Il avait promis qu’il reviendrait, et il tient parole. 35 ans après avoir marqué le cinéma de science-fiction, Terminator 2 : Le Jugement Dernier s’offre une nouvelle sortie en salle dans une version restaurée pensée pour les écrans les plus grands.
En 1991, James Cameron ne se contentait pas de donner une suite à Terminator. Il faisait exploser les limites du blockbuster avec des effets spéciaux alors jamais vus, des courses-poursuites et répliques devenues cultes, et un méchant capable de se liquéfier sous les yeux du public. Le T-800 va donc reprendre du service dans les salles françaises le 2 septembre, pour une ressortie mondiale qui ne mise pas seulement sur la nostalgie.
Le retour à une date symbolique pour Terminator 2
Cette ressortie n’a pas été calée au hasard. Aux États-Unis, Terminator 2 : Le Jugement Dernier sera projeté à partir du 28 août, soit la veille dudit « Jugement Dernier ». Car dans l’univers imaginé par James Cameron, le 29 août 2026 correspond au jour où Skynet, intelligence artificielle et principal antagoniste de la saga, déclenche une guerre nucléaire contre l’humanité.
Le rendez-vous du T-800 avec le public français est fixé au 2 septembre. Une date qui permettra de revoir le film dans des conditions bien différentes de celles d’un écran de télévision. Studiocanal organise cette opération avec Fathom Entertainment et Rialto Pictures, distributeurs respectivement spécialisés dans le cinéma « évènementiel » et patrimonial, chargés de la ressortie en salles.

Le long-métrage sera proposé dans une restauration 4K, avec une version RealD 3D qui s’appuie sur la restauration et conversion 3D réalisée par Studiocanal en 2017. Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle suite, ni d’un montage inédit. Le but est plutôt de célébrer et faire découvrir un film conçu dès le départ pour les salles obscures, avec une ampleur visuelle et sonore difficile à retrouver chez soi :
Terminator 2 a été conçu pour les salles de cinéma, et notre version 3D, préparée avec le plus grand soin et de retour sur grand écran, est sans aucun doute la meilleure façon de découvrir le film. - James Cameron, via Studiocanal
«- Qui t’a envoyé ? - Toi. Trente-cinq après maintenant »
Sorti en 1991, Terminator 2 avait aussi réussi une évolution majeure par rapport au premier épisode. Le Terminator (Arnold Schwarzenegger) n’était plus le tueur implacable envoyé pour éliminer Sarah Connor (Linda Hamilton) : il devenait cette fois le protecteur de John Connor (Edward Furlong), futur chef de la résistance humaine. Une inversion simple sur le papier, mais qui donnait au film une dimension plus émotionnelle que son prédécesseur.
Si Terminator 2 reste aussi populaire, ce n’est pas uniquement grâce à ses répliques cultes ou à ses explosions. Le film avait surtout frappé les spectateurs avec le T-1000, incarné par Robert Patrick. Cet assassin venu du futur, composé de métal liquide, pouvait changer de forme, traverser des barreaux ou se reconstituer après avoir été touché.

À l’époque, ces effets visuels avaient marqué un tournant. Le film mêlait maquettes, animatroniques et images de synthèse avec une fluidité rare pour le début des années 1990. Il avait d’ailleurs remporté quatre Oscars, dont celui des meilleurs effets visuels. 35 ans plus tard, le T-1000 conserve une présence beaucoup plus inquiétante que nombre de créatures numériques récentes.
Le retour en salle permettra aussi de mesurer à quel point le scénario reste actuel. Entre la peur d’une intelligence artificielle qui échappe à ses créateurs, l’angoisse nucléaire et la question de l’avenir laissé aux générations suivantes, Terminator 2 parle encore à une époque obsédée par les machines intelligentes. James Cameron lui-même résume cette ressortie avec humour : les gentils finissent par gagner contre la superintelligence artificielle.

Le message reste peut-être naïf, mais il explique aussi pourquoi le film continue de fonctionner. Derrière le métal, les fusils et les explosions, Terminator 2 raconte surtout la possibilité de changer un futur qui semblait écrit d’avance. 35 ans après, Terminator 2 n’a donc pas vraiment vieilli. Il attend simplement de retrouver un écran assez grand pour rappeler pourquoi il est devenu l’un des monuments du cinéma d’action.