Retour sur une publicité surréaliste des années 90 : Link de Zelda vante les mérites d'une boisson gazeuse

Titre original : Ce serait impossible en 2026, mais dans les années 90, Link faisait de la publicité pour une marque de jus d'orange

Imaginez un instant le choc. Vous lancez le tout dernier jeu vidéo à la mode, et paf, votre héros préféré s’arrête net pour s’enfiler un soda bien frais. Ça paraît complètement fou, n’est-ce pas ? Pourtant, dans les années 90, c’était la fête de la pub décomplexée.

En 1998, la Nintendo 64 révolutionne le monde du jeu vidéo avec The Legend of Zelda : Ocarina of Time. Le titre est ultra attendu, et la hype est à son paroxysme. C'est le moment précis que choisit la marque de soda Mirinda, une filiale de PepsiCo très populaire à l’époque, pour frapper un grand coup marketing. Les écrans de télévision sont alors envahis par un spot publicitaire complètement surréaliste qui mélange l'univers médiéval-fantastique d'Hyrule avec du pur marketing de supermarché.

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La publicité en elle-même est un joyeux n'importe quoi visuel. On y voit un joueur, manette en main, totalement absorbé par sa session de jeu sur sa télé à tube cathodique. Soudain, à l’écran, Link s’arrête en plein milieu de sa quête épique. Il ne cherche plus la Triforce, non, le voilà qui brandit une canette de Mirinda orange ultra flashy. C'est l'époque de la 3D balbutiante, les graphismes piquent un peu les yeux, mais le message est clair : même les plus grands guerriers ont besoin d'une pause sucrée.

Ce qui rend ce spot si particulier, c'est ce décalage de ton. On ne vend pas juste un jeu avec une image de marque, on intègre directement le produit dans l'ADN du jeu, ou du moins dans sa mise en scène de promotion. Cette audace marketing montre à quel point Nintendo tâtonnait encore sur la gestion de ses propres icônes culturelles. On traitait un monument du jeu vidéo avec la même légèreté qu'un dessin animé, sans aucun respect pour la cohérence de l'univers d'Hyrule.


Une époque révolue pour le marketing du jeu vidéo

En 2026, un tel spot provoquerait un bad buzz immédiat sur les réseaux sociaux. Les joueurs sont devenus extrêmement protecteurs envers la cohérence artistique et narrative de leurs franchises préférées. Nintendo verrouille totalement sa communication, traite ses licences comme des œuvres d’art intouchables et surveille son image de marque de façon quasi militaire. Voir Link faire la promotion d'une boisson gazeuse ultra sucrée irait à l'encontre de toute la stratégie moderne de l’entreprise, qui mise désormais sur le prestige, le respect de son lore et des messages beaucoup plus lisses et universels.

Ce serait impossible en 2026, mais dans les années 90, Link faisait de la publicité pour une marque de jus d'orange

De plus, les réglementations autour de la publicité pour la malbouffe et les boissons sucrées visant les mineurs se sont drastiquement durcies au fil des années. Associer un personnage aussi adoré par les enfants à un soda plein de sucre poserait d'immenses barrières éthiques et légales de nos jours. Les studios de développement et les éditeurs préfèrent largement des partenariats plus discrets, comme des skins cosmétiques ou des collaborations de haute couture, plutôt que du placement de produit aussi frontal.