Croyez-le ou non, mais l’annonce de la fin du format physique chez PlayStation fait plaisir à certaines personnes.
C’est l’annonce choc de la semaine : Sony va arrêter la production de disques à partir de janvier 2028, et ce pour tous les nouveaux jeux PlayStation (exclusivités comme productions tierces). Évidemment, pour les joueurs attachés au physique, c’est un coup dur : après cette date, les nouveaux titres PS5 et PS6 auront peut-être encore des boîtes en magasin, mais à l’intérieur, on trouvera un code, pas un disque (comme pour GTA 6). Cependant, il y a certaines personnes qui se réjouissent de la nouvelle…
La fin du format physique : les actionnaires se réjouissent
Ces personnes, ce sont les actionnaires ! Comme vous pouvez le voir, l’action du groupe Sony (qui comprend donc PlayStation) est en hausse depuis le 1er juillet, date à laquelle la firme a annoncé la fin de la production de disques.
Cours de la bourse japonaise de Sony

Pourquoi ? Parce qu’avec ce move, PlayStation va améliorer ses marges ! Pour l’entreprise japonaise, au-delà des coûts liés à la fabrication de disques, vendre un jeu sur le PS Store lui rapporte plus que de vendre un jeu en magasin, que ce soit pour un jeu tiers ou une exclusivité.
Sur le PS Store, on oublie notamment la marge de la boutique partenaire : dans le cas d’un jeu tiers, Sony touche son habituelle commission de 30% (le reste va dans la poche de l’éditeur), et dans le cas d’une exclusivité, quasiment l’intégralité du prix de vente lui revient.
Serkan Toto, PDG de la société de conseil Kantan Games, estime ainsi que PlayStation gagne environ 54% de plus en vendant une exclusivité sur le PS Store plutôt qu’en boutique, et deux fois plus - on passe de 10,5 $ à 21 $ - dans le cas d’un jeu tiers (exemple
Vous multipliez ça par tous les jeux vendus sur PlayStation (317,9 millions de titres PS4-PS5 sur la dernière année fiscale, dont 32 millions d’exclusivités), et vous comprendrez pourquoi les actionnaires sont heureux.
Une autre raison intéressante
Le site Investing.com évoque une autre raison : une déclaration récente d’Hideaki Nishino, PDG de PlayStation. “Il n’est pas réaliste pour nous d’absorber toutes les hausses de coûts des composants”, sous-entendant que Sony ne vendra pas sa PS6 à perte, sans faire de bénéfices (comme ce fut le cas pour la PS2, PS3, PS4 et PS5 à leur lancement). Ce qui veut aussi dire que la prochaine console de Sony risque de coûter cher.
“Ce message de discipline tarifaire, combiné à l’annonce de la transition numérique, a renforcé la confiance dans la capacité de Sony à améliorer ses marges à moyen terme”, estime Investing.com. Sur la bourse japonaise, le cours de l’action du groupe a réalisé un pic le 2 juillet à 9h30, et un second le lendemain, à la même heure.