Attrapez-les tous ! Il l’a fait. Nick Johnson, un Américain (plus précisément un New-Yorkais) a, en 2016, pris l’adage de la saga Pokémon au pied de la lettre, en capturant sur Pokémon Go les 142 Pokémon capturables sur le territoire américain. Prêt à tout pour terminer le jeu, il s’est fixé un objectif plus grand encore, peu importe les moyens.
Vous souvenez-vous (en vrai, qui a oublié ce jeu ?) du monstrueux succès qu’à connu Pokémon GO à l’été 2016 ? Nick Johnson s’en souviendra longtemps, lui. Le principe du jeu mobile était d’attraper le plus de Pokémon possibles, mais en marchant réellement cette fois. Pas question de rester derrière la DS et avoir seulement des crampes aux pouces.
Le défi fou de compléter le Pokédex américain
Cet Américain s’est lancé le défi de devenir le meilleur dresseur et de compléter le jeu. Tenu ! Il a accompli cet exploit seulement deux semaines suivant la sortie du carton Pokémon Go à l’été 2016. Non sans peine !
En y jouant et marchant jusqu'à cinq heures du matin, après le travail et 50 heures par semaine, il a rapidement fondu aussi vite qu’un Sorbébé sous canicule… et perdu cinq kilos. Le petit monstre qui lui a donné le plus de fil à retordre était Porygon : le joueur affirme avoir carrément monopolisé un Uber et roulé jusque dans l’Etat voisin pour le traquer.
152 kilomètres à pied, 303 œufs éclos et 4 269 Pokémon attrapés plus tard, il a atteint les 142 disponibles aux USA. Problème : d’après le Pokédex de la première génération sur lequel est basé le jeu mobile, il y a au total 151 Pokémon. Six n’étaient pas encore disponibles à l’époque, et trois sont exclusifs à certains continents. Monsieur Mime, exclusif à l’Europe, Canarticho pour l’Asie de l’Est et Kangourex du continent Océanien.

Il a posté son palmarès des 145 pokémon attrapés sur Reddit, en ajoutant l’air de rien qu’il tenait réellement à compléter son Pokédex. De fil en aiguille, l'histoire a fait un peu parler d’elle et a atteint les oreilles d’Expedia et des hôtels Mariott. Les entreprises ont décidé de lui offrir les voyages et nuits d’hôtels afin qu’il puisse achever sa quête des 151.
Un tour du monde pour attraper les Pokémon exclusifs
Les voyages ne duraient que 24h par destination, mais il expliquait compter sur les communautés Pokémon Go locales pour l’aider dans sa quête et attraper LE Pokémon manquant.
Sa copine (dont il n’hésitait pas à taxer le smartphone afin de l’utiliser comme radar) et lui se sont donc envolés pour un tour du monde un peu particulier, à défaut de voyager réellement entre Kanto, Johto et autres Galar.
Au commencement, il s’est envolé pour l’Europe (à Paris) afin d’attraper Monsieur Mime, exclusif au continent, ce qui lui a pris le deuxième jour. Le troisième et quatrième jour, il était sur Hong Kong et cherchait Canarticho. Le sixième jour, il s’est déplacé sur l’Australie pour capturer son endémique Kangourex. Ainsi fut achevé le Pokédex original du jeu mobile Pokémon. Alors le septième jour, Nick et sa copine se reposèrent à Tokyo quelques jours.
Parmi les conseils de Johnson prodigués à ceux qui souhaitent l’imiter : une bonne paire de chaussures ! Il lui arrivait de parcourir jusqu'à 13 kilomètres quotidiennement. Et souvent en courant.
Dans cette histoire, c’est donc autant le résultat qui compte que le chemin parcouru. La récompense ? Être le meilleur dresseur, ce que nous avons tous eu un peu envie d'être un jour.