les chorégraphies des affrontements renforcent aussi le dynamisme global de l'expérience vec des angles de caméra mettant en valeur les frappes du duo.

Le concept d'invincibilité, principale point de reproche des critiques à l'époque, propose en fait une approche de la difficulté basée sur la fluidité. En éliminant la frustration liée aux morts répétitives, l'aventure maintient un rythme constant. Ce côté permissif sert surtout l'aspect immersif et narratif du jeu, justifiant la présence continue d'Elika et renforçant le lien de dépendance entre les deux personnages principaux. Le défi se déplace de la survie brute vers l'exécution irréprochable des parcours.

Le titre propose même une réflexion intelligente sur la difficulté. Par exemple, les combats imposent une maîtrise des esquives et des parades, car un échec octroie une régénération de la santé de l'adversaire, ce qui rend les combats plus longs et sert donc de "punition" au joueur plutôt qu'un Game Over. C'est donc pour toutes ces raisons que je trouve que Prince of Persia (2008) est un jeu sous-côté qui mérite d'être réhabilité aujourd'hui, surtout que son prix fixe est désormais de 9,99€ sur PC.


Quel avenir pour Prince of Persia ?

Le développement a été assuré par Ubisoft Montréal, un studio rompu aux projets de grande ampleur. Cette équipe avait orchestré le retour de la franchise avec Prince of Persia : Les Sables du Temps, et a surtout créé la franchise Assassin's Creed. Sorti en 2008, le titre était disponible sur PC, PlayStation 3 et Xbox 360. Cette réinterprétation cherchait à capter un public neuf, profitant des capacités matérielles de cette génération de consoles pour proposer une expérience visuelle inédite. Aujourd'hui, le titre reste toujours accessible sur PC via Steam ou Epic Games Store.

J'adore ce jeu qui s'est fait défoncer par la critique, et pour moins de 10€ sur Steam, je vous le conseille vraiment

Pendant des années, cet épisode est resté le seul jeu Prince of Persia, jusqu'à la sortie de Prince of Persia : Les Sables Oubliés et surtout de l'excellent Prince of Persia : The Lost Crown en 2024. Avec sa formule metroidvania, la francise est revenue sous un nouveau jour absolument glorieux au point de remporter du meilleur jeu de l'année lors de la cérémonie des Pégases 2025. Malheureusement, le jeu n'ayant pas connu de succès commercial, il y a peu de chances de voir une suite et de voir la franchise revenir dans les années à venir...