Alors que les précommandes de GTA 6 viennent d’être lancées, 8 pays ont été mis de côté. Le jeu le plus attendu de ces dix dernières décennies n’y sortira tout simplement pas.
Une liste noire dévoilée par Sony et Rockstar
Alors que les précommandes de GTA 6 battent des records, le couperet est tombé pour plusieurs régions du globe.
La mauvaise surprise est venue directement des canaux officiels de distribution numérique. En épluchant la foire aux questions dédiée à l'abonnement GTA+ sur la boutique de Sony, on peut y trouver la liste des territoires exclus des festivités.
Huit pays se retrouvent ainsi sur la touche : la Chine, la Fédération de Russie, Taïwan, le Koweït, le Bahreïn, Oman, le Qatar et le Liban. Pour les joueurs de ces pays, l'accès à la version numérique officielle sera purement et simplement bloqué sur les boutiques locales.
La pilule est d'autant plus amère que les précommandes viennent à peine d’être lancées. Si les tarifs affichent 79 dollars pour la mouture standard et 99 dollars pour la version Ultime, les résidents de ces zones géographiques ne pourront pas sortir leur carte bleue.
Il faudra ruser pour arpenter Vice City, notamment en se tournant vers la création de profils PSN domiciliés à l'étranger ou via l'importation, même si les rumeurs d'une distribution uniquement dématérialisée ou sans disque physique à l'intérieur de la boîte risquent de compliquer sérieusement la tâche des acheteurs.
La censure, une vieille habitude pour la franchise
Ce scénario est loin d’être nouveau pour Rockstar Games vu que depuis ses tous premiers opus, la saga Grand Theft Auto s'est régulièrement pris les pieds dans le tapis des législations en raison de sa violence débridée, de ses dialogues crus ou de ses représentations de la criminalité. Si aucun motif officiel n'a encore été formulé par le studio, le passif de la franchise parle pour lui et explique grandement cette mise à l'écart.
Les précédents ne manquent pas dans l'histoire récente de la licence. On se rappelle par exemple qu'en 2019, l'ouverture du casino virtuel dans GTA Online avait provoqué des réactions massives. Si bien que le contenu lié aux jeux d'argent avait été désactivé dans des dizaines de pays pour ne pas enfreindre les lois nationales strictes sur les paris et l'argent réel. Pour ce nouvel opus, les thématiques explosives habituelles combinées à des exigences locales toujours plus conservatrices semblent avoir poussé Rockstar à couper court à toute négociation.
D'autres nations vont même encore plus loin dans la démarche prohibitive. C'est le cas du Tadjikistan qui, dès 2024, avait pris les devants en bannissant de manière préventive l'intégralité de la franchise aux côtés d'autres titres compétitifs comme Counter-Strike. Les autorités justifiaient alors cette décision radicale en affirmant que ces œuvres vidéoludiques propageaient des incitations au meurtre et au vol, exerçant ainsi une influence jugée néfaste sur la jeunesse locale.
L'intégrité créative face au pragmatisme commercial
Ce choix stratégique de distribution souligne une philosophie éditoriale forte de la part de Take-Two et de ses équipes. Plutôt que de s'épuiser à concevoir des versions édulcorées, censurées et amputées de leur substance pour satisfaire chaque gouvernement, la firme préfère assumer un manque à gagner financier.
À l'ère du tout-numérique, la mise en place de ces barrières virtuelles pose néanmoins des questions sur leur efficacité réelle. Les joueurs les plus déterminés trouveront inévitablement des parades techniques entre l'usage de réseaux privés virtuels (VPN) ou le troc de comptes étrangers.
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