1666 : Amsterdam, le projet maudit du créateur d'Assassin's Creed enfin dévoilé lors du Summer Game Fest

Titre original : 1666 Amsterdam : on a joué au jeu du créateur d’Assassin’s Creed, nous sommes troublés…

L’une des arlésiennes les plus anciennes du jeu vidéo prendra fin en 2026. Le nouveau projet de Patrice Désilets - le créateur d’Assassin’s Creed, a profité du Summer Game Fest pour se révéler au monde entier avec une première bande-annonce, mais surtout une démo d’ores et déjà disponible sur Steam. Voici nos impressions sur le prologue de 1666 : Amsterdam.

Le Summer Game Fest ressuscite un projet maudit

Il aura fallu pas moins de 15 ans et de multiples rebondissements à Patrice Désilets pour faire de 1666 : Amsterdam une réalité. Après avoir quitté Ubisoft en juin 2010 pour désaccord créatif, il rejoint un an plus tard THQ afin de développer le jeu d’action-aventure qui nous intéresse aujourd’hui. Hélas, suite à la chute de l’éditeur, Ubisoft acquiert en 2013 les studios montréalais de THQ, ce qui mène à l’éviction de P. Désilets et à la mise au placard du projet.

En avril 2016, le créatif obtient finalement gain de cause et récupère les droits créatifs sur 1666 Amsterdam. Entre-temps, il crée Panache Digital Games avec lequel il réalise Ancestors : The Humankind Odyssey sorti en 2019. Depuis, les studios planchent sur 1666 : Amsterdam présenté pour la toute première fois lors du Summer Game Fest 2026, soit 15 ans après l’annonce initiale du jeu.

1666 Amsterdam : on a joué au jeu du créateur d’Assassin’s Creed, nous sommes troublés…

1666 : Amsterdam par le créateur d’Assassin’s Creed

Présenté comme un jeu d’action-aventure narratif à la troisième personne, 1666 : Amsterdam nous plonge dans une Amsterdam occulte et fantastique du XVIIe siècle. Le joueur y incarne Noa Brooklyn, connue sous le nom de La Perceptrice, élevée par les Zaindaris pour reprendre aux Originaux leurs pouvoirs surnaturels. Ces entités anciennes dissimulées derrière des visages humains en ont abusé pendant des siècles. L’expérience mêle exploration, enquête et affrontements occultes dans une Amsterdam de la Renaissance aux deux visages. Le cycle jour/nuit a une influence sur l'aventure.

Côté gameplay, le jeu mise sur la sorcellerie, l’enquête et différentes approches pour parvenir à nos fins. Il introduit aussi Aaron, venu de 1999, une âme humaine incarnée dans un chat, ouvrant une seconde perspective plus agile et féline à la quête de Noa. Entre dark fantasy, uchronie historique et récit ésotérique, 1666 : Amsterdam intrigue autant par son univers que par son développement chaotique.

1666 : Amsterdam sort en accès anticipé sur Steam d’ici fin 2026.

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Une démo Steam troublante

La démo de 1666 : Amsterdam mise à disposition sur Steam par Panache Digital Games est en réalité le prologue du jeu. D’une durée de 25 à 30 minutes selon le temps passé à scruter le moindre bout de décors, elle introduit le scénario, les principaux personnages (Noa Brooklyn, Aaron et leur fille Clio) ainsi que les trois époques auxquelles se passe le jeu : 1666, 1999 et le présent.

Réalisée sous Unreal Engine avec un soin certain apporté aux détails, la création de Patrice Désilets ne brille pas par ses prouesses techniques, mais compense sa dimension AA par une réelle ambition, une direction artistique ésotérique et une Amsterdam du XVIIe siècle qui en jettent un peu. Nous n’avons pas eu la chance de parcourir la ville au cours de cette (trop) courte session qui peut se résumer en quatre séquences : une cérémonie d'initiation avec Noa (1665), une rencontre à la bibliothèque avec Clio (présent), une nuit en amoureux avec Aaron (1999) et enfin la fin de la cérémonie d’initiation avec Aaron sous la forme d’un chat (1665).

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Si l’histoire est assez bien présentée, que ce soit au niveau des enjeux ou encore de la mise en scène, il est impossible de ne pas voir un parallèle (probablement assumé) avec la franchise phare d’Ubisoft. Monde ouvert, période historique (ici le 17e siècle), narration entre passé et présent, cibles à éliminer, etc. 1666 : Amsterdam est un “Assassin’s Creed occulte” qui n’est pas sans rappeler le projet Hexe toujours en développement.

Peu de gameplay à se mettre sous la dent en juin 2026. Il faut se contenter pour le moment des quelques combats rythmant la bande-annonce et les quelques actions demandées durant le prologue. La démo est bel et bien une aventure narrative avant d’être une expérience vidéoludique à part entière. Nul doute que le résultat final sera bien différent. L’accès anticipé de 1666 : Amsterdam devrait nous permettre d’obtenir quelques éléments de réponse.