Cette semaine fut importante pour les fans de GTA, puisque son sixième épisode est enfin être disponible à la pré-commande. Mais bien avant que GTA 6 n’arrive, il faut savoir que la licence elle-même n’aurait en fait jamais dû exister…
Avant de devenir GTA, il y avait Race’n’Chase
Que vous soyez vous-même amateur de la licence ou non, vous connaissez forcément Grand Theft Auto. Il faut dire que, même dans le monde des non-joueurs, cette saga est tellement populaire qu’il est difficile de ne jamais en avoir entendu parler. Mais alors que tout le monde attend Grand Theft Auto VI avec impatience, il serait intéressant de revenir sur l’origine du tout premier jeu de cette saga. Et croyez-le ou non, mais elle n’aurait en fait jamais dû exister.

Au moment de son développement, le premier GTA ne s’appelait en effet pas du tout comme ça, et n’avait pas du tout les mêmes intentions. Il était alors développé par DMA Design dans un studio situé au-dessus d’un restaurant à fish and chips à Dundee, en Ecosse… et autant dire que cela ne se passait pas très bien. S’ils avaient de grosses ambitions, les développeurs de chez DMA Design n’étaient pas vraiment en capacité de les atteindre et enchaînaient surtout les deadlines non respectées (une tradition qu’ils n’ont finalement pas perdue avec le temps).
A l’époque, le jeu s’appelait Race’n’Chase, et il n’avait pas grand-chose à voir avec GTA à part son point de vue zénithal et le fait qu’il soit centré autour de la conduite de voitures en milieu urbain. Le joueur devait ainsi incarner une voiture de police et arrêter une voiture de criminels, ou l’inverse selon ses préférences. Et si les développeurs avaient continué sur cette voie, alors Grand Theft Auto n’aurait sûrement jamais existé.
Rockstar a très vite compris ce qui ferait le succès de son jeu
Mais finalement, c’est une erreur opportune qui est venue complètement chambouler l’histoire. En effet, pendant le développement de Race’n’Chase, un bug de pathfinding a drastiquement transformé le comportement de la police. Plutôt que de chercher à arrêter les criminels, les policiers devenaient des fous du volant et fonçaient sur la voiture du joueur, quitte à la détruire elle et toutes les autres sur leur chemin. Et contre toute intention des développeurs… c’était beaucoup plus drôle comme ça. Plutôt que de s’entêter à faire leur jeu d’origine, les développeurs de DMA Design ont donc choisi d’embrasser ce changement et ont transformé Race’n’Chase en Grand Theft Auto.

A partir de là, DMA Design a compris que s’ils voulaient vendre un jeu où on incarne un criminel échappant à la police, il fallait y aller à fond. Ils ont ainsi engagé Max Clifford pour gérer leur communication, et ce dernier a tout simplement choisi de créer un scandale autour du jeu. En faisant fuiter délibérément quelques éléments violents de Grand Theft Auto dans la presse people et dans la boîte postale de quelques politiciens britanniques conservateurs, le jeu est instantanément devenu la cible d’une partie de la population… et le jeu interdit à absolument essayer pour les adolescents et autres joueurs rebelles.

Résultat, Grand Theft Auto a eu droit à la meilleure publicité possible pour un prix dérisoire et le premier jeu s’est vendu à 3 millions de copies en 3 ans, ce qui n’était clairement pas commun à l’époque. Aujourd’hui, 29 ans plus tard, DMA Design est désormais connu sous le nom de Rockstar North, et l’entreprise fait partie des développeurs les plus appréciés et respectés de toute l’industrie. Grand Theft Auto VI est quant à lui attendu pour une sortie le 19 novembre prochain sur PlayStation 5 et Xbox Series.