La sortie en salles de The Mandalorian and Grogu devait rimer avec argent jusqu’au cou. C’est pourtant un vers de mirliton que propose le retour de Star Wars sur grand écran. Un sacré échec commercial se dessine au box-office mondial pour le duo de mercenaires, la franchise historique de Lucasfilm se faisant mettre K.O par des productions indépendantes.
Telle est la triste voie du Mandalorien Din Djarin. Après sept années d'absence dans les salles obscures et une pléthore de séries sur Disney+, la saga intergalactique a vraisemblablement changé de fusil d’épaule.
Le pari est risqué : transposer sa formule de streaming à destination du cinéma. Malheureusement (ou heureusement pour le cinéma), les premiers bilans économiques de Disney en ce mois de mai 2026 ne sont pas dignes de Picsou. L'aura de Star Wars aurait-elle perdu de sa superbe ?
Le public français boude bébé Yoda
Les spectateurs de l'Hexagone ne se bousculent pas pour voir le Mandalorien. Malgré une première place conservée, c’est la douche froide pour la deuxième semaine d'exploitation de The Mandalorian and Grogu. Le long-métrage n'a attiré que 220681 spectateurs avec une baisse de plus de la moitié de sa fréquentation entre sa première et sa deuxième semaine.
Avec un cumul à environ 700000 entrées, ce retour fait bien pire que le spin-off Solo: A Star Wars Story, qui cumulait pourtant près de 900000 billets vendus au même stade en 2018. Désormais, atteindre la barre du million de spectateurs en fin de carrière ressemble de plus en plus à un rêve.
Pendant ce temps, d'autres productions ont explosé au box-office tricolore, comme le biopic Michael dédié à (vous l’aurez deviné) Michael Jackson, qui franchit le cap des 5 millions d'entrées.

Le public américain boude (aussi) bébé Yoda
Outre-Atlantique, la Force a également abandonné Grogu. Pour son deuxième week-end d'exploitation dans les salles nord-américaines, le film s'est écroulé en chutant de près de 70%, pour ne récolter que 25 millions de dollars sur ses 4300 écrans.
Cette baisse choquante relègue la production à la troisième place, derrière le phénomène Backrooms produit par A24 (81 millions de dollars au démarrage et pas encore sorti en France) et le super film d'horreur indépendant Obsession.

Avec un cumul domestique de 142,2 millions de dollars enregistré au début du mois de juin, le film s'apprête à devenir le tout premier projet en prises de vues réelles de l'histoire de la franchise à finir sa course sous le seuil des 200 millions de dollars aux États-Unis. Un sacré revers de sabre laser.
Un passé et un avenir déterminant
La stratégie de Disney est à revoir car le passage du streaming au grand écran montre ses limites. En effet, pensé initialement pour alimenter la plateforme Disney+, le long-métrage souffre techniquement de son héritage télévisuel narratif et de l'utilisation intensive des environnements virtuels StageCraft.
Côté finances, même si Disney a limité la casse avec un budget de production bas pour la franchise de 165 millions de dollars, le film doit amasser environ 450 millions de dollars à l'échelle internationale pour rembourser ses frais.
Le compteur mondial affiche actuellement 251,4 millions de dollars. Cette crise survient dans un climat de restructuration chez Lucasfilm, avec notamment le départ de la présidente Kathleen Kennedy en 2026. Le fardeau de redresser la barre revient désormais au duo Dave Filoni et Lynwen Brennan, qui joueront l'avenir cinématographique de la marque avec le film Star Wars: Starfighter prévu pour mai 2027.