Comment un simple chewing-gum a permis de contourner la sécurité de la PlayStation 1

Titre original : Il y a 32 ans, un simple chewing‑gum a failli terrasser la PlayStation

La Playstation a beau avoir bientôt 32 ans, la console de Sony était déjà parée pour contrer les pirates. Mais c’était sans compter sur l’ingéniosité des joueurs qui ont trouvé un moyen de contourner la sécurité de la machine avec… un simple chewing-gum

La PS1 et la révolution CD-ROM

En son temps, la PS1 était un petit bijou technologique. Première console de Sony qui vient marcher sur les plates-bandes de Nintendo, la PS1 met très peu de temps à s'imposer auprès des joueurs et va permettre à l'entreprise nippone de s'imposer pérennement sur le marché du jeu vidéo, en optant notamment pour le CD-ROM au détriment des cartouches. Une petite révolution technique qui offre un stockage bien plus important et qui permet alors de profiter pleinement de la technologie 3D.

Le problème, c'est que ce support est aussi particulièrement facile à dupliquer. Un vrai problème en son temps, contre lequel Sony tente de lutter en dotant sa console d'une sécurité logicielle supplémentaire. Le principe est assez simple : lors de la phase de boot, la lentille de la PlayStation lit une zone spécifique du disque contenant un code de licence unique, propre aux jeux officiels. Si le code est détecté, le jeu se lance. S’il s'agit d'une copie gravée, le système bloque la lecture. Imparable sur le papier. Sauf que les ingénieurs de Sony ont fait une erreur fatale : la console ne vérifie l'authenticité du disque qu'une seule fois, précisément au moment du démarrage.

Voir PS5 Pro sur Fnac

Il y a 32 ans, un simple chewing‑gum a failli terrasser la PlayStation

Un chewing-gum pour faire trembler la PS1

Il n'a pas fallu longtemps aux joueurs et aux bidouilleurs de l'époque pour repérer cette faille. Mais pour exploiter ce défaut, il fallait pouvoir changer de disque à la volée, c’est-à-dire ouvrir le capot de la console pendant que le moteur tournait, sans que celle-ci ne réinitialise le système ou ne coupe l'alimentation du moteur de lecture.

C'est là qu'intervient l'arme secrète pirates en herbe : le chewing-gum. La PlayStation détectait l'ouverture de son capot grâce à un petit interrupteur mécanique situé à l'arrière du lecteur de disque. En ouvrant le capot et en bloquant fermement ce capteur à l’aide d’un morceau de chewing-gum bien placé, la console restait persuadée que le couvercle était fermé en permanence. Dès lors, il suffisait donc de changer rapidement de disque en insérant le CD gravé juste après avoir utilisé un CD officiel. N'y voyant que du feu, la console chargeait alors normalement la copie pirate, sans se soucier de l'authentifier une fois de plus. Particulièrement populaire à l'époque, cette technique a rapidement été repérée par Sony, qui a corrigé ce défaut sur les versions ultérieures de sa machine. Elle n'en demeure pas moins un souvenir tendre pour les joueurs les plus âgés qui ont connu les débuts de la PS1.