L'audacieuse adaptation vidéoludique de "Les Dents de la mer" : Incarner le requin 20 ans après sa sortie

Titre original : Il y a 20 ans, cette adaptation en jeu vidéo du film culte de Steven Spielberg osait l'impensable

Il fait chaud ! En cette période de canicule, vous nous lisez peut-être chez vous, avec un ventilateur braqué sur la tête ou avec la clim à fond. Pourquoi n’iriez-vous pas plutôt piquer une tête dans une eau bien fraîche ? Peut-être que la peur de croiser un requin tueur vous en empêche. Si c’est le cas, c’est sûrement à cause de Steven Spielberg et de son film devenu culte : Les Dents de la mer.

Le requin le plus vorace de l’histoire

Si au moment d’aller plonger dans la mer, pendant vos vacances, vous regardez s’il n’y a pas un aileron à l’horizon, c’est sûrement à cause de Steven Spielberg et du film Les Dents de la mer. Lorsqu’il arrive dans les salles obscures en 1975, il éclabousse tout sur son passage. À la fois rythmé et sanglant, il impressionne des millions de spectateurs.

Le long-métrage devient le premier film de l'histoire à dépasser les 100 millions de dollars de recettes aux États-Unis. Avec un budget estimé sous la barre des 10 millions de dollars, le film en a rapporté plus de 476 millions au box-office mondial. Il nourrira également une haine anti-requin dans le monde que le célèbre réalisateur regrette aujourd’hui.

Il y a 20 ans, cette adaptation en jeu vidéo du film culte de Steven Spielberg osait l'impensable

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Le film de Steven Spielberg qui devient manga, jeu de société, jeu vidéo

Forcément, qui dit énorme succès hollywoodien, dit adaptations diverses et variées. Jouets, mangas, jeux de société et bien sûr jeux vidéo, la franchise n’est pas restée cantonnée aux écrans géants des cinémas. En ce qui concerne le monde vidéoludique, Les Dents de la mer a connu différentes adaptations sur nos consoles, PC et micro-ordinateurs.

Dans les années 1980, peu importe la forme qu’elles prennent, ces adaptations proposent un objectif principal à peu près identique : il faut se débarrasser d’un maximum de requins ! Quoi de plus normal dans un jeu estampillé Les Dents de la mer, n'est-ce pas ? Cependant, en 2006, une nouvelle adaptation va oser changer le point de vue. Adieu les humains, vive les requins !

Il y a 20 ans, cette adaptation en jeu vidéo du film culte de Steven Spielberg osait l'impensable

Les Dents de la mer : qu’il est bon d’être méchant !

Sorti sur PC, PlayStation 2 et Xbox, Les Dents de la Mer (ou Jaws Unleashed en VO) se permet de faire tout l’inverse de ce que nous vend habituellement la franchise. Ici, il ne faut pas tuer les requins afin de sauver les pauvres nageurs. Non, le joueur dirige le grand requin blanc et doit semer le chaos autour d'Amity Island !

Le grand méchant du titre s’appelle Steven Shaw, le patron d’une société de construction, EnvironPlus. Suite à un contrat signé avec un maire qui espère voir les prix de l’immobilier augmenter, Shaw commence à installer des édifices partout. L’objectif principal du jeu consiste à détruire toutes les constructions du groupe, mais aussi de croquer quelques humains qui se trouvent dans les environs.

Il y a 20 ans, cette adaptation en jeu vidéo du film culte de Steven Spielberg osait l'impensable

Un des “pires jeux” de 2006 qui laisse des traces

Ce drôle de pari de nous mettre dans la peau du “monstre” qui déchiquette tout le monde dans le film a-t-il été récompensé ? Pas vraiment. Malgré le point de vue audacieux, le soft ne récolte qu’un 55% sur Metacritic. Beaucoup de choses lui sont reprochées, mais c’est surtout la maniabilité du requin qui est pointée du doigt. Nous lui avions donné un 12/20 dans nos colonnes, tandis que GameSpot l’a classé dans sa liste des “pires jeux” de 2006.

Depuis, un autre jeu Dents de la mer est sorti sur Wii et 3DS avec Jaws : Ultimate Predator, en 2012, où l'on incarne encore le prédateur. L’idée de contrôler le méchant requin qui fait le cirque s'est même aventurée ailleurs que dans des jeux Jaws. Nous l’avons revue dans les jeux Hungry shark (2010) puis dans Maneater (2020). Comme quoi, certaines (bonnes) idées ont la peau plus dure que celle d’un grand blanc !