En raison d’un durcissement des règles de classification européenne ciblant les loot boxes, EA Sports FC 27 s’apprête à faire un bond de PEGI 3 à PEGI 16. Un changement de logo en apparence anodin qui risque de verrouiller l’accès au jeu chez de nombreux jeunes joueurs.
Le couperet des microtransactions aléatoires
Ce bond spectaculaire de PEGI 3 à PEGI 16 ne découle ni d'une hausse soudaine de la violence sur le terrain, ni d'un changement de ton dans la modélisation des tacles glissés. Le motif repose exclusivement sur la présence de mécaniques de récompenses aléatoires payables en argent réel. Le très lucratif mode Ultimate Team, dans lequel l'ouverture de packs s'apparente à une loterie, se retrouve, une fois de plus, au cœur des problèmes.
Les nouvelles directives européennes redressent les exigences sur plusieurs pratiques de monétisation et d'engagement :
| Nouveau seuil PEGI | |
| Rendez-vous réguliers (sans pénalité) | PEGI 7 |
| Pression temporelle / Offres limitées | PEGI 12 |
| Pénalité d'absence (perte de progression) | PEGI 12 |
| Objets aléatoires payants (loot boxes) | PEGI 16 (ou 18 selon cas) |
| Intégration de NFT / Blockchain | PEGI 18 |
| Communication en ligne non modérée | PEGI 18 |
Un blocage automatique
Si une pastille PEGI n'a pas valeur de loi prohibitive à la caisse des magasins dans la majorité des pays européens, l'impact sur le « terrain » risque d’être tout autre. Au-delà des hésitations des parents en rayon ou des consignes appliquées par certaines enseignes de distribution, c'est du côté du matériel que le piège risque de se refermer.
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Les écosystèmes modernes intègrent désormais des paramètres de sécurité très stricts. Sur Xbox par exemple, le contrôle parental s'appuie directement sur l'indice PEGI pour autoriser ou bloquer le lancement d'un titre. Un profil configuré pour un enfant de 12 ans refusera automatiquement de démarrer un jeu PEGI 16. Pour une licence drainant des dizaines de millions de très jeunes joueurs, la mise en place automatique de ce filtre risque de créer de gros problèmes.
Un changement pour toute l'industrie
Les mécanismes de loot boxes font face depuis plusieurs saisons à des critiques assidues de la part d'associations de consommateurs et de gouvernements, qui dénoncent leur proximité avec les jeux d'argent. Si Electronic Arts ne retouche pas la formule de ses célèbres paquets de cartes, ce coup de vis de l'organisme PEGI marque un virage réglementaire d'envergure.
La franchise d'EA ouvre le bal, mais elle ne restera pas un cas isolé. L'ensemble des productions intégrant des pochettes surprises payantes, des jeux de sport concurrents aux titres free-to-play populaires, devront s'adapter à cette nouvelle norme dans les prochains mois.