Saros : Une Exclu PS5 Acclamée, Mais Destinée à Rester un Jeu de Niche

Titre original : Notée 18/20, c'est la meilleure exclu de la PS5, mais elle ne trouvera jamais son public

Il y a des jeux excellents qui se vendent malheureusement pas très bien, et cette exclu PS5 est dans ce cas. Elle ne trouvera malheureusement jamais son public !

La vie est faite de surprises, et dernièrement, Saros en fut une belle. J’avais pas accroché plus que ça à Returnal (le précédent jeu d’Housemarque), même si j’ai adoré le gameplay. Mais là, le studio finlandais a fait fort : les sensations, le scénario, même les graphismes. Saros est d’ailleurs l’une des rares exclusivités PS5 - avec Astro Bot et déjà Returnal à l’époque - qui n’impose pas de choisir un mode graphique. Même sur PS5 Fat, tous les potards sont à fond par défaut ! Le truc, c’est que le grand public ne verra jamais tout ça. Parce que Saros est condamné à rester un jeu d’initiés.

Prendre Saros sur PS5

La boucle est bouclée

Tout comme Returnal en 2021, Saros a subi la même “malédiction” quatre ans plus tard : l’idée d’un rogue-lite à gros budget ne résonne pas avec le public de la PS5 (c’est-à-dire le très grand public).

D’après Alinea Analytics, deux semaines après son lancement, le jeu d’Housemarque s’est vendu à 300.000 unités. C’est peu pour une exclu PlayStation first-party, et de toute évidence, c’est même plus lent que Returnal en son temps (560.000 exemplaires en deux mois et demi). En effet, comme le rappelle l’analyste Rhys Elliott, Returnal est sorti quelques mois après le lancement de la PS5, lorsqu’il y avait 8 millions de consoles en circulation. Saros, en revanche, avait pour lui un parc de 93 millions de PS5. À noter que le dernier jeu d’Housemarque est sorti dans un contexte beaucoup plus concurrentiel que son aîné, avec Crimson Desert, Pragmata et la version PS5 de Starfield dans les parages.

Notée 18/20, c'est la meilleure exclu de la PS5, mais elle ne trouvera jamais son public

Un triple-A “de niche” ?

Dans tous les cas, le résultat est le même : Saros comme Returnal restent des jeux de connaisseurs (à la différence de Returnal, Saros ne devrait pas avoir de protage PC, conformément à la nouvelle stratégie de Sony dévoilée par Jason Schreier).

Et ça, c’est très certainement lié au genre même des deux dernières productions de Housemarque : le rogue-lite. Un genre historiquement rattaché à la scène indépendante, à la suite de gros succès indés (The Binding of Isaac, Slay the Spire, Hades) et grâce à ses avantages - en tout cas sur le papier - en matière de développement : faire recommencer les mêmes niveaux en boucle, avec des modificateurs (pouvoirs, level design) pour renouveler régulièrement l’intérêt.

Notée 18/20, c'est la meilleure exclu de la PS5, mais elle ne trouvera jamais son public

Le truc, c’est que le rogue-lite triple-A, ça n’existe pas vraiment… Returnal était le premier à tenter le pari, ce qui ne veut pas dire que le genre est totalement absent des autres blockbusters. Souvent, c’est un DLC pour prolonger l’expérience : God of War Ragnarök a été malin avec l’add-on Valhalla, qui sert d’épilogue à l’aventure principale, mais on retrouve plus souvent des applications plus “littérales” du genre, comme avec le mode No Return de The Last of Us Part II Remastered ou la Course aux émeraudes de Donkey Kong Bananza.

Si vous voulez mon avis, il y a quelque chose d’assez incompatible entre un rogue-lite et les attentes du grand public au sujet des triples-A. L’aventure n’est pas spectaculaire de la même manière, la progression par l’échec peut rebuter. C’est malheureusement comme ça, mais je peux vous donner un conseil ? Jouez à Saros !