Dernière surprise du State of Play du 5 juin, God of War : Laufey a marqué tout le monde par sa séquence de gameplay impressionnante. Mais après l’excitation de la découverte, je ne peux m’empêcher de rester sceptique car je redoute que Laufey ne fasse les mêmes faux espoirs que les deux précédents God of War.
On avait entendu des rumeurs pendant des mois, c'est maintenant une réalité : la PlayStation 5 va accueillir un nouveau God of War. Pour la première fois de la franchise, Kratos cède sa place à un nouveau presonnage : Laufey ou Faye que l'on a aperçu dans God of War (2018) et God of War : Ragnarok qui n'est autre que la femme de notre héros et la mère d'Atreus.
Durant 20 minutes à la fin du State of Play, God of War : Laufey a alterné cinématique et combat dans un rendu spectaculaire. Mais après l'excitation de la surprise, j'ai peur que le titre ne refasse les mêmes faux espoirs que les deux précédents épisodes et ce nouvel épisode semble jusque-là reproduire le même schéma...
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God of War, des boss impressionnants... qu'au début ?
Souvenez-vous. Que ce soit God of War ou Ragnarok, les deux jeux profitent d'une introduction absolument mémorable. Dans la première aventure nordique de Kratos, on se retrouve à affronter Baldur dans un combat épique que n'aurait pas renié Superman. Sa suite réussit même à monter d'un cran en nous offrant un duel contre Thor avec des plans iconiques comme la Hache Léviathan et Mjöllnir qui s'entrechoque, ou lorsque le Dieu de la foudre nous empêche de mourir en "annulant le Game Over" en relançant le coeur de Kratos grâce à ses pouvoirs. Clairement, Santa Monica sait soigner le début de ses jeux. En revanche, pour ce qui est de la fin...
Que ce soit God of War (2018) ou Ragnarok, on peut dresser le même constat : aucun autre combat de boss n'arrive à être aussi épique que le premier. En comparaison, les affrontements de boss font pale figure et aucun autre duel n'arrive à être aussi marquant dans le reste de l'aventure. Je me souviendrais toujours du Ragnarok que l'on vit à la fin du second jeu et qu'on nous tease depuis le premier... que l'on vit de loin alors qu'on croit discerner Thor en train d'affronter Jörmungand. Et ne me lancer pas sur le boss de fin de God of War : Ragnarok qui est tout sauf épique. Après avoir dit tout cela, vous commencez à comprendre quelles sont mes inquiétudes pour Laufey.
God of War Lafey, un début spectaculaire pour marquer les esprits
Durant le State of Play, cette séquence de 20 minutes de God of Laufey semblait nous présenter le début de l'aventure. Après tout, on commence par la mort du personnage dans God of War (2018) avant de la voir "revivre" dans l'Everywhen, une dimension où semblent coexister les dieux de différentes mythologies. Dans cette introduction, on voit déjà un premier combat impressionnant contre Begtsé, dieu de la guerre dans le bouddhisme tibétain. Clairement, cet affrontement est dans lignée de celui de Baldur et Thor contre Kratos des deux précédents jeux.
Compte tenu du parallèle, j'ai peur que Santa Monica est encore tout misé sur le premier boss pour nous en mettre plein les yeux et que les adversaires suivants ne soient pas à la hauteur. Et en même temps, difficile de jeter la pierre aux développeurs. S'ils soignent autant le début de leur jeu, ce qu'on appelle "First Hour Experience", c'est parce qu'ils savent très bien que les joueurs ne finissent plus leurs jeux. Alors, vu qu'ils ne verront pas le bout de l'aventure, autant les marquer dès le début avec une séquence spectaculaire pour qu'ils gardent un bon souvenir de leur court voyage, et peut-être pour qu'ils continuent d'acheter la suite...
Si je me réjouis que God of War : Laufey corrige déjà l'un des plus grands défauts des deux précédents God of War, j'espère que ces améliorations ne concerneront pas que le gameplay, mais également les combats boss pour qu'ils soient impressionnants du début... à la fin !