Aujourd’hui, s’enfiler un anime sur Netflix ou Crunchyroll, c’est devenu d’une facilité déconcertante. Pourtant, attention aux pièges ! Ce n’est pas parce qu’un anime est ultra-populaire et accessible en trois clics qu’il est forcément adapté pour faire vos premiers pas dans cet univers si particulier.
Le monde de la japanimation possède ses propres codes, ses genres bien ancrés et ses délires parfois très poussés. Si vous débarquez sans boussole, vous risquez de passer totalement à côté des blagues, de ne rien comprendre aux intrigues, ou pire, d’être complètement dégoûté par certains clichés. Pour vous éviter un faux départ monumental, on vous a décortiqué les pièges majeurs à éviter lors de vos visionnages.
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Les parodies et la déconstruction des codes culturels
Prenez le cas de Chainsaw Man ou de Konosuba. Si vous n’avez jamais regardé un "shonen" classique (histoire qui met en scène des adolescents qui gagnent en puissance au fil de l'aventure) ou un "isekai" (ces histoires où le héros est téléporté dans un monde fantastique), vous allez rater tout le second degré qui s’adresse généralement aux spectateurs aguerris. Au lieu d'apprécier la déconstruction des clichés, vous risquez juste de trouver le scénario bizarre ou décousu.
Chainsaw Man / Konosuba


Mieux vaut d'abord regarder des classiques plus traditionnels comme Demon Slayer ou My Hero Academia pour vous forger une culture de base solide, ce qui vous permettra ensuite de savourer pleinement ces détournements brillants et d'en apprécier toute la saveur. Pareil pour le légendaire Gintama ou le récent My Deer Friend Nokotan. Le premier est un chef-d'œuvre de la comédie, mais il passe son temps à faire des références ultra-précises et des blagues méta sur d'autres mangas cultes comme Dragon Ball ou One Piece.
De son côté, My Deer Friend Nokotan propose un humour purement absurde et un peu creux. C'est idéal pour un vétéran qui veut décompresser entre deux séries sérieuses, mais totalement déroutant pour un débutant qui cherche une histoire captivante avec des personnages profonds. En commençant par là, vous pourriez bêtement croire que la japanimation se résume à des dessins animés superficiels et sans aucun fond.

Le piège du fan service et des suites complexes
L’autre gros carton rouge pour les novices, c’est le "fan service", ces scènes ultra-sexy et clichées qui parsèment certains récits. Dans Food Wars!, les personnages se déshabillent carrément d'extase en goûtant des plats, tandis que High School of the Dead pousse le bouchon tellement loin que cela devient franchement malaisant. Pour quelqu’un qui ne connaît rien à ce milieu, ces excès peuvent donner une image totalement faussée et négative de toute la japanimation, vous laissant croire que tout le genre est hyper-sexualisé.
Même un shonen plus classique comme Fairy Tail abuse de ces artifices visuels gratuits. Les spectateurs expérimentés ont malgré tout appris à ignorer ces clichés pour se concentrer sur l'histoire, mais pour un premier contact, ce genre de contenu s'avère souvent être une immense barrière. Même problème pour Bleach: Thousand-Year Blood War. Visuellement, ça claque et l'animation est incroyable, mais l'histoire reprend exactement là où la série d'origine s'est arrêtée il y a des années, en balançant des centaines de personnages clés sans aucune explication. Vous seriez largué dès la première minute.
Bleach The Thousand-Year Blood War / Gurren Lagann


C'est le même piège avec le mythique Gurren Lagann : sa démesure totale et ses combats gigantesques de robots sont formidables, mais ils ne représentent absolument pas le genre "mecha" qui est d'ordinaire beaucoup plus terre à terre, comme la saga Gundam. Regarder cela en premier va fausser toutes vos attentes pour la suite de votre parcours, surtout que la série est bourrée de références à d'autres animes de mécha culte. Prenez plutôt le temps de poser des bases saines avec des séries plus simples et accessibles avant de vous attaquer à des gros morceaux.